13
Jan
La séance du jour sera probablement marquée par les chiffres de la balance commerciale chinoise. En Asie, les places boursières ont clôturé en ordre dispersé. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 2,88 % à 17 715,63 points grâce aux chiffres du commerce extérieur chinois supérieurs aux attentes. En Chine, les bourses ont de nouveau chuté malgré un Yuan stable. En effet, des doutes persistent sur la capacité des autorités à restaurer le calme sur les marchés et la confiance dans l’économie. En Europe, nous prendrons connaissance à 11h des chiffres de la production industrielle en zone euro pour le mois de novembre. Du côté des États-Unis, nous assisterons à 16h30 à la publication des stocks de pétrole et du Livre Beige de la Fed à 20h.
À consommer avec modération…
Comme évoqué en introduction, la balance commerciale chinoise a fait état d’un excédent de 7 milliards de dollars à 60,09 milliards de dollars. Cependant, d’après l’administration des douanes chinoises, les exportations ont diminué de 1,4 % par rapport au mois de décembre 2014. Concernant les importations, celles-ci ont aussi baissé de 7,6 % en décembre. Par ailleurs, la PBoC a relevé pour la quatrième fois (en quatre jours) le cours pivot du Yuan à 6,5630 pour un dollar. En Europe, la chute des cours du pétrole ont un impact significatif sur les objectifs de la BCE. En effet, Peter Praet, chef économiste de la BCE a indiqué que malgré les répercussions négatives de la chute des cours pétroliers sur l’inflation, « Il faut poursuivre notre objectif, surtout lorsque les temps sont durs ».
Sur le front des valeurs, à l’image des entreprises du secteur pétrolier, British Petroleum (BP) a annoncé un programme de restructuration de 3,5 milliards de dollars. En effet, le groupe pétrolier et gazier va supprimer 4 000 postes, soit 5% de ses effectifs dans la branche exploration et production pétrolière. Bien sûr, la situation actuelle contraint les géants du secteur à réduire leurs investissements et à se restructurer. Pour rappel, les cours du pétrole évoluent sur des plus bas de 12 ans, à environ 30$ le baril. Enfin, d’un point de vue technique, le titre a perdu 40% de sa valeur depuis juin 2014 et reste orienté à la baisse. Pour conclure, nous avons un biais baissier sur l’action et pensons que celle-ci pourrait retrouver son niveau de juin 2010 à 2,98 livres sterling.
Au chapitre des matières premières, malgré un contexte catastrophique pour les pays producteurs et exportateurs de pétrole. L’OPEP a décidé de ne pas convoquer de réunion d’urgence. Toutefois, les voix dissidentes se font de plus insistantes car Emmanuel Ibe Kachikwu, ministre nigérian de l’Énergie, a déclaré lors d’une conférence à Abou Dhabi que « Nous avions dit que si le prix atteignait 35 dollars le baril, nous commencerions à examiner la convocation d’une réunion extraordinaire ». Évidemment, pour le Nigeria il est primordial que le cartel intervienne malgré le fait que l’OPEP ne « représente que 30 à 35% de la réalité du marché pétrolier » d’après M.Kachikwu.
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05
Nov
Explosion de volatilité sur les indices occidentaux. La prudence sera de mise en attendant les différents discours des présidents de banques centrales aujourd’hui. Le calendrier économique est à nouveau chargé et beaucoup d’éléments seront à surveiller tout au long de la séance, comme hier. Avant toute chose, rappelons à nouveau que les NFP US seront diffusées demain, à 14h30, en complément avec le rapport ADP dévoilé hier. La tension restera donc palpable en cette fin de semaine, d’autant que les axes contextuels (Volkswagen, enjeux géopolitiques, valeur du dollar) s’accumulent, en parallèle du dossier majeur de politique monétaire qui devrait dominer la séance. Nous vous appelons clairement à la prudence. Décryptage.
Appel à la prudence
Non seulement le contexte est périlleux, mais surtout : la séance sera marquée par une salve de publications d’entreprises pour le troisième trimestre 2015. La saison des résultats est en effet toujours d’actualité. Les propos de Janet Yellen (tenus hier) témoignent, à nouveau, de sa volonté de rehausser les taux américains en décembre prochain. La décision est évidemment partagée sur l’ensemble des banquiers centraux américains mais alors que les prises de paroles de ceux-ci se multiplient, les marchés sont tiraillés au sein d’un immense bras de fer. Toute évocation d’une hausse des taux a tendance à faire baisser les indices occidentaux. Et inversement, au profit d’un possible statu quo.
A l’occasion de son audition semestrielle devant le Congrès américain, les propos de Yellen se sont montrés évidemment optimistes quant à l’état de l’économie nationale. L’intéressée ayant surtout évoqué : « L’économie continue de croître à un rythme suffisant pour permettre une poursuite de l’amélioration du marché du travail et un retour de l’inflation à notre objectif de moyen terme ». Cette phrase est à relever au sein de propos quasi-intégralement dédié aux réglementations sectorielles. Selon les contrats futures sur Fed Funds, la probabilité d’un premier relèvement en décembre tend ce matin vers 60%, contre 51% hier matin. Favorisant notre prévision annoncée ces dernières semaines.
Par ailleurs, Mario Draghi prendra (à nouveau !) la parole aujourd’hui, à 12h45. Le président de la BCE devrait se montrer accommodant quant à l’extension attendue par les marchés pour le mois de décembre, pour le QE européen (voir nos précédentes analyses). Mais à force de prendre la parole trop souvent, le propos se voudra en partie pricé et potentiellement moins attendu. A surveiller également, le discours de Carney pour la BoE, à 21h15. Côté DAX30, nous maintenons notre point de confluence fixé à 10 910 points.
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