11
Fév
Inutile de revenir en détail sur les causes maintes fois soulevées ici de l’énorme claque baissière enregistrée depuis ce matin sur les indices. Hier, en Live Trading, nous insistions sur le fait que Yellen (à l’image de Draghi, voilà trois semaines) risquait de créer un peu de respiration, de consolidation, sur les marchés. Et ce, au sein d’une trame très nettement baissière et éclipsant rapidement ce type de propos ponctuels. De notre point de vue, seules les banques centrales semblent avoir encore un peu de pouvoir pour freiner ponctuellement la chute des indices. Tant mieux, il s’agit d’en profiter pour mieux se replacer. Décryptage.
Enième, énième, énième accélération de la trame baissière !
Tout le rebond enregistré hier sur les indices occidentaux s’est concentré en amont du discours de Yellen. C’est très net et très symbolique : autant ne pas tourner autour du pot, la patronne de la Fed n’a rien annoncé de transcendant. Mais nous commençons cependant à voir une tentative un peu désespérée de sa part, dans sa communication. En estimant publiquement qu’il n’est pas encore temps d’accélérer le resserrement de la politique monétaire américaine du fait d’un ralentissement mondial, Yellen joue un mauvais jeu. Les véritables causes de l’impossibilité de relever à nouveau les taux à court/moyen terme sont surtout américaines.
Les fondamentaux économiques des Etats-Unis sont mauvais. On le voit chaque mois et il va être de plus en plus tentant pour la Fed de pointer du doigt la Chine, dès lors coupable des tous les maux économiques américains, voire mondiaux. La Chine est clairement le bouc émissaire idéal pour justifier un statu quo américain. Certes, cette tentation est en partie légitime mais, en partie seulement. Après tout, qu’importe. Notre trame ne cesse de se renforcer et au moment de l’écriture de cette analyse, nous venons de casser un nouveau point bas sur le DAX renvoyant à octobre 2014. Un niveau absolument essentiel qui parlera clairement aux habitués du Live Trading.
En effet, les 100,0% de Retracement de Fibonacci de long terme (d’octobre 2014 à avril 2015 via une tendance primaire haussière tracée en D1) se situent à 8 585 points. Nous n’y sommes pas diront certains, c’est vrai (8 700 points à 10h25). Certes, mais le niveau n’a jamais été aussi proche et la tendance baissière des indices devient critique mais encore une fois parfaitement légitime : la bulle spéculative alimentée par les planches à billets se dégonfle, appuyée par de mauvais fondamentaux économiques. Ce n’est en rien catastrophique et nous n’aimons pas jouer aux Cassandre. C’est pourquoi, pour cette séance, nous continuerons bien évidemment de scalper à la baisse l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 8 920 points, tout en surveillant le comportement de la locomotive occidentale (S&P500) face à la zone 1 800 / 1 810. Un dernier mot : les fondamentaux économiques nous semblaient plus sains début 2013 (donc récemment), le DAX était alors à 7 700 points en janvier/février.
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07
Jan
On prend les mêmes, et on recommence ! C’est ainsi que l’on pourrait synthétiser ce début de séance, pour ce jeudi 7 janvier. La pression baissière s’accentue sur la plupart des indices boursiers mondiaux, suite au deuxième déclenchement des mécanismes dits de « coupe-circuits » boursiers en Chine, après seulement trente minutes de séance ! Et ce, suite à une intervention similaire dans la nuit de dimanche à lundi (voir notre première analyse de la semaine). Cette deuxième intervention, paralysant littéralement les places chinoises, a provoqué un nouvel élan de panique sur l’ensemble des marchés asiatiques. Et par contagion logique, nous en subissons les mêmes conséquences ce matin. Décryptage.
Renforcement très violent du contexte dévoilé depuis lundi
Mais ce n’est pas tout, en amont de ces nouvelles turbulences liées au ralentissement économique chinois, à la vive baisse du yuan, et aux tensions avec la Corée du Nord (suite à son présumé test nucléaire), Wall Street avait clôturé également en très nette baisse (littéralement sur un plus bas trimestriel). D’autant que le compte-rendu du FOMC, diffusé hier soir à 20h00, n’avait pas réellement encouragé les opérateurs boursiers américains. Le contexte général est donc plus que jamais morose, pour ne pas dire mauvais : le CSI300 et le Shanghai Composite ont respectivement perdu 7,2% et 7,3% peu avant l’arrêt des cotations par les autorités locales.
Précisons que la composante monétaire est trop souvent ignorée. S’il est vrai que le très mauvais PMI manufacturier chinois diffusé lundi (dixième contraction mensuelle consécutive) justifie une bonne partie de la panique provoquée, le yuan n’est pas en reste. Et pour cause, il ne cesse de chuter. Typiquement, la devise chinoise a enregistré hier sa plus vive baisse depuis les dévaluations successives réalisées par les autorités en août dernier. Nous couvrions alors ce biais boursier majeur qui avait provoqué une petite tempête boursière. Cette lente agonie est clairement un signe pour bon nombre d’opérateurs boursiers du recul constant de l’économie du géant émergent, au même titre (si ce n’est plus) que les PMI récemment dévoilés.
Et par contagion, c’est l’ensemble des pays émergents qui reçoivent une violente claque. D’autant qu’à ce rythme, les opérateurs boursiers vont clairement craindre le renforcement des risques déflationnistes au niveau mondial, soutenus tant par les économies émergentes que par les pays développés où les politiques monétaires n’engendrent pas les rebonds d’inflation et de croissance espérés. La trame est donc sombre et se traduit par un nouveau gap baissier de 200 points sur l’indice allemand, dès son ouverture. Pour l’heure, nous nous concentrerons sur un point de confluence très symbolique pour le DAX30, car fixé sur les 10 000 points, au travers d’une préférence évidemment baissière pour nos opérations de ce jeudi.
Analyse proposée par XTB
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