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30
Août
Voilà une matinée explosive sur les différents indices européens, malgré l’absence de volumes engagés. Peu de nouveaux éléments seront présentés aujourd’hui, à en croire le calendrier économique. Cette fin de mois devrait globalement confirmer les précédents événements techniques validés depuis trois semaines : des explosions violentes de volatilité, entrecoupées par de longues phases de calme absolu sur les indices. La séance d’hier est emblématique de cette fin de trêve estivale qui approche (« enfin ! » diront certains) à grands pas. Décryptage.
Forte volatilité, faibles volumes, données économiques peu suivies …
Pour ce mardi, nous continuerons de travailler sur l’indice allemand (DAX30) via une frontière technique fixée sur les 10 595 points. Toute cotation supérieure orientera nos opérations de Scalping à la hausse, et inversement sous ce niveau-clé. Pour l’heure, les cotations semblent bloquer autour des 10 630 points : niveau de support pour le range 10 630 / 10 715 qui avait englobé toutes nos opérations en direct du 9 au 16 août. Pour rappel, nous considérons qu’un retour au sein de ces cotations, au profit du test de la résistance médiane fixée à 10 670 points, invaliderait à nouveau la volonté à court terme des Bears de rompre le support majeur des 10 500 points.
L’hésitation est donc palpable ce matin. Seuls les chiffres harmonisés de l’inflation allemande (pour le mois d’août) dévoilés à 14h00 attireront vraiment notre attention en guise de soutien fondamental. Notre préférence reste baissière mais seulement à court terme et ce, tant que les 10 500 ne cassent pas (une bonne fois pour toute) sous le poids des vendeurs. C’est une semaine de tous les dangers qui nous attend, toujours marquée par la faiblesse des volumes et par le manque d’intérêt des récentes données dévoilées. A ce stade, le marché reste surtout suspendu aux deux grands vecteurs présentés ces derniers jours : la politique monétaire américaine et le contexte pétrolier.
Les opérateurs ne savent sur quel pied danser tant les différents membres du FOMC envoient des signaux contradictoires. Certains tablant notamment sur un relèvement des taux en septembre, auquel nous ne croyons pas. Une telle « menace » a tendance à inquiéter les opérateurs, et à faire baisser les grands indices mondiaux. Pour autant, notre point de vue reste le même depuis plusieurs mois : nous ne croyons qu’en un possible relèvement, symbolique, en fin d’année. Au mieux. D’autant que les grandes menaces économiques mondiales sont amplement suffisantes comme argument pour un maintien des taux sur leur niveau actuel, côté américain. Place donc à la spéculation pour cette nouvelle semaine…
Analyse proposée par XTB
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24
Mai
Comme indiqué hier, les opérateurs boursiers sont de plus en plus focalisés sur la réunion du FOMC. Les attentes se renforcent en effet quant à un possible relèvement des taux, possiblement annoncé à l’occasion de la réunion des 14 et 15 juin. Dans les faits, ces attentes sont surtout enrichies par l’absence réelle de vecteurs majeurs au niveau du calendrier économique. Nous nous arrêterons malgré tout sur quelques éléments ponctuels aujourd’hui, sans remettre en cause la trame technique rappelée à l’occasion des dernières séances. Décryptage.
Le dossier grec à suivre !
Avant toute chose, à l’image des dernières heures, nous continuerons d’entrer en position à la baisse sur l’indice allemand sous les 9 965 points. En plus de nos traditionnelles opérations de Scalping, un deuxième ordre en Day Trading a été présenté hier sur Tradebeat, pour l’indice allemand. Au-delà de la simple confirmation du PIB allemand (à 8h00), nous nous intéresserons surtout à l’indice de sentiment économique ZEW qui sera dévoilé à 11h00. Le consensus table sur une légère progression. Mais au même titre que la publication des ventes de logements neufs réalisées en avril aux Etats-Unis, ce résultat ne devrait pas modifier en profondeur notre trame sur les différents indices.
Côté S&P500, comme indiqué hier matin en Good Morning Market, nous nous intéresserons uniquement à l’orientation des cotations autour des 2 050 points. Ce niveau est plus que jamais déterminant pour les prochaines heures. Au-delà de son aspect psychologique, il représente les 23,6% de Retracement de Fibonacci de moyen terme. De sorte à développer la trame fondamentale présentée hier, rappelons que les ministres des Finances de la zone euro se réuniront aujourd’hui à partir de 15h00, à Bruxelles. Le versement d’une nouvelle tranche d’aide à la Grèce (comprise dans le troisième plan d’aide international validé en juillet dernier) en dépend. La demande grecque est justifiée par les récentes réformes économiques consenties par la Vouli, sous la pression des créanciers internationaux.
Dans ce contexte chargé, les différentes déclarations des responsables européens (et de la Fed !) seront à suivre tout au long de la semaine. Et en particulier les propos de Janet Yellen, vendredi prochain. Cette surcharge d’information n’est pas forcément une mauvaise donnée, dans la mesure où elle renforce la trame technique quotidiennement répétée sur l’indice allemand. La tendance est donc toujours favorable à un Scalping agressif sur le DAX. En ce début de matinée, nous revenons (grâce au dossier grec) au sein du traditionnel range, entre 9 900 et 10 050 points. Nos niveaux intermédiaires étant toujours fixés à 10 000, 9 965 et 9 930.
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07
Avr
Le marché est toujours aussi tendu en cette fin de semaine. Bien que le compte-rendu du FOMC n’est pas permis de dégager une volatilité majeure, il faudra tout de même se focaliser d’ici l’ouverture de demain matin sur les propos de Janet Yellen. L’intéressée prendra la parole à partir de 23h30 ce soir. Mais l’élément marquant de ces dernières heures provient à nouveau du contexte pétrolier avec un baril de Brent repassant au-dessus des 40$. Une première depuis une semaine, soutenant globalement la légère hausse (en cours) des indices mondiaux. Décryptage.
Le Brent tente le retour sur les 40$
Si le contexte boursier global reste toujours aussi tendu, cette information pétrolière apporte un peu d’air aux Bulls. Elle s’explique avant tout par la baisse marquée des stocks de brut aux Etats-Unis, dévoilée hier après-midi et commentée en séance de Live Trading. Pour autant, cet élément ne peut justifier à lui seul un réel rebond à moyen terme des indices mondiaux : il sera complexe d’éclipser les biais majeurs rappelés ces derniers matins. Mais, force est de constater que la proximité des 40$ le baril (associée au compte rendu plutôt accommodant du FOMC ) laisse entrevoir un retour sur les 9 800 en ce qui concerne l’indice allemand. Pour l’heure, nous visons les 9 820 points suite au Live Trading d’hier.
En effet, les opérateurs boursiers ont été confortés hier soir par la volonté de la Fed de relever petit à petit ses taux, comme annoncé le mois dernier par Janet Yellen. Et ce, en tablant globalement sur deux relèvements de faibles amplitudes cette année. Pour l’heure, nous gardons le même point de confluence qu’hier sur l’indice allemand : les 9 635 points. Bien que ce ne soit pas notre préférence psychologique à très court terme, les cotations actuelles nous inciteraient plutôt à scalper à la hausse le DAX tout en respectant les zones d’accumulation du prix tracées ces derniers mois en guise de résistances au-dessus de ce niveau : 9 715, 9 785, 9 825, 9 865 et 9 900. Nous aurons l’occasion de développer ce propos en Good Morning Market et via Tradebeat.
Au niveau du calendrier économique, la séance promet d’être particulièrement calme dans le sens où avant 23h30, seuls deux éléments nous interpelleront vraiment. Le premier concerne la BCE qui dévoilera à 13h30 le compte-rendu de sa dernière réunion de politique monétaire : idéalement, nous vous appelons donc à la prudence entre 13h00 et 14h00, de sorte à esquiver au mieux cette publication pouvant déstabiliser un marché déjà très … fragile. Second aspect : les traditionnelles revendications hebdomadaires au chômage US dévoilées à 14h30. Nous n’attendons pas spécialement de dégagement de volatilité suite à cette annonce (le consensus est assez stable).
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21
Mar
La séance du jour sera peu animée en matière de calendrier économique. Aux États-Unis, nous prendrons connaissance des ventes de logements anciens à 15h. En Asie, la majeure partie des places boursières ont terminé en territoire positif. Au Japon, l’indice NIKKEI225 est resté fermé pour la fête de l’équinoxe de printemps. En Chine, Zhou XIaochuan, président de la Banque Populaire de Chine (PBoC), a déclaré que l’institution allait assouplir sa position sur les prêts sur marge (opérations qui consistent à emprunter pour acheter des titres) afin d’encourager les ménages à investir sur les marchés financiers.
Les «Hawkish » prennent la main !
À l’image des membres « Hawkish » de la Fed, James Bullard, président de la Fed de Saint Louis, estime qu’il serait prudent de relever les taux aux Etats-Unis. En effet, dans la mesure où la majeure partie des objectifs de la Réserve Fédérale ont été atteints, le président de la Fed de Saint Louis a indiqué qu’ « Une politique prudente suggère de ramener doucement les taux et le bilan (de la banque centrale) vers des niveaux plus normaux. ». Par ailleurs, d’après le communiqué de presse de mercredi, l’institution table désormais sur deux relèvements de taux en 2016, contre 4 au mois de décembre. Enfin, d’après le « Dot Chart », la majeure partie des membres du FOMC anticipent un taux de 0,875 % pour les Fed Fund à la fin de l’année.
Toujours aux États-Unis, les premiers résultats de l’enquête mensuelle de l’université du Michigan ont mis en exergue une dégradation du moral des ménages américains au mois de mars. En effet, l’indice provisoire de confiance du consommateur Reuters-Université du Michigan est ressorti inférieur aux attentes à 90 points, contre 92,2 points anticipés par le consensus. En revanche, les anticipations d’inflation à cinq ans ont progressé de 0,2 point à 2,7 %. En conséquence, l’ensemble des indices US ont gagné du terrain et font désormais état d’une performance positive depuis le 1er janvier.
Sur le front des matières premières, le groupe parapétrolier Baker Hughes a indiqué vendredi que le nombre de puits ouvert a augmenté pour la première fois depuis le mois de décembre à 387 puits. Bien sûr, cette légère augmentation montre que les compagnies pétrolières profitent de la hausse des cours pour augmenter la production. En conséquence, le contrat WTI a clôturé vendredi en baisse de 0,98 % à 41,13 $ à New York. Sur le plan technique, les prix ont légèrement corrigé depuis vendredi. Par conséquent, nous avons un biais baissier sur l’actif et pensons que les cours devraient rallier le niveau de 39,66 $ à court terme.
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15
Mar
Les marchés sont calmes en cette veille de conférence de presse de Yellen. Rappelons ici que nous tablons sur un parfait statu quo : aucune réelle annonce ne sera faite, de notre point de vue, demain à 19h30. Pour autant, nous appelons d’entrée de jeu à la méfiance entre 18h30 et 20h30 demain soir, comme à notre habitude. Et ce, de sorte à esquiver de possibles mouvements brusques tant le FOMC et Yellen ont l’habitude de cristalliser les attentions des opérateurs. Et ce, dans un contexte de faibles volumes boursiers injectés par les grandes mains. Décryptage.
Une volatilité partiellement bloquée par Yellen
Nous avons l’habitude de rappeler à nos clients en séances quotidiennes que les vecteurs économiques et géopolitiques à moyen et long terme restent clairement dans le rouge et influencent le marché à la baisse, avec ponctuellement des « espoirs » monétaires permettant au marché de respirer. De notre point de vue, nous sommes dans cette phase, à cheval entre les conférences de presse de Draghi et de Yellen. D’où l’orientation baissière de nos opérations de Trading placées hier en séances de Live Trading, sur le DAX30. Dans cette optique, nous conserverons d’ailleurs la même zone de confluence, hautement symbolique : 10 000 / 10 010 points.
En d’autres termes, nous continuerons aujourd’hui d’abattre nos opérations de Scalping à la baisse sous cette zone. Notre seule véritable attente concernant la Fed repose plutôt sur la volatilité. En effet, le marché est morne et particulièrement pauvre en termes de volumes. Nous estimons que les grandes mains devraient revenir globalement sur les marchés à l’issue de cette double conférence de presse. L’une étant derrière nous, l’autre à venir : sans rien attendre d’autre qu’un retour à la normale en termes de volumes. La prudence est donc de mise d’ici demain soir avec une préférence psychologique et technique légèrement baissière sur l’indice allemand sous le confluent évoqué précédemment.
Dans les faits, le marché table sur une probabilité de 4% quant à un nouveau relèvement des taux américains, pour la séance de demain. Et ce, via les contrats sur Fed Funds. Evoquons rapidement, toujours dans cette logiquement monétaire, un autre statu quo. Celui de la BoJ (la banque centrale japonaise) quant à ses achats d’actifs (80 000 milliards de yens, soit 635 milliards d’euros) et son principal taux directeur maintenu en territoire négatif à -0,1%. Mine de rien, les séances de Live Trading d’aujourd’hui et de demain sont propices à un Scalping nerveux sur les faibles amplitudes que devrait continuer à fournir l’indice allemand d’ici le déblocage attendu et fourni par Yellen.
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08
Mar
La séance du jour sera marquée la baisse des indices et piquetée par quelques statistiques économiques en Europe. En effet, sur le Vieux continent, nous prendrons connaissance du PIB annualisé de la zone euro pour le quatrième trimestre. En Asie, les marchés ont globalement clôturé à l’équilibre. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en repli de 0,76 % à 16 783,15 points en raison du raffermissement du yen et d’un PIB décevant. En effet, celui-ci a été révisé en baisse de 1,1 % pour 2015. En Chine, le commerce extérieur a de nouveau déçu les investisseurs. En effet, les exportations ont reculé de 25,4 % le mois dernier, la balance commerciale est ressortie inférieure aux attentes à 32,59 milliards de dollars en février et les importations ont accusé un repli de 13,8 % sur le même mois.
Des statistiques décevantes…
En Europe, la réunion de la BCE est très attendue par les investisseurs. D’après le consensus, l’institution de Francfort va augmenter ses achats mensuels d’actifs de 10 milliards d’euros à 70 milliards d’euros et abaisser de 10 points de base de taux de dépôt à -0,40 %. Pour rappel, dans une lettre datée du 1er mars, Mario Draghi avait indiqué que « Le conseil des gouverneurs dispose de toute une panoplie d’instruments pour réagir, si nécessaire, et il n’y a aucune limite au déploiement de ces instruments dans le cadre de notre mandat pour atteindre notre objectif d’une inflation proche de 2% à moyen terme. ».
Du côté de la Fed, Stanley Fischer, le vice-président de la Fed, s’est montré très optimiste à l’égard de l’économie US et de l’inflation. Pour lui, « Il se pourrait bien que nous observions (la Fed) actuellement les prémices d’une augmentation des taux d’inflation ». Bien sûr, nous devons comprendre ici que le vice-président plaide pour un relèvement des taux à court terme. Toutefois, pour Lael Brainard, membre du FOMC, l’institution devrait patienter car « Au vu d’une demande externe faible et qui décélère, il est primordial de préserver avec soin les progrès accomplis en interne par le biais d’ajustements prudents de la politique monétaire. ».
Sur le front des matières premières, les cours du pétrole ont terminé en nette hausse lundi à New York. En effet, le contrat WTI a terminé en hausse de 4,51 % à 37,97 $ le baril. Pour le ministre de l’Énergie des Émirats arabes unis, Suhail al Mazroui, « Le prix actuel est en train de pousser tout le monde à geler la production et je pense que ce gel est effectif au moment où je vous parle. ». En effet, nous constatons que toutes les déclarations relatives au gel de la production soutiennent les cours du pétrole. Enfin, l’American Petroleum Institute (API) publiera aujourd’hui une estimation des stocks hebdomadaires de pétrole pour la semaine terminée au vendredi 4 mars.
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18
Fév
Avant toute chose, précisons que les minutes (le compte-rendu) du FOMC n’ont rien apporté aux opérateurs. Il est toujours bon d’esquiver par précaution ce type de publication mais force est de constater que les marchés n’ont pas spécialement réagi. Ce n’est pas plus mal. Nous noterons simplement un petit effort de communication de la part du comité : il y a un véritable risque de discrédit sur la Fed qui globalement continue de tabler sur des projections nettement plus optimistes que le marché. Le tir a légèrement été rectifié hier soir. Pour autant, nous avons rendez-vous à 13h30 avec la publication équivalente de la BCE. Décryptage.
Triple niveau technique
D’entrée de jeu, nous appelons par habitude à la prudence entre 13h15 et 14h00. Là aussi afin d’esquiver les soubresauts induits par notre banque centrale. La BCE ne devrait pas révolutionner l’allure des tendances actuelles mais la méfiance est toujours préférable face à ce type de publications. Notons surtout que les indices occidentaux sont plus que jamais soutenus par les valeurs pétrolières. Ces derniers jours, nous traitions en séances quotidiennes du gel de production validé par certains mastodontes comme l’Arabie Saoudite, la Russie ou l’Irak. Cette information gonfle (artificiellement ?) le Brent et le WTI. De quoi soutenir les 5% de progression enregistrés par la locomotive occidentale (le S&P500) sur les trois dernières séances. Soit sa meilleure performance depuis août 2015.
Mais attention. Les fondamentaux économiques restent globalement les mêmes et bien que la trame pétrolière soit légèrement modifiée depuis le début de semaine, les acheteurs indiciels à moyen terme devront encore trouver de nouveaux arguments (solides, de préférence…) pour justifier un véritable retournement de tendance. Car pour le moment, nous ne parlerons que de rebond provisoire. Soit une consolidation permettant aux indices de respirer un peu. Et ce sera tout le sujet de ces prochaines heures et séances : les choses sérieuses commencent maintenant. Typiquement, le DAX30 est à la croisée des chemins via ses cotations actuelles (9 380 / 9 420 points au moment de l’écriture de cette analyse).
En effet, les 9 400 points constituent pour l’indice allemand un triple niveau technique. D’abord, une résistance psychologique évidente. Mais surtout, ce niveau représente de notre point de vue les 78,6% de Retracement de Fibonacci de long terme et le point de contact avec une résistance oblique majeure (celle du canal baissier dans lequel évolue l’indice depuis la fin décembre 2015). En somme, en cas de sortie de ce canal, donc de rupture nette et haussière des 9 400 points, nous ne parlerons plus de simple rebond au sein d’une trame baissière bien connue. Ce n’est clairement pas notre préférence psychologique compte tenu des fondamentaux sous-jacents mais c’est un niveau technique à souligner. Nous avons d’ailleurs créé une grosse architecture sur l’indice allemand avec les clients du Live Trading d’hier en cas de retour (souhaité et souhaitable) au sein de son canal baissier de moyen terme (voir TradeBeat). Toujours sur le DAX30, nous travaillerons aujourd’hui via un point de confluence fixé sur les 9 300 points.
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28
Jan
Hier après-midi, nous émettions un appel à la prudence pour la tranche horaire 19h30/20h30, face à l’imminence de la publication du compte-rendu du FOMC (l’organe décisionnel de la banque centrale américaine). Sans la moindre surprise, les taux américains n’ont pas été relevés. Pour autant, le communiqué a clairement déçu les opérateurs boursiers dans un premier temps : entre divisions des membres essentiels du FOMC et propos trop peu accommodant. Les indices occidentaux ont rapidement plongé jusqu’à la clôture de Wall Street avant de retrouver peu à peu les cotations abandonnées en ce début de matinée. Pour autant, les leviers baissiers restent omniprésents à court/moyen terme. Décryptage.
La Russie et l’OPEP agitent les marchés
La Fed n’aura donc pas vraiment rassuré les opérateurs boursiers, au travers de la teneur de ce fameux communiqué. Les risques mondiaux sont au plus haut, ne serait-ce qu’en Chine : de quoi supposer un deuxième relèvement des taux US au second semestre, au mieux. Balayant de facto les attentes « raisonnablement confiantes » de la Fed en matière d’inflation et de croissance. Fort « heureusement », une annonce russe est venue relancer en parallèle les espoirs d’une petite hausse sur les valeurs pétrolières, contrebalançant les inquiétudes suscitées par la capacité de la Fed à soutenir l’économie américaine qui présente malgré tout de nombreux signaux de fragilité. En l’occurrence, la Russie a annoncé une probable collaboration avec le cartel de l’OPEP afin de réguler l’offre mondiale, largement excédentaire. Autrement dit, la Russie souhaite s’en prendre à l’un des trois piliers soutenant l’exceptionnelle pression baissière sur la valeur de l’or noir (offre, demande, valeur du dollar).
Puisque la demande ne peut pas facilement être relancée, compte tenu des difficultés des émergents, et que la Russie n’est clairement pas en mesure d’agir sur la valeur du dollar américain, autant s’en prendre à l’offre. D’autant que les recettes budgétaires du pays dépendent à plus de 50% de la valeur du baril. Et pour que celui-ci soit jugé viable, il doit au moins avoisiner les 100$ l’unité. Le compte n’y est pas et la population russe subit actuellement de plein fouet les conséquences d’une inflation galopante, d’une stagnation des salaires et de l’emploi, mais surtout d’une vague d’austérité provoquée par la fin des recettes générées par le pétrole. Les opérateurs tablent/spéculent sur l’issue d’une telle collaboration qui, de toute manière, prendrait un temps considérable pour aboutir. D’où le petit rebond autour des 33$ le baril ce matin, entrainant légèrement dans son sillage les indices occidentaux. Mais pour combien de temps ?
En effet, cette annonce ne va pas satisfaire les marchés bien longtemps. Ne serait-ce que ce matin, les indices européens encaissent clairement une tentation baissière. Nous travaillerions d’ailleurs en Live Trading sur l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 825 points. Et pour cause, la Deutsche Bank a dévoilé sa première perte trimestrielle depuis 2008 … Mais surtout, nous surveillerons de près les publications américaines à venir aujourd’hui : Ford et Caterpillar dévoileront leurs résultats pour le quatrième trimestre 2015. Enfin, Microsoft fermera le bal des publications majeures pour ce 28 janvier, après la clôture de Wall Street. D’ici là, nous surveillerons les 1 900 points sur le S&P500 et les 9 825 points sur le DAX30 : toute cotation inférieure nous servira clairement pour scalper à la baisse l’indice allemand avec nos clients, cet après-midi. La pression est de retour, tant mieux !
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20
Nov
Le compte-rendu du FOMC diffusé hier soir à 20h00 a été déterminant dans l’accélération haussière des indices occidentaux, renforçant notre préférence « bullish » annoncée depuis lundi matin. Ces « minutes » n’expliquent pas à elles seules le mouvement haussier auquel nous assistons, nous compléterons ce matin le propos par l’évocation des autres éléments-clés : Goldman, Apple, BCE, BoJ. Commençons par le plus anecdotique de cette liste. Le mastodonte bancaire Goldman Sachs a annoncé hier s’attendre à une progression de 50% de la valeur d’Apple dans les prochains mois. Entrainant une accélération de plus de 3% sur l’action : la plus grande capitalisation boursière aux Etats-Unis. Décryptage.
FOMC, Goldman, Apple, BCE, BoJ…
Ce fait n’est pas anecdotique, mais il est sans commune mesure avec l’évènement majeur de ces dernières heures. Le compte-rendu du FOMC a acté un biais extrêmement intéressant de notre point de vue. Ainsi, la banque centrale américaine vient d’affirmer que les conditions économiques pour une hausse des taux en décembre « pourraient bien être réunies ». Jusqu’ici, rien de bien nouveau, au-delà du renforcement de notre prévision pour un premier relèvement de ces fameux taux le mois prochain. Mais surtout, la Fed a mentionné que plusieurs de ses membres influents s’attendent à un affaiblissement progressif, à long terme, des conditions économiques américaines. Dans le contexte actuel, celui d’élections nationales approchant à grands pas, l’information est capitale. En somme, la Fed valide de plus en plus le propos quant à un premier relèvement en décembre, tout en défendant une approche qui se veut prudente.
De facto, au-delà du pricing naturel de ces dernières semaines quant au premier biais, le second rassure les opérateurs sur le caractère accommodant que devrait garder la Fed dans les prochains trimestres/années. Car tout le propos repose non seulement sur la date du premier relèvement, mais surtout sur le calendrier des futures hausses. En assumant de tels propos, la Fed laisse entendre que son approche ne devrait pas être trop violente. Une bonne nouvelle, en somme, pour les opérateurs boursiers. Justifiant pour bonne part la hausse que l’on connait sur les indices occidentaux et renforçant nos objectifs sur le DAX30 et l’US2000. Pour l’heure, le dollar est en léger repli face aux devises asiatiques et à l’euro. Sans excès. Ceci étant dit, nous maintenons notre nette préférence pour shorter la parité-reine EURUSD (comme indiqué en séances quotidiennes).
On notera également, pour la deuxième fois consécutive, que la Fed opte pour un discours de plus en plus explicite à l’approche de la réunion de politique monétaire des membres du FOMC. Quant à la BoJ, sa politique reste inchangée : le niveau de ses achats d’actifs est maintenu à 80.000 milliards de yens, soit 608 milliards d’euros. Toujours dans ce registre de politique monétaire internationale, les « minutes » de la BCE seront justement diffusées aujourd’hui pour le mois d’octobre (à 13h30), avant un énième discours de son président Mario Draghi qu’il conviendra de suivre demain, à partir de 9h00. Puisque nous tablons sur des propos, là aussi, « dovish » avant une extension de la politique ulta-accommodante de la banque centrale européenne en décembre prochain ; nous maintenons notre préférence haussière sur l’indice allemand pour cette fin de semaine. Au travers d’un point de confluence fixé à 11 070 points pour la séance en cours.
Lire aussi : Une séance américaine !
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18
Mar
La Bourse aime les excès et les injections massives de liquidités. Entre le 21 mai et le 24 juin 2013, le S&P 500 s’est effondré de 5,8%. La cause de ce mouvement ? Les anticipations de normalisation de la politique monétaire américaine. Ben Bernanke était alors le grand patron de la Fed et avait évoqué pour la première fois que la Banque centrale américaine pourrait peu à peu réduire sa politique de planche à billets. Nous connaissons la suite avec le passage du flambeau à Yellen. En 2015, depuis le 6 mars, ce même S&P 500 connait un recul de 2,6% face aux mêmes craintes soulevées par le communiqué de presse qui sera dévoilé demain soir. Et les causes sont les mêmes. Décryptage.
La normalisation monétaire n’est pas un problème majeur en soi. Ceux qui tablent sur un effondrement boursier (à coup de -20%, -30%, -50% …) à cause de la conférence de presse de demain se trompent. Les « Cassandre du Net » évoquées hier matin. La Fed a comme on le sait réduit peu à peu son QE, jusqu’à l’enterrer pour de bon. Depuis, les places boursières mondiales ont connu bon nombre de records historiques … En somme, les dates de relèvement des taux qu’annoncera entre les lignes le FOMC importent peu. Seule la dynamique de ces relèvements compte. L’organe décisionnel de la Banque centrale américaine dévoilera en effet demain soir le compte rendu de sa dernière réunion de politique monétaire. L’ensemble du marché est pendu à une seule question comme nous l’évoquions hier : est-ce que le mot « patience » disparaitra du vocabulaire du FOMC ?
En d’autres termes, si ce simple mot venait à disparaitre, Wall Street interprèterait le message comme un signal de normalisation de la politique américaine. Ainsi, un relèvement des taux pourrait être anticipé dès le mois de juin 2015. Et naturellement, les indices occidentaux recevraient une puissante claque baissière. Mais nous ne parlons pas ici d’effondrement comme certains le font : d’autant que notre second objectif annuel sur l’indice allemand (à 12 000 points, soit 1 500 points de retracement anticipé depuis janvier) a déjà été validé hier. Pour l’heure, CME Group estime que 19% des opérateurs boursiers tablent sur une hausse des taux en juin contre 58% pour septembre. Et pour cause ! Le maintien du mot « patience » dans le vocabulaire de la Fed laissera espérer aux opérateurs boursiers une politique monétaire toujours accommodante. Un puissant signal haussier sur les indices occidentaux serait alors provoqué.
Dans tous les cas, la volatilité sera extrême sur les marchés financiers. Pour être tout à fait précis, nous émettons cet appel à la prudence pour le mercredi 18 mars, de 18h à 21h. A l’image d’un centre météorologique annonçant une tempête imminente. Certes, la décision sur les taux du FOMC sera communiquée à 19h et la conférence de presse de Yellen ne débutera qu’une demi-heure après. Mais la volatilité (donc le risque) commencera comme d’habitude à très fortement s’exacerber quelques instants auparavant. D’autant qu’un autre facteur contextuel accentuera les craintes sur le marché : la baisse de 25% du dollar sur les quatre derniers trimestres constitue à ce stade une baisse de près de 10% des résultats des sociétés américaines. L’attente en est d’autant renforcée. D’ores et déjà, et bien que nous reviendrons sur cet aspect demain : prudence !
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