
Juin
La séance du jour sera marquée par une batterie de statistiques. En Europe, nous prendrons connaissance de l’indice PMI manufacturier du mois de mai pour la zone euro et le Royaume-Uni. Aux Etats-Unis, la session sera émaillée par l’indice PMI manufacturier, l’indice ISM manufacturier, la publication du Beige Book et la première estimation des stocks de pétrole pour la semaine terminée au 27 mai. En Asie, les places boursières ont terminé la séance en territoire négatif. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a clôturé en baisse de 1,62 % à 16 955,73 points en raison du recul des cours du pétrole et du rebond du yen face au dollar. Décryptage.
Attention aux publications du jour…
En outre, d’après le programme FedWatch du CME Group, la probabilité d’un resserrement des conditions monétaires est d’environ 24 % au mois de juin et de 54,4 % en juillet. En zone euro, l’indice des prix à la consommation est ressorti en ligne avec les attentes à -0,1 % en rythme annualisé au mois de mai. Du côté du marché de l’emploi, le taux de chômage est ressorti à 10,2 % au mois d’avril. Bien sûr, la fin de semaine sera probablement agitée en raison du calendrier économique européen. Sur le marché des changes, l’euro progresse face au dollar ce matin. Comme indiqué sur Tradebeat, nous avons un léger biais haussier sur la paire et pensons qu’elle pourrait rallier le niveau de 1,1156 $ pour un euro.
Alors que l’Iran souhaite porter à 4 millions de barils sa production de pétrole, l’Irak a annoncé qu’elle fournira environ 5 millions de barils supplémentaires au mois de juin à ses clients. Bien sûr, l’Irak souhaite (à l’image de l’Iran) augmenter ses parts de marché. Pour l’heure, nous prendrons connaissance aujourd’hui de la première estimation des stocks hebdomadaires de pétrole. En effet, l’association API (American Petroleum Institute) fera état des stocks pour la semaine terminée au 27 mai. Toutefois, cette donnée devra être confirmée demain par le département de l’Energie américain. Par ailleurs, conformément à nos attentes les prix ont rallié le niveau de 50,04 $ le baril hier et devraient poursuivre en ce sens à moyen terme.
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Jan
Iran, Chine, Etats-Unis…
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Mar
Lundi 9 mars, il y a deux semaines jour pour jour, nous introduisions officiellement le dossier du nucléaire iranien dans notre trame de fond. Alors que la fameuse date fatidique d’un accord entre grandes puissances approche à grands pas (le 31 mars), nous souhaitons revenir sur ce dossier majeur. Qui plus est, deux autres informations plus anecdotiques ont également retenu notre attention durant le week-end. Mais rien de comparable avec la puissance d’une résolution diplomatique autour du programme nucléaire de Téhéran. Décryptage.
De plus en plus, les différentes chancelleries semblent positives quant à un accord signé entre les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) et l’Iran, à l’issue des négociations qui se tiennent toujours à Lausanne et à Genève, en Suisse. Les négociations ne semblent pas simples mais progressent positivement à en croire les différentes citations qui nous ont interpellées ces dernières heures. Côté américain, John Kerry, l’équivalent de notre Ministre des Affaires étrangères Outre-Atlantique, a déclaré devant les médias : « Je souligne que nous sommes unis dans notre objectif, approche et détermination pour faire en sorte que le programme de l’Iran soit pacifique. Cette union a continué de jouer un rôle central ». Côté iranien, le Président Rohani est allé plus loin en précisant : « Dans cette série de négociations, il y avait des différences sur certaines questions mais des points de vue communs ont émergé qui peuvent être la base d’un accord final ».
Voilà pour les bons mots. D’un point de vue strictement boursier, un tel accord viendrait signer pendant quelques jours, fin mars, un vecteur haussier pour les indices mondiaux, et baissier pour les valeurs de l’Or et du Gold. Reste à savoir l’ampleur de ces variations une fois l’information tant attendue dévoilée. Dur à dire car cela dépendra de la couverture médiatique que réserveront les relais d’informations à ce « coup de tampon » final. Pour l’heure, nous constatons que les médiateurs prennent leur temps, ce qui est plutôt bon signe. En effet, pour respecter une fête traditionnelle en Iran, les négociations sont suspendues jusqu’au 25 mars. Malgré cette pause temporaire, les diplomates semblent optimistes pour qu’une signature finale soit obtenue d’ici le 31 mars. John Kerry a notamment affirmé qu’il serait de retour à Lausanne cette semaine, sans plus de précision, d’après l’AFP et France 24.
Petite précision qui a toute son importance, l’accord évoqué ici n’est qu’un texte de principe, considéré comme politique. Il doit empêcher à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, contre une levée des sanctions occidentales qui asphyxient son économie. Pour autant, le texte complet et dit « technique » ne pourra être finalisé qu’entre le 30 juin et le 1er juillet. Malgré tout, il ne serait qu’une simple formalité à l’issue de l’accord politique. En parallèle, le parti politique espagnol Podemos (assez proche du grec Syriza) n’est pas parvenu à dépasser les deux partis traditionnels au pouvoir à l’occasion des élections régionales en Andalousie. Une déception pour ce parti politique, particulièrement craint par Madrid comme nous le couvrions ces dernières semaines. Même son de cloche pour le FN français. Enfin, nous aurons l’occasion de revenir plus en détail sur une autre information demain, mais Athènes semble enclin à avancer dans le sens de Bruxelles quant aux négociations autour de son plan de sauvetage.
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