Viewing posts categorised under: Analyse marchés
17
Déc
Pour la première fois depuis 2006, la banque centrale américaine a donc relevé son principal taux directeur de 0,25% pour atteindre 0,50%. Au moment de l’écriture de cette analyse (autour de 10h00), notre appel à la prudence émis ces derniers jours est donc levé. En toute franchise, le « feu d’artifice » de volatilité fut tout de même assez faible. On ne va pas s’en plaindre, dans la mesure où cette annonce pouvait clairement déstabiliser les marchés pour plusieurs trimestres, si elle était mal maniée. Pour le moment, notre prévision est donc validée au travers de propos accommodants de la part de la papesse Yellen. Sur quelles conséquences faut-il tabler à court/moyen terme désormais ? Décryptage.
Inquiétudes légitimes pour les géants émergents
Pas trop de surprise en ce qui concerne le relèvement des taux, diffusé à 20h00 hier soir. Le pricing est très, très, très largement passé par là. Malgré une information qui aurait logiquement pu faire baisser les indices occidentaux, une forte validation haussière était réalisée depuis hier matin. Pricing sur lequel nous travaillions hier en analyse et en séances quotidiennes. Ce relèvement fut voté à l’unanimité des membres du FOMC (l’organe décisionnel de la Fed). Pour autant, la réelle poursuite du déclic haussier sur les indices occidentaux provient des propos de Yellen, comme prévu. Cette information peut laisser planer l’espoir de la réactivation du « fameux » rallye de fin d’année ; dans la mesure où la conférence de presse constituait le dernier élément provocateur envisageable pour cette fin d’année. Celui-ci étant évacué, les opérateurs risquent de respecter la « règle » statistique, d’autant que nous sommes dans la seconde moitié du mois (généralement considérée comme la pièce maitresse habituelle du calendrier du rallye, jusqu’au 2 janvier). En évoquant que les futurs relèvements se feraient de manière graduelle, « pendant un certain temps », le flou artistique a été entretenu.
Un flou totalement volontaire dans la mesure où le propos ne peut pas être parfaitement explicite de la part des responsables de la Fed. Comme évoqué ces derniers jours. Et pour cause, chaque vote est ajusté selon les dernières publications économiques trimestrielles. Autant dire que les prévisions de la Fed peuvent être émises, sans certitude par définition : en la matière, le FOMC se dit « raisonnablement confiant » quant à un retour de l’inflation autour de 2% en rythme annuel (l’objectif de la Fed) à moyen terme. De quoi laisser entendre deux choses aux opérateurs boursiers. Premièrement : oui, l’économie américaine sera en mesure d’encaisser de futures hausses (donc une circulation plus limitée des flux financiers, artificiellement soutenus jusqu’à présent pour relancer crédit et croissance). Second aspect : « moyen terme », pour une banque centrale, n’est pas une expression anodine.
Elle renvoie en effet à un propos particulièrement accommodant : oui, malgré ce premier relèvement, la politique monétaire de la Fed devrait rester très généreuse pendant plusieurs années. Au moins jusqu’à la fin 2017. De quoi, pour certains, laisser planer le doute quant à l’émergence de nouvelles bulles spéculatives (à l’image des subprimes), puisque le crédit resterait facilement accessible, malgré tout. Quitte à ce qu’il soit (comme aujourd’hui !) massivement transféré par les grands opérateurs vers l’immobilier et les marchés financiers. Le propos est en particulier défendu par Robert Shiller, prix Nobel d’économie en 2013. Pour d’autres, les secousses à moyen terme viendront des géants émergents s’étant massivement endettés en dollars ces dernières années (Turquie, Chine, Brésil, Russie…). En plus d’une facture plus salée, une fuite des capitaux vers les Etats-Unis s’opèrera logiquement dans les prochains trimestres. Ici, le verre à moitié plein, ou à moitié vide revient « simplement » à … déplacer le curseur d’instabilité mondiale. Toujours est-il que pour ce jeudi, nous travaillerons au travers d’un point de confluence fixé sur les 10 670 points, pour l’indice allemand DAX30. Notre préférence est évidemment haussière, pour nos opérations de Scalping sur ce sous-jacent. Ce dernier étant d’ailleurs favorablement soutenu par un IFO (diffusé ce matin à 10h00) plutôt bon, bien qu’en très légère baisse par rapport à novembre.
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16
Déc
La séance du jour sera, sans aucun doute, marquée par l’intervention de Janet Yellen. Cependant, d’ici à la conférence de presse, nous assisterons à une salve de statistiques économiques en Europe et aux États-Unis. En effet, nous aurons à partir de 10h30 les chiffres de l’emploi au Royaume-Uni. Ensuite, nous prendrons connaissance de l’indice des prix à la consommation en zone euro à 11h. Outre-Atlantique, la séance sera animée par les mises en chantier de logements au mois de novembre, la production industrielle et l’indice PMI manufacturier. Enfin, les opérateurs attendront de pied ferme le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers.
Une séance charnière pour 2016
Comme expliqué en introduction, les marchés auront les yeux rivés sur la conférence de Janet Yellen à 20h30 (heure de paris). Globalement, la présidente de la Réserve Fédérale devrait relever les taux pour la première fois depuis près de 10 ans. En effet, nous nous attendons à une hausse des taux US d’un quart de point à 0,50 %. Au-delà du relèvement, c’est le rythme de hausse des taux d’intérêt pour les mois et années à venir qui concentrera l’attention des investisseurs. Enfin, notons que l’indice des prix à la consommation (hors alimentation et énergie) est ressorti à 2 % en rythme annualisé.
Au chapitre des entreprises, le spécialiste de la grande distribution, Casino a annoncé un plan de désendettement de 2 milliards d’euros pour 2016. L’entreprise a indiqué qu’elle détenait en Thaïlande, à travers sa filiale Big C, près de 800 000 m2 de surfaces locatives dans ses centres commerciaux situés dans des zones de premier plan dans le pays. D’après le directeur financier de Casino, Antoine Giscard d’Estaing, les opérations de cessions d’actifs non stratégiques créeront de la valeur pour l’ensemble des actionnaires. En outre, la dette financière de la maison mère devrait être divisée par deux en 2016 à 3,8 milliards d’euros.
Du côté du pétrole, les prix sont lourdement pénalisés par les inquiétudes relatives à la croissance mondiale et l’affaiblissement de la demande. Pour preuve, d’après l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA), le taux d’occupation moyen des avions fret a touché un plus bas de 6 ans. La baisse de ce dernier s’explique par le ralentissement de la croissance en Chine, la baisse des prix des matières premières et le probable relèvement des taux directeurs américains. En effet, une hausse des taux de la Fed entraînera mécaniquement une appréciation du dollar et un renchérissement du pétrole pour les acheteurs étrangers.
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15
Déc
En cette veille de conférence de presse majeure de Janet Yellen, peu d’éléments du calendrier économique viendront franchement attirer notre attention. Citons surtout l’indice ZEW du moral des investisseurs allemands attendu en légère hausse par le consensus. L’indicateur sera diffusé à 11h mais ne sera qu’un levier relativement faible au sein de cette séance charnière. Et pour cause, nous retrouverons l’essentiel des grands vecteurs développés hier en analyse, et en séances quotidiennes. Décryptage.
Fébrilité haussière
Avant toute chose, rappelons que nous émettons un énorme appel à la prudence pour la séance de demain. Celui-ci court de 18h00 (mercredi) à 10h00 (jeudi matin). Et pour cause, les opérateurs boursiers seront quasi-exclusivement focalisés, comme vous le savez, sur la conférence de presse majeure de Janet Yellen. En complément d’informations, nous vous invitons à (re)lire notre analyse d’hier matin et à la garder de côté en guise de préparation (http://wp.me/p70iUG-a6). Toujours est-il que l’indice allemand DAX30 continue de fortement buter sur le précédent niveau de confluence sur lequel nous travaillions hier (10 340) au moment de l’écriture de cette analyse.
Nous conservons donc la trame définie hier matin et en séance de Live Trading. Pour autant, bien que notre préférence soit de légèrement scalper à la hausse l’indice au-dessus de cette « frontière » fixée à 10 340, rappelons qu’une très forte pression baissière s’exerce sous ce niveau-clé au profit de sujets contextuels très lourds : effondrement des valeurs pétrolières suite à la décision de l’OPEP, relèvement des taux de la Fed imminent et ralentissement économique en Chine. Un cocktail toujours aussi explosif et qui continue potentiellement de remettre en cause le « fameux » rallye de fin d’année auquel nous ne prêtons aucune attention particulière (dans la mesure où notre préférence est de scalper ce type de sous-jacents).
Statistiquement, le rallye démarre durant la seconde moitié du mois de décembre. Pour autant, le relèvement des taux américains (à partir de 20h00, demain) devrait largement remettre en cause cette « règle ». Rappelons également qu’une salve de publications US nous attend de 14h30 à 16h00, sans incidence particulière sur la décision attendue en ce qui concerne la Fed, à en croire les consensus diffusés.
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14
Déc
Il est grand temps d’appeler à la prudence, dès ce matin, pour la séance historique de mercredi. Certes, nous nous y prenons très tôt, mais c’est le prix de la prudence. La conférence de presse de la papesse Janet Yellen commencera mercredi 16 décembre à 20h30. Mais les taux de la Fed seront diffusés dès 20h00 : comme vous le savez, nous tablons sur une première hausse (en près de dix ans !) d’un quart de point. Notre appel de la prudence s’abattra de 18h00, mercredi, jusqu’à 10h00, jeudi. Nous optons pour une tranche horaire très « large », volontairement. Décryptage.
Un propos habituellement dédié à Draghi
Le marché table sur un premier relèvement des taux, ce n’est un secret pour personne. La seule inconnue repose sur la qualité de Yellen à rassurer les opérateurs malgré ce premier resserrement. Cette qualité « diplomatique » est généralement associée à Draghi mais il faudra pourtant, côté américain, ménager la chèvre et le chou. La véritable question ne repose plus vraiment sur la capacité de la Fed à relever ses taux compte tenu des fondamentaux actuels de l’économie américaine, mais plutôt de bien comprendre le message que diffusera Yellen quant au calendrier de normalisation.
Aurons-nous droit à un, deux, trois relèvement(s) en 2016 ? Dans quelles ampleurs ? La réponse de Yellen ne sera jamais aussi explicite. Entre le fait que son propos repose sur le vote (relativement imprévisible) des gouverneurs du FOMC à l’occasion des prochains trimestres, et le fait qu’il faudrait d’ores et déjà prévoir les futures données économiques US hautement volatiles … le discours ne se voudra jamais totalement clair. Malgré tout, Yellen a une grande carte à abattre en évoquant une économie américaine qui devrait rester relativement fragile à moyen/long terme.
De quoi laisser présager aux opérateurs boursiers un calendrier accommodant pour les prochains trimestres, malgré ce premier resserrement de la politique monétaire à court terme. Toute notre attente sera focalisée sur cet aspect central et nous vous invitons à garder de côté ce mémo, en prévision de la séance historique qui nous attend dans un peu plus de 48 heures. Dans l’immédiat, pour ce 14 décembre, nous travaillerons sur un point de confluence (pour l’indice allemand DAX30) fixé à 10 340. Notre préférence sera de Scalper à la hausse l’indice allemand aujourd’hui, uniquement au-dessus de ce point (10 340), avec pour objectif « idéal » les 10 500 d’ici demain midi.
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11
Déc
La séance du jour sera animée par une salve de statistique économique aux États-Unis. En effet, nous attendrons 14h30 pour prendre connaissance des ventes au détail et des prix à la production au mois de novembre. Un peu plus tard dans l’après-midi, nous aurons à partir de 16h la première estimation de l’indice de confiance des consommateurs américains. Pour rappel, l’indice de l’Université du Michigan sur le sentiment des consommateurs évalue le niveau relatif des conditions économiques actuelles et futures. En Europe, la Banque d’Angleterre a laissé sa politique monétaire inchangée en raison du ralentissement de la croissance des salaires et de la faiblesse des cours du pétrole.
À ne pas mettre entre toutes les mains…
Nous sommes désormais à moins d’une semaine de la réunion du conseil de politique monétaire de la Fed. Certes, nous assisterons aujourd’hui à une multitude de statistiques économiques relatives à la consommation et à la production, mais la communauté des investisseurs est désormais convaincue que la Réserve Fédérale relèvera ses taux. En outre, l’ensemble de valeurs américaines ont terminé en territoire positif, porté par des demandes initiales d’assurance-chômage qui sont ressorties supérieures aux attentes. En Asie, les marchés actions s’inscrivent en baisse en raison de la suspension de cotation du groupe Fosun, dont le président Guo Guangchang reste introuvable.
Au chapitre des entreprises, Glencore fait de nouveau les gros titres de la presse économique. En effet, à l’image de son concurrent Anglo American, le groupe spécialisé dans le négoce de matières premières a annoncé des mesures pour diminuer ses coûts. L’entreprise a indiqué vouloir réduire son endettement à 18 milliards de dollars, contre un objectif précèdent de 20 milliards de dollars. Le directeur général de l’entreprise, Ivan Glasenberg a déclaré qu’aujourd’hui nous montrons que nous sommes capables de tenir nos engagements (en matière de désendettement), avec 8,7 milliards de dollars réalisés à ce jour, et sommes en mesure d’augmenter notre objectif de réduction de la dette ». En outre, il n’a pas manqué de préciser que son groupe « est bien placé pour continuer à être en mesure de générer de la trésorerie dans l’environnement actuel ».
Concernant les matières premières, malgré la perspective de relèvement des taux et l’amélioration de la santé de l’économie américaine, le dernier rapport du Commitment of Traders (COT) nous indique que les investisseurs sont acheteurs d’or. En effet, malgré la publication de NFP supérieur aux attentes, les prix de l’or ont bien résisté aux attaques vendeuses. Certes, les investisseurs savent désormais que la Fed va relever ses taux directeurs, mais l’aspect progressif de la remontée des taux est perçu comme un signe de faiblesse par les opérateurs. Outre les États-Unis, d’après la People’s Bank of China (PBOC), l’empire du milieu a acheté 21 tonnes d’or au mois de novembre.
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10
Déc
Un peu de calme pour ce jeudi 10 décembre
Nous devrions en effet vivre une séance nettement moins agitée qu’hier ; le calendrier économique étant relativement tranquille. Et pour cause, seules les interventions de la BNS (à 9h30) et de la BoE (13h00) devraient faire patienter les opérateurs. Et ce, dans un contexte toujours tiraillé entre déception provoquée par la BCE, absence de plafond de l’OPEP, ralentissement économique chinois, rebond de Volkswagen et bien sûr relèvement imminent des taux de la Fed. Rappelons en effet que la grande conférence de presse de Janet Yellen se tiendra mercredi prochain, le 16 décembre. Décryptage.
Maintien de notre préférence baissière sur le DAX30
Objectivement, il y a peu de leviers haussiers dans cette liste non exhaustive. Autant dire que la pression baissière devrait globalement rester intacte dans les prochaines séances. Sans nécessairement adopter la puissance validée hier. Typiquement, la clôture japonaise, tôt ce matin, a propulsé le Nikkei (l’indice phare de l’archipel) sur ses plus basses valeurs depuis cinq semaines. En matière de politique monétaire, les deux banques centrales évoquées précédemment (respectivement pour la Suisse et l’Angleterre) devraient opter pour le statu quo. Pas de quoi, en somme, éclipser les biais négatifs évoqués ces dernières semaines et rappelés en introduction.
Mais surtout, la possibilité d’un véritable rallye de fin d’année semble désormais improbable. Insistons sur le mot « véritable». A moins que l’on se contente de commenter, inutilement, un rebond de (par exemple…) 200 points DAX durant la dernière semaine de décembre. Concernant l’indice allemand, justement, nous travaillerons avec nos clients au travers d’un point de confluence fixé ce matin à 10 670. Sous ce niveau, nous continuerons de maintenir notre préférence nettement baissière pour nos opérations de Scalping. A l’image de notre Live Trading d’hier que vous pouvez d’ailleurs consulter via ce lien :
https://goo.gl/aAh9fBIl s’agissait de notre séance mensuelle ouverte à tous, donc également diffusée en replay. Pour rappel, en cas d’accélération baissière sous les 10 670, nous nous focaliserons essentiellement sur quatre supports. Le dernier nous parait excessif pour les prochains jours : 10 500, 10 340, 10 190 et 10 050. Bien que notre préférence soit (à nouveau) de scalper à la baisse l’indice allemand aujourd’hui sous ce confluent, évoquons quand même les deux résistances centrales au-dessus de ce point-clé : 10 715 et 10 780.
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09
Déc
Pour la séance du jour, c’est une fois de plus les matières premières qui seront au cœur des préoccupations. En effet, l’effondrement des cours a provoqué la panique sur de nombreuses places boursières. En conséquence, l’ensemble des bourses asiatiques et américaines ont clôturé en territoire négatif. Outre le sujet des matières premières, c’est la Grèce qui risque de faire son retour sur la scène internationale. Le directeur de l’agence des privatisations, Sterigios Pitsiorlas, a indiqué que son pays risque de manquer son objectif de privatisation en 2016. Par ailleurs, le Premier ministre, Alexis Tsipras, a fustigé le financement du FMI en expliquant que ce dernier « n’était pas nécessaire ». Décryptage.
La Grèce est de nouveau sous les projecteurs !
Comme évoqué en introduction, la Grèce risque de redevenir un sujet d’inquiétude en Europe. En effet, Le directeur de l’agence des privatisations, Sterigios Pitsiorlas, a déclaré qu’ »Il est possible que nous nous approchions des 3 milliards d’euros de recettes (de privatisations), mais le scénario le plus probable est que nous réussissions à lever environ 2 milliards d’euros en 2016″. Pour explication, le plan de sauvetage financier accordé à la Grèce prévoit que le Fonds de développement des actifs de la République hellénique (l’agence des privatisations), doit lever 3,7 milliards d’euros en 2016 et 1,3 milliard d’euros en 2017.
En ce qui concerne les entreprises, Le groupe minier Anglo American souffre de la chute des prix des matières premières. En conséquence, le producteur minier a annoncé une lourde restructuration de son groupe. En effet, le cinquième groupe minier mondial prévoit de réduire sa masse salariale de 63% et de céder 60% de ses actifs. En outre, l’entreprise a décidé de ne pas verser de dividende en 2015 et 2016. Par ailleurs, la note de crédit d’Anglo American risque d’être dégradée à en croire les dires du directeur financier. D’après René Médori, directeur financier du groupe, « Aux cours actuels (des matières premières) au comptant, nous ne répondons pas aux critères de la note d’investissement de qualité (investment grade) ».
Au chapitre des matières premières, le pétrole sera une fois de plus au zénith de l’actualité. En effet, la chute des prix a été causée par de multiples éléments. La vigueur du dollar, l’absence de consensus au sein de l’OPEP et une demande mondiale atone sont les principaux facteurs explicatifs. En outre, la publication des stocks de pétrole aux États-Unis fera l’objet d’une attention particulière de la part des investisseurs. D’un point de vue technique, la tendance est foncièrement baissière. Nous avons un biais baissier sur le contrat WTI et pensons qu’il pourrait rallier 36,60$ à court/moyen terme.
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09
Déc
Le WTI cote au moment de l’écriture de cette analyse à 37,80$ le baril. Le Brent, à 40,95$. Les valeurs du secteur pétrolier (comme Total) sont également en chute libre, entrainant de vives inquiétudes sur l’ensemble des places boursières mondiales. Wall Steet, Asie et ce matin Europe … les marchés effacent les progrès enregistrés hier. Et pour cause, la réunion tant attendue de l’OPEP n’a finalement débouché sur aucun accord quant au plafond de production du cartel, contrairement aux premières informations parues dans la presse spécialisée. Décryptage.
Des cours en chute libre
L’intégralité du calendrier économique semble dominée par ce vecteur. Et ce, alors que les données diffusées dans le courant de la nuit par le Japon et la Chine sont globalement bonnes. Notre attention se porte notamment sur les importations chinoises qui reculent moins violemment qu’attendu par le consensus. Pas de quoi, pour autant, effacer les craintes de ralentissement économique du géant émergent, particulièrement gourmand quant à ses importations de matières premières énergétiques dédiées à alimenter son secteur industriel polluant mais indispensable à sa croissance. Il s’agit tout de même de la cinquième contraction mensuelle consécutive. Côté japonais, l’archipel enregistre une croissance d’1,0% en rythme annuel et ce, alors que la précédente estimation faisait état d’un recul de 0,8%.
L’OPEP n’a donc plus de plafond de production, si l’on en croit les premières confirmations. Les raisons invoquées restent floues et reposent essentiellement sur l’entrée du nouveau acteur majeur que nous commentions largement à l’occasion des négociations sur son programme nucléaire : l’Iran. La levée des sanctions économiques occidentales particulièrement attendue pour 2016 va clairement permettre à la république islamique d’entamer son grand retour en tant qu’exportateur majeur et pétrolier. Les opérateurs boursiers tablent donc sur une baisse des cours pétroliers à court terme, malgré la pression que cette tendance fait subir à certains producteurs comme le Venezuela, totalement anéanti économiquement. Et pour cause, le pays possède les plus grandes réserves de pétrole brut au niveau mondial et en tire l’essentiel de ses revenus.
Mais les cours actuels ne lui permettent plus d’atteindre le seuil nécessaire pour que ses exportations pétrolières soient rentables. La Russie en souffre également. A moyen terme, de telles cotations vont clairement entrainer des fermetures de puits et de raffineries au niveau mondial, créant un impact haussier sur les prix. Nous tablons sur un prix unitaire moyen de 55$ par baril de brent pour la fin 2016. Précisons que les cours actuels du WTI sont au plus bas depuis 2009, dans un contexte où la demande mondiale s’affaiblit en grande partie à cause du ralentissement économique des émergents. Côté DAX30, nous continuerons donc de travailler aujourd’hui avec nos clients au travers d’un confluent fixé sur les 10 865 points (50,0% de Retracement de Fibonacci de moyen terme).
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07
Déc
Avant toute chose, et comme il est souvent de coutume ici : précisons que les résultats du premier tour des élections régionales en France n’auront qu’un infime impact sur les cotations européennes. Cette précision n’est pas forcément évidente pour l’ensemble des opérateurs particuliers dans la mesure où nous sommes submergés par ce sujet précis (et c’est tout à fait normal) par les médias généralistes. Seuls, éventuellement, les résultats du second tour pourraient avoir un impact un peu plus important. Mais toujours dans des proportions très limitées. Sans aucune considération politique, précisons objectivement que le FN est mal perçu par le milieu des affaires. Ce matin, donc, nous détaillerons les véritables biais pour ce début de semaine. Décryptage.
Inutile de se focaliser sur les élections régionales
La séance se voudra surtout orientée par le pricing d’informations passées, déjà diffusées et traitées en fin de semaine dernière. Et en particulier par les bons chiffres de l’emploi américain. Rappelons ici que le secteur non agricole US a enregistré 211 000 créations de postes au mois de novembre (publication diffusée à 14h30, vendredi dernier). Cette information condamne une bonne fois pour toute, de notre point de vue, la hausse des taux US par la Fed à l’occasion de la conférence de presse de Janet Yellen, le 16 décembre prochain. Cette date approche à grands pas, et sauf levier géopolitique « imprévu » … l’information devrait être le dernier driver de l’année.
Autre information qui continue d’être contenue dans les prix par les opérateurs en ce début de semaine : le statu quo de l’OPEP quant à ses quotas de production. Cette décision continue de peser à la baisse sur les actifs pétroliers, tant pour les cours de Brent et de WTI que pour les actions du secteur comme Total. Rappelons surtout le troisième et dernier biais : la BCE. Malgré la puissance du mouvement baissier engendré par des décisions décevantes (et en particulier le maintien des fonds alloués au « QE », sans la moindre augmentation), l’information perd peu à peu de son impact. Logique, le temps passe ; les opérateurs optent pour un rebond bien mérité dès les premières heures de cotation.
Le calendrier économique de ce lundi est totalement intéressant, peu d’éléments sont à souligner. Néanmoins, la séance asiatique de cette nuit sera marquée par la diffusion du PIB japonais et de la balance commerciale chinoise. Deux publications pouvant clairement perturber les cotations occidentales à l’ouverture demain, au travers d’un possible gap baissier. Une approche prudente implique d’être liquide ce soir, avant la clôture américaine. D’ici là, nous opterons pour un biais haussier sur l’indice allemand (DAX30) au travers d’opérations de Scalping abattues au-dessus du point de confluence fixé à 10 865 : soit les 50% de Retracement de Fibonacci de moyen terme.
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04
Déc
À l’image de cette semaine, la séance du jour sera riche et agitée sur le plan macroéconomique. En effet, la communauté des investisseurs attend de pied ferme les chiffres de l’emploi américain du secteur privé. D’après le consensus établi par Bloomberg, les opérateurs s’attendent à 200 000 créations d’emplois et à un taux de chômage stable. En Europe, nous attendrons 11h00 pour prendre connaissance de la croissance du PIB au 3eme trimestre et 18h00 pour un nouveau discours de Mario Draghi. Bien sûr, ce dernier a fortement déçu les marchés hier. En conséquence, les places américaines et asiatiques ont clôturé en territoire négatif. Décryptage.
Les « mesurettes » de Mario déçoivent !
Comme évoqué en introduction, la BCE a choisi de ne pas augmenter le montant de ses rachats d’actifs. En revanche, Mario Draghi, annoncé un prolongement du QE jusqu’en mars 2017. En effet, le président de la BCE a expliqué que « Nous avons décidé d’étendre le programme d’achats d’actifs. Les achats mensuels de 60 milliards d’euros dans le cadre du programme d’achats d’actifs sont désormais destinés à courir jusqu’à la fin mars 2017 ou au-delà si nécessaire, et dans tous le cas jusqu’à ce que le Conseil des gouverneurs constate un ajustement durable de la trajectoire d’inflation correspondant à son objectif d’une inflation inférieure à mais proche de 2% à moyen terme. ».
Au chapitre des entreprises, c’est BNP Paribas qui fait l’actualité. En effet, à l’image de Société Générale, la banque BNP Paribas, souhaite, elle aussi, se digitaliser. En conséquence, la filiale belge de la banque française va supprimer environ 1 050 postes. En France, la banque a décidé de supprimer 102 agences, soit environ 5 % de son réseau. D’après, BNP, le concept de digitalisation est « un plan d’investissement pour adapter les services ». En outre, Standard & Poor’s a placé la note de la banque française sous surveillance négative. L’agence de notation a pointé l’absence de clarté du groupe sur ses besoins en TLAC (ratio réglementaire de Total Loss Absorbing Capacity).
Concernant les matières premières, tous les regards seront tournés vers la réunion de l’OPEP à Vienne. Alors que le consensus prévoyait un maintien de la position du cartel, les rumeurs de discussions prennent de plus en plus d’ampleur. Cependant, la tension est palpable à l’approche de la réunion car l’Irak, l’Iran et la Russie ont fermement rejeté l’idée saoudienne d’une réduction de la production de pétrole. En outre, les opérateurs ont profité de l’affaiblissement du dollar pour acheter massivement de l’or noir. En conséquence, les cours du pétrole ont terminé en hausse de 3% hier soir.
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