Viewing posts categorised under: Analyse marchés
27
Jan
La séance du jour sera une fois de plus marquée par la Fed. Certes, Janet Yellen n’organisera pas de conférence de presse, mais les opérateurs attendront de pied ferme la publication de son communiqué à 20h. Bien sûr, le consensus s’attend à ce que la Fed laisse sa politique monétaire inchangée. En outre, nous prendrons connaissance des ventes de logements neufs (aux États-Unis) à 16h00 et des stocks hebdomadaires de pétrole à 16h30. En Asie, les principales places boursières ont clôturé en ordre dispersé. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 2,72 % à 17 163,92 points dans le sillage des prix du pétrole et de Wall Street. Enfin, Facebook, Ebay, Texas Instruments et Boeing publieront leurs résultats trimestriels.
Comment lutter contre la baisse des prix du pétrole ?
En matière de macroéconomie, c’est la Fed qui fera l’actualité. En effet, comme évoqué en introduction, la Réserve fédérale américaine publiera sa décision de politique monétaire à 20h. Globalement, les investisseurs s’attendent à ce que les taux des Fed Funds restent dans la fourchette de 0,25 % à 0,50 %. Bien sûr, les analystes seront attentifs au communiqué de presse afin de se faire une idée du rythme auquel les taux seront relevés dans les prochains mois. Du côté des marchés, nous pensons que la prudence va dominer la majeure partie de la journée. Cependant, la publication des stocks hebdomadaires de pétrole est susceptible d’apporter un peu de volatilité sur les places européennes et américaines.
Au chapitre des entreprises, Procter & Gamble a fait état d’un bénéfice net de 3,21 milliards de dollars pour le 4eme trimestre, soit une hausse de 35% par rapport au même trimestre de l’année 2014. Concernant le bénéfice par action, celui-ci s’établit à 1,12 $. En revanche, le chiffre d’affaires ressort en baisse de 8,5 % à 16,92 milliards de dollars. Bien sûr, le numéro un mondial des produits de grande consommation a réduit ses coûts de manière significative pour améliorer ses résultats. En outre, le groupe a su se recentrer sur les business profitables en allégeant son portefeuille d’activités. Cependant, P&G reste pénalisé par la vigueur du dollar, puisque ce dernier devrait amputer le chiffre d’affaires annuel de 7% sur l’exercice 2016.
Sur le front des matières premières, les propos du ministre qatari de l’Energie ont aidé les cours à sortir de l’ornière. En effet, le brut léger américain a clôturé en hausse de 3,66 % à 31,45 $ le baril hier à la bourse de New-York. Mohammed al Sada, ministre qatari de l’Energie, a déclaré dans un communiqué que « Le prix actuel du pétrole n’est pas tenable et cela devrait conduire à des changements ». Cette déclaration confirme les rumeurs de discussion entre la Russie et l’OPEP. En effet, d’après la direction de l’entreprise Lukoil, » La Russie aurait intérêt à se joindre à l’Opep pour diminuer la production car l’industrie pétrolière russe est en état de survie et est même contrainte de diminuer l’activité de forage ».
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26
Jan
Face à la forte baisse des indices mondiaux ce matin, nous sommes dans le pur maintien de nos précédentes analyses : la consolidation occidentale de fin de semaine, assurée par les propos de Draghi et les rumeurs sur la BoJ, est clairement terminée. Comme prévu, en ce début de semaine, nous allons pouvoir retrouver une trame violemment baissière à l’image de la globalité de ce début d’année. Et pour cause, tant le Brent que le WTI retombent sous les 30$ le baril, entrainant dans leur sillage la locomotive des indices occidentaux (le S&P500) très nettement sous sa résistance surveillée ces derniers jours à 1 900 points. Décryptage.
Le retour des grands axes fondamentaux
L’Irak a annoncé il y a quelques heures que sa production de pétrole avait battu un nouveau record en décembre 2015. L’exécutif local se montre d’ailleurs favorable à augmenter la production nationale. Si certains y voient un retour très relatif à la normalité pour ce pays ravagé par la guerre depuis 2003, la plupart des opérateurs boursiers se contentent surtout d’accentuer le risque de surproduction au niveau mondial, donc d’offre très largement excédentaire face à des importateurs de plus en plus fragiles (dont la Chine). De quoi pousser à nouveau le Brent et le WTI sous leur seuil symbolique de 30$ le baril et dans leur sillage l’intégralité des indices mondiaux, à l’image de ces deux dernières semaines.
Ainsi, les deux indices boursiers chinois ont globalement perdu 5% dans le courant de la nuit, provoquant un gap baissier sur les indices européens à 8h00. Nous accentuons, à nouveau, notre trame baissière. Au-delà de nos opérations de Scalping réalisées avec nos clients sur le DAX30 hier, nous avons pu le vivre avec le Take Profit touché sur l’or, traité en séance de Live Trading en guise de valeur refuge face à cette trame sombre et clairement négative sur les valeurs jugées plus spéculatives comme les indices boursiers. Nous travaillerons aujourd’hui sur l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 710 points. Pour autant, nous surveillerons les publications des entreprises américaines comme potentiel contre-levier.
Et pour cause, la saison de publication des résultats trimestriels US va clairement s’accélérer aujourd’hui avec la diffusion peu après la clôture de Wall Street des données du mastodonte Apple pour le T4 2015. Avant l’ouverture de la place centrale américaine, nous surveillerons les publications de Procter & Gamble, 3M, Johnson & Johnson et DuPont. D’autant que le calendrier économique de ce mardi se montre relativement inintéressant : les rares publications américaines pourraient d’ailleurs ne pas être diffusées à cause de la fermeture de certaines administrations sur la côte Est américaine (« Snowzilla »).
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25
Jan
En fin de semaine dernière, nous insistions sur la fragilité de la consolidation provoquée par les propos accommodants de Draghi (et son rendez-vous donné aux opérateurs pour mars). Puisque le calendrier économique se montre extrêmement léger pour ce 25 janvier, à l’image de la plupart des lundis, nous maintenons notre préconisation de la fin de semaine : celle d’un retour aux fondamentaux sombres et négatifs développés ces quatre dernières semaines. La valeur du pétrole sera notamment au centre de nos attentions avant la diffusion des taux d’intérêts américains, mercredi à 20h00 (le statu quo devrait l’emporter). Décryptage.
Retour aux fondamentaux !
Mais dans l’immédiat, l’IFO allemand vient tout juste d’être diffusé (à 10h00). Un nouveau recul (à 107,3) laisse présager un impact renforcé quant au recul économique de la Chine et ses conséquences sur l’économie allemande. C’est un lien direct avec la trame orientée par la baisse des matières premières, par le risque déflationniste associé et par le ralentissement des émergents. Typiquement, sur l’indice allemand, nous opterons pour un retour de notre préférence baissière quant à nos opérations de Scalping pour ce lundi sous le point de confluence fixé à 9 785 points. Rappelons également que l’attention des opérateurs se focalise sur la BoJ depuis la fin de semaine dernière : la banque centrale japonaise serait tentée, selon certaines rumeurs, d’agir à nouveau au travers de nouvelles mesures ultra-accommodantes pour soutenir l’inflation au sein de l’archipel.
Rien de bien nouveau en somme : la trame reste globalement fixée sur les mêmes fondamentaux négatifs, partiellement contrebalancés par les attentes monétaires. Les premiers mouvements encaissés ce matin par les indices occidentaux témoignent de cette forte probabilité d’un retour de la trame négative. A l’image du canal ascendant sur le DAX30 (sur lequel nous travaillions vendredi, en M30) et qui est en train de céder sous la pression des Bears. Nous aurons l’occasion de mettre à jour notre contexte technique sur le DAX30 pour aujourd’hui via TradeBeat, en amont du
Good Morning Market. Qui plus est, le discours de Mario Draghi (à 19h00) n’aura clairement pas la même portée que la conférence de presse de jeudi dernier.
Attention, en parallèle, à la lecture de la balance commerciale nippone diffusée ce matin. Elle fait état de l’un des meilleurs excédents commerciaux du pays depuis 2011, mais au travers d’un recul plus violent que prévu des exportations. Et pour cause, la baisse est de 8,0% en rythme annuel, en sachant que les exports représentent l’un des axes les plus importants de l’économie du pays. On peut aisément associer ce recul à la baisse des voisins émergents, et en premier lieu de la Chine. In fine, de quoi renforcer la trame contextuelle autour du couple Chine/pétrole. Peu à peu, nous aurons l’occasion de voir d’autres pays frappés de plein fouet par cette même trame, à l’image de la Russie qui vient d’annoncer via des données provisoires un recul de 3,7% de son économie en 2015, suite à l’effondrement des cours pétroliers et gaziers.
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22
Jan
La dernière séance boursière de la semaine sera marquée par une salve de statistiques économiques et les banques centrales. En effet, les propos accommodants de Mario Draghi et les perspectives d’une extension du QE ont aidé les indices européens et américains à rebondir. En Asie, l’ensemble des places boursières ont clôturé en territoire positif. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 5,88 % à 16 958,53 points dans le sillage des places américaines, du rebond des prix du pétrole et grâce aux propos du président de la Banque Centrale Européenne (BCE). En outre, le vice-président chinois, Li Yuanchao, a indiqué que Pékin adoptera prochainement une série de mesures afin de rassurer les investisseurs sur le ralentissement économique en Chine.
Quand la BCE défie les lois du marché…
Comme évoqué en introduction, Mario Draghi, président de la BCE, a déclaré que l’institution va revoir et reconsidérer sa position en matière de politique monétaire au mois de mars car « Au commencement de la nouvelle année, les risques baissiers se sont encore accrus dans un contexte d’incertitude renforcée sur les perspectives de croissance des économies émergentes, sur la volatilité des marchés financiers et de matières premières et sur les risques géopolitiques ». Concernant l’inflation, le président de la BCE, a expliqué que les taux devraient rester « très bas voire négatifs dans les prochains mois ».
Au chapitre des entreprises, EDF a annoncé son intention de supprimer entre 2 300 et 4 200 postes en France d’ici à 2018. Pour l’électricien public, « Cette gestion des ressources s’inscrit dans un environnement marqué par une concurrence accrue et des conditions de marché défavorables en France et en Europe qui nécessite une adaptation de l’entreprise ». En effet, le groupe doit faire face à la chute des prix de l’énergie et à une concurrence intensive. Pour preuve, le groupe, dont l’État est actionnaire à hauteur de 85 %, prévoit de perdre entre 59 et 78 % de ses parts de marché auprès de ses clients professionnels entre 2016 et 2019.
Sur le front des matières premières, l’Agence Internationale de l’Energie (EIA) a, une fois de plus, fait état de stocks hebdomadaires de pétrole supérieurs aux attentes à 3,98 millions de barils. Outre ce fait majeur, le ministre vénézuélien du pétrole, Eulogio del Pino, a déclaré que la situation sur le marché du pétrole est « désolante ». Pour lui, les pays membre et non-membre de l’OPEP « ont besoin d’une baisse de production qui permettrait une stabilisation des cours dans un premier temps ». Enfin, à l’image d’Emmanuel Ibe Kachikwu, ministre nigérian de l’énergie, Eulogio del Pino, souhaite organiser une réunion extraordinaire entre les pays de l’OPEP afin de trouver un accord sur une baisse de la production.
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19
Jan
Nous maintenons notre appel à la prudence ce matin. Et pour cause, les chiffres chinois sont mauvais (mais pas catastrophiques pour autant) et semblent inciter les opérateurs asiatiques et européens à tabler sur de nouvelles mesures de soutien de la banque centrale chinoise (ou « PBoC »). Pour autant, ces attentes peuvent très rapidement s’essouffler car fragile, laissant la place à nouveau à un recul des indices occidentaux. D’autant que nous maintenons notre point de confluence fixé hier sur l’indice allemand (9 635) ; il se situe à seulement une quarantaine de points des cotations actuelles au moment de l’écriture de ce mémo. Décryptage.
Maintien de notre appel à la prudence
La Chine enregistre donc une croissance de 6,8% en glissement annuel : en phase avec le consensus. Pour autant, il s’agit concrètement du plus mauvais résultat enregistré par l’économie chinoise depuis 2009. Sur l’ensemble de 2015, le taux de croissance passe donc à 6,9%. Là aussi les chiffres parlent d’eux-mêmes puisqu’il s’agit du pire taux depuis 1990. Les ventes au détail, les investissements dans les zones urbaines et la production industrielle reculent également modestement. Globalement en phase, là aussi, avec le consensus. Des chiffres maussades en somme, mais plutôt attendus. Mais surtout, ces publications soulèvent pour une énième fois les attentes de mesures de soutien envers la PBoC de la part des opérateurs.
Or, la banque centrale chinoise n’a plus beaucoup de cartes à sa disposition pour soutenir le géant émergent, dans la mesure où elle est intervenue à plusieurs dizaines de reprises en l’espace de neuf mois pour ces mêmes visées. En parallèle du petit rebond des indices occidentaux (surtout acté par le gap d’ouverture et relativement peu par les mouvements enregistrés depuis 9h00), le pétrole (Brent & WTI) rebondit très légèrement. Méfiance avec cette petite hausse matinale qui semble bien fragile et relativement illégitime. D’autant que rien n’indique que les attentes du marché influenceront réellement la PBoC.
Nous ne reviendrons pas spécialement sur l’inflation allemande : globalement en phase avec le consensus, bien que dans ce cas aussi le résultat dévoilé ne fasse pas rêver les opérateurs quant à la « réussite » de la politique monétaire de la BCE. Pour autant, seuls le ZEW (à 11h00) et l’inflation de la zone euro (11h00 également) attireront notre attention avant les propos de Mark Carney (13h00). Les biais baissiers restent toujours aussi puissants : nous vous appelons donc à la prudence face à ce petit sursaut qui a encore tout à prouver pour convaincre les opérateurs quant à un possible rebond. Pour l’heure nous préfèrerons attendre le retour sous le confluent pour acter de nouvelles opérations de Scalping, à la baisse, sur l’indice allemand.
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18
Jan
Bien que le calendrier économique de ce lundi 18 janvier ne présente aucun intérêt réel, les dossiers à surveiller demeurent nombreux. Et pour cause, la pression baissière sur les valeurs pétrolières est fortement maintenue en ce début de semaine grâce à l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire iranien. Validé le 14 juillet 2015, les premières sanctions sont officiellement levées depuis dimanche. Barack Obama a notamment loué hier cette avancée diplomatique, tout en se montrant prudent. Même son de cloche côté iranien, avec le président Hassan Rohani. Décryptage.
Iran, Chine, Etats-Unis…
Actuellement, l’Iran n’exporte que 50% des barils pouvant être produits par son industrie pétrolière. Après treize années de fortes tensions diplomatiques autour du programme nucléaire du pays, et suite à l’accord historique du 14 juillet que nous couvrions à l’époque, il faudra compter sur l’Iran comme un nouvel acteur de premier plan pour le secteur pétrolier mondial. L’offre doit donc encore s’accentuer alors que la demande reste toujours aussi maussade (et toujours largement influencée par le ralentissement économique des grands émergents, dont la Chine). L’exécutif iranien vient d’annoncer qu’il devrait désormais exporter 1 million de barils par jour (contre 500 000 actuellement).
Conséquence directe : les places du Golfe ont fortement reculé cette nuit (plus de 5% de baisse pour la plupart des Bourses locales). De plus, sous l’impulsion associée des volumes asiatiques, le Brent et le WTI retrouvent leurs plus basses valeurs depuis 2003. Au moment de l’écriture de ce mémo, le Brent cote 28,50$ et le WTI 30,00$. Pour rappel, la pression baissière maintenue sur les valeurs pétrolières déstabilise fortement les indices mondiaux. Ces mêmes indices, paradoxalement, ne devraient pas connaitre une volatilité incroyable aujourd’hui : ce lundi est férié aux Etats-Unis (Martin Luther King Day).
Mais surtout, nous vous rappelons que le PIB chinois pour le quatrième trimestre 2015 sera diffusé cette nuit, en pleine séance asiatique. Un grand appel à la prudence est donc lancé ce matin : nous chercherons notamment à être liquides sur le DAX30 à la fin du Live Trading de ce lundi (un gap d’ouverture pouvant facilement se manifester dans ce contexte, demain matin). Sur l’indice allemand, justement, nous travaillerons aujourd’hui au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 635 avec une nette préférence baissière pour nos opérations de Scalping sous ce niveau.
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15
Jan
Aux Etats-Unis, nous assisterons en début d’après-midi à l’annonce des ventes au détail et des prix à la production pour le mois de décembre. Toujours en début d’après-midi, nous prendrons connaissance de l’indice Empire State de la Fed de New York pour le mois de janvier. Ensuite, à 15h15, nous aurons les chiffres de la production industrielle. Enfin, la journée s’achèvera avec l’indice de confiance du consommateur de l’université du Michigan. Par ailleurs, l’ensemble des places asiatiques ont clôturé en territoire négatif ce matin. Décryptage.
Et ce n’est qu’un début…
Comme évoqué en introduction, la majeure partie des bourses asiatiques ont terminé dans le rouge. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en baisse de 0,54 % à 17 147,11 points dans le sillage des cours du pétrole. Même son de cloche en Chine, les bourses chinoises ont reculé en raison de la baisse des prêts bancaires. En effet, les banques chinoises ont accordé 597,8 milliards de yuans en nouveaux prêts au mois de décembre, contre 708 milliards de Yuans au mois de novembre, soit une baisse de 18,4 %. Cette chute met en exergue la faiblesse de la demande en investissement. Aux Etats-Unis, James Bullard, président de la Fed de St.Louis, a déclaré qu’il était préoccupé par les effets de la chute des cours pétroliers sur l’inflation.
Sur le front des valeurs, c’est le secteur automobile qui est au zénith de l’actualité. Alors que le constructeur automobile italo-américain, Fiat Chrysler Automobiles (FCA), est accusé d’avoir manipulé ses chiffres de ventes aux Etats-Unis, Renault aurait, lui aussi, fraudé aux tests d’émissions polluantes. D’après un responsable syndical de la CGT, des perquisitions de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ont eu lieu jeudi et vendredi dernier. Enfin, d’après Denis Baupin, vice-président écologiste de l’Assemblée Nationale, « l’anomalie est au moins d’un facteur de trois à cinq fois plus importante – que ce qui était attendu par rapport aux résultats des homologations ».
Au chapitre des matières premières, suite à la publication des stocks hebdomadaires de pétrole, les cours du WTI ont décroché pour retrouver le niveau de 30,48 $ le baril à la clôture du Nymex mercredi soir. Bien que les stocks de brut léger américain aient moins augmenté que prévu, les données de l’Energy Information Administration (EIA) ont mis en exergue une hausse significative des stocks d’essence et des produits distillés (diesel et fioul domestique). Quant à la séance de jeudi, celle-ci a été marquée par un léger rebond technique dû aux rachats positions à découvert et à l’expiration du contrat février sur le WTI. En conséquence, le contrat sur le brut léger américain a terminé en hausse de 2,36 % à 31,20 dollars.
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14
Jan
La trame baissière développée ces derniers jours ne cesse de se renforcer. Pour la première fois depuis début 2004, le Brent est tombé symboliquement sous la barre des 30 dollars le baril avant de se reprendre légèrement en ce début de matinée. Et ce, dans un contexte déjà fortement marqué par le ralentissement des émergents (en particulier de la Chine) et de risques déflationnistes au niveau mondial. Par ailleurs, la saison des résultats trimestriels US se poursuit aujourd’hui avec la publication de JPMorgan qui ouvrira le bal pour le secteur bancaire. Décryptage.
Mise à jour de la trame déjà développée ces derniers jours
Au moment de l’écriture de ce mémo, les marchés découvrent le PIB allemand pour 2015, diffusé par l’Office fédéral de la statistique : si le résultat est clairement meilleur que prévu (+1,7% contre une attente fixée à +1,6% et un précédent à +1,5%), la publication n’a pas le potentiel d’éclipser la trame traitée ces derniers jours et qui se renforce depuis hier après-midi. Et pour cause, les traditionnelles publications liées aux stocks de pétrole US ont largement accentué les craintes des opérateurs boursiers, au travers d’une envolée des réserves américaines.
Les stocks de la première puissance semblent pratiquement au plus haut, alors que l’offre est toujours très forte (suite à la fin des quotas imposée par le cartel de l’OPEP) et dans l’attente de l’arrivée de l’Iran sur le marché, du fait de la levée des sanctions internationales dans le courant du premier semestre 2016. Et bien sûr, la demande reste faible … avec le cas léthargique chinois. D’une manière générale, nous ne pensons pas que les publications économiques de ce 14 janvier (petite exception faite avec JPMorgan) puissent réellement influencer les opérateurs boursiers à un peu d’optimisme.
La trame est sombre et se renforce. C’est pourquoi nous observons la possible rupture de la zone 1 875 / 1 873 sur le S&P500 (comme évoqué hier soir sur TradeBeat) pour envisager un violent décrochage. Côté DAX30, le mouvement est d’autant plus évident : nous travaillerons avec un point de confluence fixé pour aujourd’hui à 9 825 points en optant évidemment pour une approche de Scalping fortement baissier et en respectant les supports tracés ces derniers jours à 9 825, 9 785, 9 710 et 9 635. De même, nous analyserons/renforcerons nos opérations longues sur le Vix et l’or, et short sur le café et le nickel.
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13
Jan
La séance du jour sera probablement marquée par les chiffres de la balance commerciale chinoise. En Asie, les places boursières ont clôturé en ordre dispersé. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 2,88 % à 17 715,63 points grâce aux chiffres du commerce extérieur chinois supérieurs aux attentes. En Chine, les bourses ont de nouveau chuté malgré un Yuan stable. En effet, des doutes persistent sur la capacité des autorités à restaurer le calme sur les marchés et la confiance dans l’économie. En Europe, nous prendrons connaissance à 11h des chiffres de la production industrielle en zone euro pour le mois de novembre. Du côté des États-Unis, nous assisterons à 16h30 à la publication des stocks de pétrole et du Livre Beige de la Fed à 20h.
À consommer avec modération…
Comme évoqué en introduction, la balance commerciale chinoise a fait état d’un excédent de 7 milliards de dollars à 60,09 milliards de dollars. Cependant, d’après l’administration des douanes chinoises, les exportations ont diminué de 1,4 % par rapport au mois de décembre 2014. Concernant les importations, celles-ci ont aussi baissé de 7,6 % en décembre. Par ailleurs, la PBoC a relevé pour la quatrième fois (en quatre jours) le cours pivot du Yuan à 6,5630 pour un dollar. En Europe, la chute des cours du pétrole ont un impact significatif sur les objectifs de la BCE. En effet, Peter Praet, chef économiste de la BCE a indiqué que malgré les répercussions négatives de la chute des cours pétroliers sur l’inflation, « Il faut poursuivre notre objectif, surtout lorsque les temps sont durs ».
Sur le front des valeurs, à l’image des entreprises du secteur pétrolier, British Petroleum (BP) a annoncé un programme de restructuration de 3,5 milliards de dollars. En effet, le groupe pétrolier et gazier va supprimer 4 000 postes, soit 5% de ses effectifs dans la branche exploration et production pétrolière. Bien sûr, la situation actuelle contraint les géants du secteur à réduire leurs investissements et à se restructurer. Pour rappel, les cours du pétrole évoluent sur des plus bas de 12 ans, à environ 30$ le baril. Enfin, d’un point de vue technique, le titre a perdu 40% de sa valeur depuis juin 2014 et reste orienté à la baisse. Pour conclure, nous avons un biais baissier sur l’action et pensons que celle-ci pourrait retrouver son niveau de juin 2010 à 2,98 livres sterling.
Au chapitre des matières premières, malgré un contexte catastrophique pour les pays producteurs et exportateurs de pétrole. L’OPEP a décidé de ne pas convoquer de réunion d’urgence. Toutefois, les voix dissidentes se font de plus insistantes car Emmanuel Ibe Kachikwu, ministre nigérian de l’Énergie, a déclaré lors d’une conférence à Abou Dhabi que « Nous avions dit que si le prix atteignait 35 dollars le baril, nous commencerions à examiner la convocation d’une réunion extraordinaire ». Évidemment, pour le Nigeria il est primordial que le cartel intervienne malgré le fait que l’OPEP ne « représente que 30 à 35% de la réalité du marché pétrolier » d’après M.Kachikwu.
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12
Jan
Pour la séance du jour, nous nous mettrons à l’heure anglaise. En effet, nous assisterons à 10h30 aux publications des chiffres de la production industrielle et manufacturière pour le mois de novembre. En outre, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Mark Carney s’exprimera à 15h15 sur les perspectives de l’économie anglaise. Aux États-Unis, nous prendrons connaissance à 16h du rapport JOLTS (Job Openings and Labour Turnover Survey) sur les nouvelles offres d’emploi. À l’image de ses homologues, Jeffrey Lacker, président de la Fed de Richmond, s’exprimera, lui aussi, sur l’état et les perspectives de l’économie américaine.
Une hausse des taux en mars ?
Bien sûr, le rapport JOLTS sera sans aucun doute très attendu par la communauté des investisseurs. Celui-ci fournit des informations sur les principales raisons du taux de chômage ainsi que les problématiques du marché de l’emploi par régions et par industries. Outre le rapport sur l’emploi, Dennis Lockhart, président de la Réserve fédérale d’Atlanta, a indiqué que les prochains relèvements des taux devront être justifiés par la performance économique du pays. « Je m’attends à ce que la performance économique justifie de nouveaux relèvements des taux en 2016 », a déclaré le président de la Fed d’Atlanta.
Au chapitre des entreprises, c’est le secteur pharmaceutique qui fait l’actualité. En effet, Shire Pharmaceuticals a fait l’acquisition de Baxalta International pour 32 milliards de dollars. Cette opération devrait permettre de réaliser près de 500 millions de dollars de synergies (réduction de couts et avantages fiscaux). En effet, le nouvel ensemble sera enregistré à Dublin (Irlande) afin de bénéficier d’un taux d’imposition de 16 à 17 % d’ici 2017, contre 23% aujourd’hui pour Baxalta. Enfin, la fusion des deux laboratoires va permettre au groupe de réaliser un chiffre d’affaires de 20 milliards de dollars dans les prochaines années et une croissance à deux chiffres.
En ce qui concerne les matières premières, le contrat WTI a battu un nouveau record. Les cours du brut léger américain ont clôturé en repli de 5,28 % à 31,41 $ le baril sur la séance d’hier. Outre le sujet de la surabondance des stocks et de la production, c’est la Chine qui préoccupe les investisseurs. En effet, Les bourses chinoises ont terminé en net recul lundi en raison des chiffres de l’inflation et des doutes sur la capacité des autorités à restaurer le calme sur les marchés financiers. Cependant, d’après Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), « les prix du pétrole pourraient commencer à monter fin 2016 ou début 2017 ».
Analyse proposée par XTB
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