Viewing posts categorised under: Analyse marchés
15
Fév
D’entrée jeu : immense appel à la prudence. En effet, les fondamentaux qui agitent à la hausse les indices mondiaux ce matin nous semblent extrêmement illégitimes et malsains. Et pour cause, les grands dossiers de fond ne sont en rien modifiés par les récentes publications asiatiques. Bien au contraire ! Rappelons tout de suite que le PIB japonais (troisième puissance économique mondiale) est en recul d’1,4% en rythme annuel (T4 2014 au T4 2015) selon les données dévoilées cette nuit. Dans la foulée, certains remarqueront que l’excédent commercial chinois est meilleur qu’attendu : c’est purement illusoire comme nous le développons souvent ici. Décryptage.
Immense appel à prudence
Ce dernier indicateur économique fait état d’un excédent de 63,3 milliards de dollars contre une attente fixée à 58,85 et un précédent mensuel à 60,10. Or, comme toujours, le diable se cache dans les détails. La Chine (deuxième puissance économique mondiale) voit ses importations reculer bien plus vite (comme souvent) que ses importations, justifiant une différence (cet excédent) nettement positive. Dans les faits, entre janvier 2015 et janvier 2016, le pays voit ses importations reculer de 18,8%. C’est colossal à l’échelle de ce pays dont l’économie est essentiellement orientée sur son industrie gourmande en matières premières qu’elle importe massivement. Il y a là, à nouveau, le marqueur très affirmé d’un violent ralentissement dans le pays.
Quant aux exportations, il est évident qu’un recul de 11,2% sur la période considérée n’est pas non plus de bon augure. Mais c’est précisément parce-que les importations reculent nettement plus vite que les exportations que l’excédent semble bon. Intuitivement, le recul des importations de ce jour se ressentira d’autant dans les exportations de demain. Le contexte asiatique demeure exécrable. Dès lors, d’où vient le petit rebond actuel ? De trois éléments de notre point de vue. Le yuan évolue actuellement sur ses plus hauts niveaux de l’année, éclipsant partiellement les données précédemment évoquées. Or, cette valeur du yuan risque d’être ponctuelle face à des éléments fondamentaux édifiants dans le temps. Le bluff ne peut pas durer longtemps. Attention à « la poudre aux yeux ».
Même son de cloche concernant le petit rebond des valeurs pétrolières soutenant également, et artificiellement en ce début de semaine, les indices. Certains opérateurs boursiers en profitent clairement pour acheter les indices sur les niveaux-clés et historiques de supports indiqués ces derniers jours ici, sur le DAX30 et le S&P500. La deuxième raison est donc technique. Et la troisième n’étonnera pas nos lecteurs les plus fidèles : les chiffres catastrophiques nippons encouragent les opérateurs à tabler sur … une nouvelle action de la banque centrale (BoJ). A nouveau, rappelons que ces fameuses banques centrales agitent souvent une trame nettement baissière sur les indices au travers de seuls espoirs. Toujours est-il que pour la séance de ce lundi, nous vous appelons à la prudence. Nous aurons l’occasion de travailler sur l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 115 points.
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11
Fév
Inutile de revenir en détail sur les causes maintes fois soulevées ici de l’énorme claque baissière enregistrée depuis ce matin sur les indices. Hier, en Live Trading, nous insistions sur le fait que Yellen (à l’image de Draghi, voilà trois semaines) risquait de créer un peu de respiration, de consolidation, sur les marchés. Et ce, au sein d’une trame très nettement baissière et éclipsant rapidement ce type de propos ponctuels. De notre point de vue, seules les banques centrales semblent avoir encore un peu de pouvoir pour freiner ponctuellement la chute des indices. Tant mieux, il s’agit d’en profiter pour mieux se replacer. Décryptage.
Enième, énième, énième accélération de la trame baissière !
Tout le rebond enregistré hier sur les indices occidentaux s’est concentré en amont du discours de Yellen. C’est très net et très symbolique : autant ne pas tourner autour du pot, la patronne de la Fed n’a rien annoncé de transcendant. Mais nous commençons cependant à voir une tentative un peu désespérée de sa part, dans sa communication. En estimant publiquement qu’il n’est pas encore temps d’accélérer le resserrement de la politique monétaire américaine du fait d’un ralentissement mondial, Yellen joue un mauvais jeu. Les véritables causes de l’impossibilité de relever à nouveau les taux à court/moyen terme sont surtout américaines.
Les fondamentaux économiques des Etats-Unis sont mauvais. On le voit chaque mois et il va être de plus en plus tentant pour la Fed de pointer du doigt la Chine, dès lors coupable des tous les maux économiques américains, voire mondiaux. La Chine est clairement le bouc émissaire idéal pour justifier un statu quo américain. Certes, cette tentation est en partie légitime mais, en partie seulement. Après tout, qu’importe. Notre trame ne cesse de se renforcer et au moment de l’écriture de cette analyse, nous venons de casser un nouveau point bas sur le DAX renvoyant à octobre 2014. Un niveau absolument essentiel qui parlera clairement aux habitués du Live Trading.
En effet, les 100,0% de Retracement de Fibonacci de long terme (d’octobre 2014 à avril 2015 via une tendance primaire haussière tracée en D1) se situent à 8 585 points. Nous n’y sommes pas diront certains, c’est vrai (8 700 points à 10h25). Certes, mais le niveau n’a jamais été aussi proche et la tendance baissière des indices devient critique mais encore une fois parfaitement légitime : la bulle spéculative alimentée par les planches à billets se dégonfle, appuyée par de mauvais fondamentaux économiques. Ce n’est en rien catastrophique et nous n’aimons pas jouer aux Cassandre. C’est pourquoi, pour cette séance, nous continuerons bien évidemment de scalper à la baisse l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 8 920 points, tout en surveillant le comportement de la locomotive occidentale (S&P500) face à la zone 1 800 / 1 810. Un dernier mot : les fondamentaux économiques nous semblaient plus sains début 2013 (donc récemment), le DAX était alors à 7 700 points en janvier/février.
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09
Fév
Avant toute chose, précisons que le calendrier économique de ce mardi est globalement vide. Autrement dit, les mêmes grands biais boursiers traités ici depuis plus de six semaines seront clairement à l’œuvre. Au-delà du contexte pétrolier et des tensions asiatiques, nous reviendrons surtout en séances aujourd’hui sur l’importance technique des niveaux (supports) qui sont en cours de rupture sur l’ensemble des grands indices habituellement traités. Et pour cause, la rupture de ces zones profite grandement à notre trame négative bien qu’il soit difficile de s’en réjouir tant les sujets inquiétants se multiplient. Décryptage.
« Éternel » renforcement de la trame
Cette nuit, les indices asiatiques sont clairement entrés dans une nouvelle accélération baissière. Citons par exemple le Nikkei 225 (principal indice japonais) qui a encaissé une baisse de 5,4%. La devise nippone n’est pas en reste avec un nouveau point haut de quinze mois, touché face au dollar américain. Côté chinois, rappelons que les fêtes du nouvel an lunaire paralysent l’activité. En Occident, notre attention se portera sur ce que nous appelons traditionnellement « la locomotive », à savoir le S&P500. Tout maintien sous les 1 850 points entretiendra clairement la pression baissière quotidienne sur les valeurs hautement corrélées comme le DAX30.
Précisément, sur l’indice allemand, nous travaillerons aujourd’hui au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 115 points. Les niveaux identifiés pour cette semaine et qui nous servirons de supports et de résistances sont particulièrement éloignés comme nous le verrons en séances quotidiennes. En effet, l’indice allemand a passé très peu de temps sur les cotations actuelles, dans son histoire boursière. Autrement dit, peu de chandeliers japonais ont pu s’accumuler sur les niveaux considérés. Il faudra donc, plus que jamais, s’adapter à ce contexte explosif au travers d’une très nette préférence baissière pour nos opérations de Scalping.
Côté Vix, suite au gros Take Profit touché hier (sur l’opération ouverte jeudi dernier), nous chercherons à nous replacer en respectant globalement les mêmes niveaux d’entrée, de Take Profit et de Stop Loss via une nette préférence haussière à moyen terme (compte tenu de notre approche baissière sur les indices occidentaux et en particulier sur le S&P500). Les secteurs bancaires européens seront à nouveau sous très haute pression, suite aux récents reculs enregistrés face aux déboires italiens que nous traitions en fin de semaine dernière. Côté DAX30, nous surveillerons en particulier Deutsche Bank : mastodonte bancaire européen ayant les « ratios capitalistiques les plus faibles de l’ensemble des grandes banques mondiales » comme le rappelle à juste titre ce matin John Wiburg d’Investir (Les Echos).
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08
Fév
La semaine, sous haute tension, sera marquée par la fermeture des marchés chinois en raison du Nouvel An lunaire. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 1,10 % à 17 099,01 points dans le sillage de la baisse du yen. En effet, lorsque la devise japonaise se déprécie face au dollar, les entreprises locales sont avantagées en matière d’exportation. En outre, les marchés auront les yeux rivés sur l’intervention de Janet Yellen devant les deux chambres du Congrès cette semaine. Du côté du calendrier économique, nous prendrons connaissance à 12h des indicateurs avancés de l’OCDE pour le mois de février. Décryptage.
Une hausse des taux en mars ? Certainement pas !
Sur le front de la macroéconomie, la communauté des investisseurs continue d’étudier les chiffres de l’emploi américain. En effet, le département du travail a fait état de 151 000 créations de postes au mois de janvier, contre 262 000 créations au mois de décembre. En outre, le salaire horaire est ressorti supérieur aux attentes à 0,5 % et le taux de chômage s’est contracté de 0,1 point à 4,9%. En conséquence, les auditions de Janet Yellen seront attentivement suivies par les opérateurs. En Chine, les réserves de changes ont diminué de 99,5 milliards de dollars à 3 230 milliards de dollars. En revanche, les réserves d’or ont augmenté de 3,38 milliards de dollars au mois de janvier à 63,57 milliards de dollars.
Au chapitre des entreprises, à l’image des entreprises du secteur bancaire, BNP Paribas a fait état d’un résultat net en baisse de 52% au quatrième trimestre à 665 millions d’euros. En revanche, le produit net bancaire progresse de 3 % à 10,45 milliards d’euros. En outre, la banque française a annoncé une réorganisation de ses activités dans la branche Corporate Investement Banking (CIB). En effet, d’après le communiqué de presse « une nouvelle étape d’adaptation de CIB est aujourd’hui cependant nécessaire pour faire face aux nouvelles contraintes ». Outre le sujet de la restructuration, les résultats de la banque restent meilleurs que ceux de ses concurrents et le ratio de solvabilité (CET1) est ressorti supérieur aux attentes à 10,9%.
Concernant les matières premières, le groupe parapétrolier Baker Hughes a indiqué vendredi que le nombre de puits ouvert a diminué pour la septième semaine consécutive à 467 puits. En outre, le ministre saoudien du pétrole, Ali al Naimi et Eulogio Del Pino, ministre vénézuélien de l’énergie, se sont rencontrés hier pour discuter d’une « coopération des pays producteurs pour stabiliser le marché international du pétrole ». Pour Ali al Naimi, « Cela a été une réunion fructueuse et qui s’est déroulée dans une ambiance positive ». Cependant, le marché manque toujours de visibilité puisque aucune réunion n’est programmée entre les pays de l’OPEP et la Russie.
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05
Fév
La dernière séance boursière de la semaine sera marquée par la parution des Non Farm Payrolls (NFP) et les résultats d’entreprises. Du côté du calendrier économique, nous assisterons à la publication d’une salve de statistiques économiques en Amérique du Nord. Aux États-Unis, nous prendrons connaissance des chiffres de l’emploi à 14h30. D’après le consensus, le département du travail américain annoncera la création de 190 000 emplois en janvier et un taux de chômage stable à 5 %. Au Canada, nous aurons à 14h30 l’indice PMI Ivey du mois de janvier. En Asie, places boursières ont clôturé en ordre dispersé. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en baisse de 1,34 % à 16 819,56 points en raison de la hausse du yen.
William Dudley et Yves Mersh taclent le Fiber !
En Europe comme aux États-Unis, c’est l’inflation qui est au cœur des préoccupations. Yves Mersh, membre du directoire de la BCE a déclaré que « Nous regardons également l’inflation réelle et si nous sommes à des niveaux très bas, il ne reste quasiment aucune marge dans le cas où nous subirions un nouveau choc. De plus, nous constatons déjà actuellement qu’il y a des risques accrus que nous passions en territoire négatif sur l’inflation. ». Pour William Dudley, président de la Fed de New York, « Les conditions financières se sont nettement dégradées depuis le relèvement des taux ». Enfin, il n’a pas manqué d’ajouter que « Si ces conditions financières devaient rester les mêmes d’ici à notre réunion de mars, nous devrions prendre cela en considération en termes de décisions de politique monétaire ».
Au chapitre des entreprises, les résultats des compagnies pétrolières se succèdent et se ressemblent. En effet, Shell a fait état d’un bénéfice en baisse de 44% à 1,83 milliard de dollars au quatrième trimestre. Pour Ben Ven Beurden, directeur général du groupe, « Shell prendra à nouveau des décisions de poids pour traverser cette période de déclin des prix pétroliers, pour autant que cela s’impose ». En effet, Shell a décidé de réduire ses investissements de deux milliards de dollars pour 2016. En outre, le géant pétrolier prévoit de boucler sa fusion avec BG Group avant la mi-février. Pour rappel, l’opération devrait coûter au pétrolier anglo-néerlandais la modique somme de 49 milliards de dollars.
Sur le front des matières premières, l’absence de coordination entre les pays producteurs de pétrole (OPEP et Russie) et le scepticisme des investisseurs font replonger les cours. En effet, le contrat WTI a clôturé jeudi soir en baisse de 1,86% à 31,72 $ à la bourse de New York. Du côté des stocks, le département de l’énergie américain (EIA) a fait état d’une augmentation de 7,8 millions de barils pour la quatrième semaine de 2016. Sur le plan technique, le brut léger américain évolue toujours en tendance baissière. En unité de temps journalière, les cours restent capés par les moyennes mobiles à 7 et 21 périodes. Pour conclure, nous conservons notre biais baissier sur l’or noir et pensons qu’il pourrait retrouver le niveau de 29,66 $ à court terme.
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03
Fév
La séance du jour sera marquée par la une batterie de statistiques économiques et les inquiétudes relatives à l’or noir. Du côté du calendrier économique, nous assisterons à la publication d’une salve de statistiques économiques en Europe et aux Etats-Unis. Sur le vieux continent, nous prendrons connaissance de l’indice PMI des services au Royaume-Uni à 10h30 et des ventes au détail en zone euro à 11h00. Outre-Atlantique, nous aurons à 14h15 la publication du rapport ADP sur les créations d’emplois dans le secteur privé pour le mois de janvier. En outre, l’ISM non manufacturier sera publié à 16h. Enfin, la séance s’achèvera avec la publication des stocks hebdomadaires de pétrole.
La BCE met les points sur les i !
Sur le plan macroéconomique, ce sont les banques centrales qui restent à la manœuvre. En effet, Yves Mersch, membre du directoire de la BCE, a confirmé que la Banque Centrale Européenne n’a « aucune contrainte en ce qui concerne l’utilisation, la diversité ou le volume de notre boîte à outils telle que nous l’entendons. Je ne voudrais créer aucune attente dans un sens ou dans l’autre. ». Cependant, il a tenu à calmer l’enthousiasme de certains opérateurs en déclarant au Wall Street Journal que « Parfois je me dis que les gens sur les marchés financiers devraient rouvrir leurs cours d’anglais pour bien comprendre, lorsque nous disons que rien n’a encore été décidé pour mars ».
Sur le front des valeurs, c’est BP qui fait l’actualité. En effet, l’entreprise a annoncé mardi la plus importante perte de son histoire. La compagnie pétrolière a fait état d’un résultat déficitaire de 6,5 milliards de dollars en 2015. Bien sûr, la baisse des prix du pétrole est le principal facteur explicatif. Pour rappel, les cours accusent une baisse de 70% depuis juin 2014. Cependant, Bob Dudley, directeur général du groupe, reste optimiste. Celui-ci a indiqué dans un communiqué de presse que « Nous continuons d’évoluer rapidement pour adapter et rééquilibrer BP dans cet environnement en mouvement ». Outre le sujet des résultats, le groupe pétrolier prévoit de supprimer 3 000 postes d’ici 2017 et de réduire ses investissements à 17 milliards de dollars en 2016.
Au chapitre des matières premières, le brut léger américain a clôturé en baisse de 5,50 % à 29,88 $ le baril à New York. En outre, l’association professionnelle API (Americain Petroleum Institute) a fait état d’une baisse des stocks hebdomadaires de pétrole à 3,837 millions de barils pour la quatrième semaine de 2016. Bien sûr, cette information devra être confirmée aujourd’hui par l’EIA (Energy Information Administration). Enfin, malgré des atermoiements persistants, le marché attend toujours qu’un accord soit trouvé entre l’OPEP et la Russie pour réduire la production d’or noir.
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02
Fév
Hier soir, après la clôture de Wall Street, les résultats financiers de Google pour le quatrième trimestre 2015 ont été diffusés. Le chiffre d’affaires est en hausse de 18% à 21,3 milliards de dollars pour un bénéfice net de 4,9 milliards. Pendant un court laps de temps, la capitalisation d’Alphabet (l’entité boursière de Google) a même dépassé celle d’Apple : respectivement à 555 et 534 milliards de dollars. Pour autant, cette embellie a vite été balayée par les opérateurs boursiers. Pour des causes que l’on connait bien : le recul des valeurs pétrolières (Brent et WTI) et l’hésitation des marchés asiatiques. Décryptage.
Le DAX30 présente une figure chartiste majeure : ETE en H4
Avant toute chose, il convient de préciser que de nombreuses entreprises américaines, et européennes, vont à nouveau diffuser leurs résultats trimestriels aujourd’hui. Sans être exhaustif, évoquons Exxon Mobil, Pfizer, UBS, UPS (à ne pas confondre), BP, Yahoo … la séance promet donc d’être agitée par ces publications majeures, sur une trame contextuelle toujours aussi sombre économiquement parlant. Cependant, précisons d’entrée de jeu que les marchés chinois seront fermés pendant l’intégralité de la semaine prochaine, à cause des fêtes du nouvel an. De quoi potentiellement freiner un peu les ardeurs baissières des opérateurs, sans bien évidemment résoudre le moindre dossier de fond.
En ce qui concerne l’indice allemand, pour ce 2 février, nous travaillerons aujourd’hui au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 710 points mais évoquons à nouveau la zone d’accumulation centrale autour des 9 620. Cette dernière distingue globalement la ligne de cou de l’énorme épaule-tête-épaule que nous développions hier en séances. L’unité de temps retenue était alors le H4. En cas de rupture nette de ce niveau, nous ne ferions qu’accélérer notre trame baissière. Nous insistons insister lourdement sur le test de ce niveau car il nous semble essentiel pour les prochaines heures, et séances. Pour l’heure, il constitue une grosse zone de blocage et nous envisageons (idéalement !) soit de scalper à la baisse en Live Trading entre 9 710 et 9 620, soit directement de se retrouver en vive accélération sous cette valeur-clé. Immense appel à la prudence sur cette zone ! Nous serions notamment confortés par le nouveau recul des valeurs pétrolières, sous les 31$ le baril pour le WTI et sous les 34$ pour le brent. D’autant qu’un dossier est à mettre à jour : celui évoqué la semaine dernière entre la Russie et l’OPEP.
En effet, les marchés avaient rapidement été soulagés d’apprendre que la Russie souhaitait réguler l’offre mondiale, en collaboration avec l’OPEP. Des signaux anormalement rapides avaient été envoyés aux marchés. Seulement, le temps presse et passe … La probabilité d’un accord entre producteurs majeurs au niveau mondial s’affaiblit. De quoi pousser à la baisse le brent et le WTI, donc. L’agence de notation Standard & Poor’s a d’ailleurs passé sous surveillance négative les notes de Total et de BP. L’un des rares sujets « d’espoir », comme bien souvent, pourrait provenir des banques centrales : en particulier côté asiatique où la BPoC est attendue au tournant pour injecter une énième fois (et très certainement sans succès) de nouvelles liquidités dans les marchés locaux avant les fêtes du nouvel an.
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01
Fév
Ce début de semaine est particulièrement chargé en données. En premier lieu, il convient d’évoquer la onzième contraction mensuelle et consécutive de l’activité manufacturière en Chine, selon HSBC et Caixin. En parallèle, les données officielles de l’exécutif chinois évoquent un niveau d’activité au plus bas depuis août 2012 : de quoi entrainer à nouveau l’ensemble des places boursières asiatiques à la baisse. Seule exception : Tokyo, toujours soutenue par les taux négatifs validés par la banque centrale nippone vendredi dernier, une pratique jugée ultra-accommodante et déjà pratiquée en Suisse et au sein de la zone euro. Et ce, malgré une légère baisse de son PMI. Le postulat initial pour cette séance est donc plutôt négatif, mais bien d’autres éléments sont à considérer. Décryptage.
A surveiller : PMI, pétrole, Draghi …
En effet, les économies européennes diffuseront également leurs PMI manufacturiers entre 9h00 et 10h30. Pour l’heure, les publications semblent plutôt mitigées et devraient conforter ce matin les opérateurs boursiers à s’orienter à la baisse sur les indices occidentaux. Nous travaillerons d’ailleurs sur l’indice allemand, aujourd’hui, au travers d’un point de confluence fixé à 9 785 (comme vendredi). D’ailleurs, c’est durant le Live Trading de cet après-midi que nous serons confrontés à la publication essentielle de la fin de journée : à nouveau un PMI manufacturier, cette fois-ci américain, à 15h45. Le consensus table sur un léger rebond entre décembre et janvier (de 51,2 à 52,7).
Cette information devrait dominer la seconde partie de notre séance, d’autant que le chiffre est comme d’habitude complété par l’ISM manufacturier à 16h00, plus mitigé quant à l’évolution industrielle US. A 17h00, Mario Draghi commentera le rapport annuel de la BCE devant le Parlement européen, à Strasbourg. L’évènement suscite peu d’attente dans la mesure où l’essentiel a déjà été publiquement évoqué par Draghi à l’occasion de ses trois dernières conférences de presse. Celle de mars agitera violemment, au contraire, la sphère financière, dans la mesure où l’intéressé a clairement donné rendez-vous aux opérateurs boursiers à cette occasion pour une nouvelle révision envisageable de la politique monétaire de la zone.
Enfin, à l’image d’Apple et de Microsoft la semaine dernière, Google (au travers de sa structure Alphabet) diffusera ses résultats financiers pour le quatrième trimestre 2015, après la clôture de Wall Street. La saison de publication des résultats trimestriels pour les entreprises américaines est encore loin d’être terminée. Malgré cette surcharge d’informations, nous ne pensons pas que la volatilité de ce lundi ait vocation à devenir explosive. La séance devrait rester relativement calme, au travers d’une nette préférence pour scalper à la baisse l’indice allemand, le DAX30, sous les 9 785 points. Parallèlement, nous surveillerons de près l’évolution du Brent et du WTI : en particulier sous le seuil des 36$ le baril pour la seconde valeur. D’autant que plusieurs pays mono exportateurs continuent de présenter de gros signes de fragilité : Algérie, Venezuela, Nigéria, Russie…
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29
Jan
La séance du jour sera marquée par la décision de la Banque du Japon. Pour la première fois de son histoire, l’institution a décidé d’adopter des taux d’intérêt négatifs. Concernant le calendrier économique, nous assisterons à la publication d’une salve de statistiques économiques en Europe et aux Etats-Unis. En effet, outre les données en provenance d’Espagne et de Norvège, nous prendrons connaissance à 11h de l’indice des prix à la consommation en zone euro. En Amérique du Nord, nous aurons à partir de 14h30 les PIB canadien et américain du quatrième trimestre. Enfin, la journée s’achèvera avec la publication de l’indice de confiance du consommateur américain calculé par l’université du Michigan. Décryptage.
Vendredi, c’est wasabi !
En Asie, l’ensemble des places boursières ont clôturé en territoire positif. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 2,80 % à 17 518,30 points dans le sillage des prix du pétrole et après la décision surprenante de la Banque du Japon (BoJ). En effet, l’institution a décidé d’adopter des taux d’intérêt négatifs afin d’endiguer les risques de déflation. À compter de ce jour, la BoJ prélèvera 0,1% sur les comptes courants que les institutions financières détiennent auprès d’elle. Haruhiko Kuroda, gouverneur de la Banque du Japon, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin car d’après le communiqué de presse, « La BoJ réduira ses taux d’intérêt un peu plus en territoire négatif si elle le juge nécessaire ».
Sur le front des valeurs, Caterpillar a publié des résultats trimestriels décevants. En effet, le chiffre d’affaires est ressorti en baisse de 23% à 11,03 milliards de dollars. Concernant le résultat net, le leader mondial des engins de terrassement a fait état d’un bénéfice de 87 millions de dollars, contre 757 millions de dollars un an auparavant. En revanche, les prévisions du groupe pour 2016 sont supérieures aux attentes du consensus. Enfin, pour Doug Oberhelman, directeur général du groupe, la situation de l’entreprise n’est pas catastrophique car « La gestion des coûts, les mesures de restructuration et l’exécution opérationnelle aident l’entreprise puisque les ventes et le chiffre d’affaires sont sous pression en raison du ralentissement de la croissance économique dans les pays en développement et de la faiblesse des prix des matières premières ».
Au chapitre des matières premières, le contrat WTI a clôturé en hausse de 2,85 % à 33,22$ le baril. Les prix ont été portés par les propos d’Alexandre Novak, ministre russe de l’Energie. En effet, ce dernier a indiqué que l’OPEP souhaite organiser des consultations avec d’autres producteurs afin d’endiguer la baisse des prix du pétrole. Il a déclaré que « Pour l’instant, il s’agit de consultations qui pourraient porter sur la situation du marché, sur la faiblesse des prix et sur les options permettant de coordonner la production ». Toujours d’après le ministre russe, l’Arabie Saoudite aurait proposé aux pays producteurs de pétrole de réduire la production de 5%. Cependant, cette dernière information a été démentie par un représentant de l’OPEP.
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28
Jan
Hier après-midi, nous émettions un appel à la prudence pour la tranche horaire 19h30/20h30, face à l’imminence de la publication du compte-rendu du FOMC (l’organe décisionnel de la banque centrale américaine). Sans la moindre surprise, les taux américains n’ont pas été relevés. Pour autant, le communiqué a clairement déçu les opérateurs boursiers dans un premier temps : entre divisions des membres essentiels du FOMC et propos trop peu accommodant. Les indices occidentaux ont rapidement plongé jusqu’à la clôture de Wall Street avant de retrouver peu à peu les cotations abandonnées en ce début de matinée. Pour autant, les leviers baissiers restent omniprésents à court/moyen terme. Décryptage.
La Russie et l’OPEP agitent les marchés
La Fed n’aura donc pas vraiment rassuré les opérateurs boursiers, au travers de la teneur de ce fameux communiqué. Les risques mondiaux sont au plus haut, ne serait-ce qu’en Chine : de quoi supposer un deuxième relèvement des taux US au second semestre, au mieux. Balayant de facto les attentes « raisonnablement confiantes » de la Fed en matière d’inflation et de croissance. Fort « heureusement », une annonce russe est venue relancer en parallèle les espoirs d’une petite hausse sur les valeurs pétrolières, contrebalançant les inquiétudes suscitées par la capacité de la Fed à soutenir l’économie américaine qui présente malgré tout de nombreux signaux de fragilité. En l’occurrence, la Russie a annoncé une probable collaboration avec le cartel de l’OPEP afin de réguler l’offre mondiale, largement excédentaire. Autrement dit, la Russie souhaite s’en prendre à l’un des trois piliers soutenant l’exceptionnelle pression baissière sur la valeur de l’or noir (offre, demande, valeur du dollar).
Puisque la demande ne peut pas facilement être relancée, compte tenu des difficultés des émergents, et que la Russie n’est clairement pas en mesure d’agir sur la valeur du dollar américain, autant s’en prendre à l’offre. D’autant que les recettes budgétaires du pays dépendent à plus de 50% de la valeur du baril. Et pour que celui-ci soit jugé viable, il doit au moins avoisiner les 100$ l’unité. Le compte n’y est pas et la population russe subit actuellement de plein fouet les conséquences d’une inflation galopante, d’une stagnation des salaires et de l’emploi, mais surtout d’une vague d’austérité provoquée par la fin des recettes générées par le pétrole. Les opérateurs tablent/spéculent sur l’issue d’une telle collaboration qui, de toute manière, prendrait un temps considérable pour aboutir. D’où le petit rebond autour des 33$ le baril ce matin, entrainant légèrement dans son sillage les indices occidentaux. Mais pour combien de temps ?
En effet, cette annonce ne va pas satisfaire les marchés bien longtemps. Ne serait-ce que ce matin, les indices européens encaissent clairement une tentation baissière. Nous travaillerions d’ailleurs en Live Trading sur l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 825 points. Et pour cause, la Deutsche Bank a dévoilé sa première perte trimestrielle depuis 2008 … Mais surtout, nous surveillerons de près les publications américaines à venir aujourd’hui : Ford et Caterpillar dévoileront leurs résultats pour le quatrième trimestre 2015. Enfin, Microsoft fermera le bal des publications majeures pour ce 28 janvier, après la clôture de Wall Street. D’ici là, nous surveillerons les 1 900 points sur le S&P500 et les 9 825 points sur le DAX30 : toute cotation inférieure nous servira clairement pour scalper à la baisse l’indice allemand avec nos clients, cet après-midi. La pression est de retour, tant mieux !
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