Fév
Ceux qui me connaissent savent que je me refuse toujours à tomber dans un catastrophisme de bon aloi sur les marchés financiers. Et puis, la place est déjà suffisamment encombrée par des diseurs cathodiques de bonne aventure financière qui prédisent apocalypse et armaggedon, dans le même souffle, dans la même phrase, et avec le regard impatient et torturé de l’amoureux éconduit.
Mais ce qui se passe sur les marchés est suffisamment lourd pour être noté.
Le spread de performance entre le et le a subitement explosé depuis la deuxième quinzaine de janvier, avec un CAC qui ne trouve plus de relais parmi les investisseurs internationaux. Jusque-là rien de très inquiétant, après tout seuls sont intéressés les gérants franco-français qui pleurent leur futurs bonus envolés et les courageux (mais rares) investisseurs focalisés sur le marché français.
Depuis plusieurs mois, les deux indices cousins (-germains) se suivaient logiquement comme on le voit dans le graphique ci-dessus. Mieux, le CAC surperformait …

