Showing posts tagged with: Yellen
15
Juin
Même si la messe est dite, les opérateurs attendront de pied ferme le communiqué et la conférence de presse de Janet Yellen. En Europe, nous prendrons connaissance de la balance commerciale en zone euro pour le mois de mai et des chiffres du chômage au Royaume-Uni. Aux États-Unis, la séance sera émaillée par une salve de statistique. En effet, nous assisterons à la publication de l’indice Empire State de la Fed de New York, de l’indice des prix à la production, la production industrielle et des stocks hebdomadaires de pétrole pour la semaine terminée au 10 juin. Enfin, les places asiatiques ont terminé la séance en territoire positif. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a clôturé en baisse de 0,38 % à 15 919,58 points grâce au rebond de la paire USDJPY et des rachats de découverts.
Les yeux rivés sur Washington
Inutile de le dire, une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) serait une catastrophique pour l’économie britannique. Pour l’heure, tous les voyants sont au rouge car les derniers sondages plaident en faveur d’un « Brexit ». De plus, d’après une enquête réalisée par ManpowerGroup, les créations d’emplois et les embauches ont nettement diminué sur les trois derniers mois. Pour le spécialiste du travail temporaire, une sortie du Royaume-Uni de l’UE « signifiera davantage de bureaucratie pour ceux qui viennent au Royaume-Uni et les salaires risquent d’être moins compétitifs, surtout si le sterling baisse comme beaucoup le redoutent, Banque d’Angleterre comprise. »
Aux États-Unis, le département du Commerce a fait état d’une progression de 0,5 % des ventes au détail. Comme évoqué en introduction, la session américaine sera rythmée par la conférence de presse de Janet Yellen. Certes, les opérateurs ont la conviction que le Federal Open Market Committee (FOMC) de la Fed optera pour un maintien de sa politique monétaire, mais ils suivront la conférence avec attention afin de connaître les intentions de l’institution pour les prochains mois. Sur le marché des changes, la paire EURUSD se neutralise autour de 1,1218 $ pour un euro. Pour l’heure, les prix sont portés par le support des 1,1193 $. Toutefois, ce dernier pourrait lâcher en cas de nouveau sondage en faveur du Brexit.
Au chapitre des matières premières, les craintes d’un « Brexit » continuent de peser sur les cours du pétrole. En effet, le contrat WTI a terminé hier en territoire négatif pour la quatrième séance consécutive. Par ailleurs, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et l’Agence internationale de l’énergie ont déclaré s’attendre à un rééquilibrage du marché du pétrolier en 2016. Du côté des stocks de pétrole, l’association API (American Petroleum Institute) a fait état d’une augmentation des stocks de pétrole de 1,52 million de barils pour la semaine terminée au 10 juin. Toutefois, cette donnée devra être confirmée aujourd’hui par le département de l’Energie américain. Pour conclure, nous conservons notre biais baissier sur le WTI et pensons que l’actif pourrait renouer avec le niveau de 47,19 $ le baril.
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14
Juin
Nos deux trames boursières centrales se renforcent : baisse des indices, hausse du Vix. Ces deux axes défendus à l’occasion des dernières séances de Live Trading à 15h15 continuent de s’accélérer à l’approche du discours de Janet Yellen (demain) mais surtout du référendum britannique (23 juin). Pour rappel, même si nous tablons sur un statu quo quant aux taux américains d’ici la rentrée (malgré la réunion du FOMC de juillet), nous vous appelons par habitude à la prudence pour le discours de la présidente de la Fed. Certes, il commencera à 20h30 demain mais notre appel est lancé pour la tranche 20h/22h. Un statu quo n’empêchera pas Yellen d’accentuer la volatilité, déjà très forte, des marchés. Décryptage.
Renforcement de nos trames boursières
Nous aurons l’occasion de rappeler cet appel à la prudence à l’occasion des prochaines séances et via Tradebeat. D’ici là, nous nous intéresserons uniquement aux ventes au détail américaines (pour le mois de mai) qui seront dévoilées à 14h30. Pour autant, nous n’estimons pas que cet indicateur ait la réelle capacité de modifier radicalement nos deux trames boursières. En effet, à l’approche du 23 juin, les tensions s’accentuent fortement sur les grands indices occidentaux. La pression baissière ne cesse de se renforcer, à mesure que les sondages indiquent une avance nette pour le camp du Brexit. Un vent de panique semble s’emparer des opérateurs. Les prochaines séances promettent de rester particulièrement volatiles, d’autant que les volumes boursiers sont toujours faibles.
En effet, rares sont les opérateurs boursiers à s’orienter massivement à moyen terme sur les marchés actions, compte tenu de l’imprévisibilité du vote britannique. Ce dernier constitue, au-delà du simple mois de juin, l’un des axes majeurs de cette année. Signe de cette extrême nervosité, le Vix a dépassé sa moyenne de long terme hier (la cotation de 20). Nous nous étions arrêtés vendredi sur un objectif haussier qui parait désormais bien lointain (17) ; nous chercherons à nous replacer cet après-midi, en séance habituelle. Sans surprise, sur l’indice allemand, nous continuerons d’adopter une approche baissière pour nos opérations de Scalping. La frontière technique traditionnelle a été mise à jour ce matin sur la cotation de 9 710 points.
Quant à l’indice français, nous indiquions depuis vendredi que deux objectifs baissiers nous intéressaient sous les 4 315 points : 4 235 et 4 155. En cas de nouvelle rupture baissière, les 4 040 points seraient à envisager rapidement. Même son de cloche pour le S&P500 où nous indiquons deux supports majeurs à court terme sous les 2 068 points : 2 060 et 2 050 (23,6% de Retracement de Fibonacci de moyen terme). Enfin, le wébinaire qui aura lieu demain à 13h00 (et qui est ouvert à tous) sera intégralement dédié à cette question du Brexit et au comportement boursier à adopter en conséquence. Nous en profiterons pour rappeler qu’à l’occasion de la séance de Live Trading du 23 juin, nous ne prendrons que des ordres différés en prévision d’un vote validant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
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31
Mar
L’hésitation et la nervosité restent très palpables sur la plupart des indices mondiaux, après (pour la plupart d’entre eux) trois séances consécutives de hausse. Les propos de Janet Yellen, plutôt accommodants, semblent désormais totalement digérés. D’autant qu’une importante salve de publications économiques nous attend aujourd’hui : nous nous focaliserons en particulier sur le PIB britannique pour le quatrième trimestre 2015, les revendications hebdomadaires au chômage US et sur le PMI de la région de Chicago. Et ce, dans l’attente du rapport NFP (statistique centrale de la semaine), qui sera dévoilé demain à 14h30. Décryptage.
Le DAX30 revient dans son range
Les discours des membres du FOMC nous interpelleront dans une moindre mesure (Evans et Dudley s’exprimeront respectivement à 15h30 et 23h00 aujourd’hui). Et pour cause, Yellen est déjà intervenue en début de semaine (voir notre analyse d’hier matin). Dans ce contexte extrêmement chargé, et après un rapport ADP plutôt satisfaisant hier après-midi, nous ne pouvons qu’assister à la grande fébrilité des indices. Dans le cas du DAX30, nous revenons après la forte hausse enregistrée hier à l’intérieur du range dans lequel nous avons travaillé ces trois dernières semaines. Plus précisément, entre les valeurs de 9 900 et 10 050, avec pour niveaux intermédiaires les 10 005, 9 965 et 9 930.
A nouveau, nous utiliserons d’ailleurs les 10 005 points en guise de confluent aujourd’hui. Mais il conviendra d’adopter une approche plutôt conservatrice aujourd’hui et demain, tant une tendance a du mal à émerger sur l’indice depuis le début de semaine. Les quelques acquis du DAX sont rapidement balayés le lendemain. Nous en profitons d’ailleurs pour appeler à la plus grande prudence pour demain, entre 14h et 15h, de sorte à esquiver autant que possible la publication des NFP. Pour autant, deux valeurs nous interpelleront aujourd’hui en parallèle du DAX, par corrélation. Le Brent et le WTI sont en train de chuter depuis plusieurs heures sous leur valeur psychologique de 40$ le baril tandis que la locomotive occidentale, le S&P500, peine à maintenir ses acquis au-dessus des 2 050 points.
Dans ce contexte, et sans de nouvelle diffusion économique au niveau du calendrier évoqué précédemment et en séances quotidiennes, il sera compliqué pour le DAX de se maintenir au-dessus de son confluent. Mais tant que ce dernier n’a pas littéralement cédé à la pression des Bears, nous ne tenterons pas d’opération de Scalping en orientation baissière. Tout se jouera donc dans les toutes prochaines heures pour l’indice allemand, sur la borne haute de son range : entre 10 005 et 10 050. Idéalement, notre préférence (psychologique donc purement subjective) serait que les 10 005 cèdent, de sorte à privilégier une approche baissière, à l’instar de la majorité des dernières séances.
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30
Mar
La session du jour sera placée sous le signe de l’économie. Aux États-Unis, Wall Street a terminé en nette hausse, porté par le discours très accommodant de Janet Yellen, présidente de la Réserve Fédérale. Concernant le calendrier économique, en Europe, nous prendrons connaissance des indices relatifs au climat des affaires en zone euro et de l’indice des prix à la consommation en Allemagne. Aux US, la séance sera rythmée par le rapport ADP sur les créations d’emplois dans le secteur privé, les stocks hebdomadaires de pétrole et le discours de Charles Evans, président de la Fed de Chicago. En Asie, les places boursières ont clôturé en territoire positif.
Entre la prudence de Yellen et les voix dissidentes de la BCE…
Au chapitre de la macroéconomie, Janet Yellen, présidente de la Réserve Féderal, a tenu à calmer les ardeurs de ses homologues en déclarant qu’ « Etant donné les risques pesant sur les perspectives, je considère qu’il est approprié pour le Comité (de politique monétaire de la Fed) d’agir prudemment dans l’ajustement de sa politique ». En outre, la présidente de la Fed a indiqué que les craintes à l’égard de la croissance mondiale ne devraient pas avoir d’impact sur l’économie américaine. Sur l’EURUSD, le potentiel de hausse reste intact malgré l’attentisme de la Fed à l’égard du relèvement des taux. Par conséquent, nous conservons notre biais haussier et pensons que la paire pourrait rallier le niveau de 1,1375 $ à court terme.
En Europe, bien que plusieurs membres de la Banque centrale européenne (BCE) aient déclaré que les taux d’intérêt n’avaient pas touché leur plancher. Jozef Makuch, membre du conseil des gouverneurs de la BCE et gouverneur de la Banque nationale slovaque, n’a pas hésité à indiquer qu’il « pense que cet instrument a été presque épuisé et que toute baisse potentielle à venir des taux d’intérêt aurait de moins en moins d’effet et qu’il s’agirait plutôt, à l’avenir, d’un instrument psychologique pouvant être utilisé afin d’avoir une boîte à outils complexe « . Enfin, notons que les propos de M.Makuch ont été appuyés par Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. En effet, ce dernier a déclaré que les taux d’intérêt négatif « soutiennent juste notre politique générale « .
Sur le front des matières premières, l’association professionnelle API (American Petroleum Institute) a fait état d’une hausse des stocks hebdomadaires de pétrole de 2,6 millions de barils pour la semaine terminée au 25 mars. Cependant, cette information devra être confirmée aujourd’hui par le département de l’Energie. En conséquence, les cours du contrat WTI ont terminé hier en baisse de 2,11% à 38,49 $ le baril. En outre, les données publiées par Barker Hughes vendredi dernier suggèrent que le déclin de la production américaine va se poursuivre dans les semaines à venir.
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29
Mar
Nous attaquons donc une semaine écourtée par le lundi de Pâques. Tout au long des quatre prochaines séances, nous surveillerons de près les statistiques américaines liées au front de l’emploi (le rapport ADP dévoilé demain à 14h15 mais surtout les NFP de vendredi, à 14h30). Avant ces données, la présidente de la banque centrale américaine, Janet Yellen, prendra la parole cet après-midi. Et ce, depuis l’Economic Club de New-York. Il ne s’agit donc pas d’une conférence de presse à proprement parler, bien que l’intéressée donnera quelques indications de nature monétaire, dont des précisions quant au resserrement de la politique de la Fed dans les prochains mois. Décryptage.
Yellen sera à suivre aujourd’hui
Il ne faudra rien en attendre de bien précis, ni de bien bouleversant. Mais comme à notre habitude, nous vous appelons à la prudence face à la plupart des banquiers centraux : cet après-midi n’échappera pas à la règle. Seules les publications ADP et NFP attireront pleinement notre attention cette semaine, en parallèle des PIB nationaux dévoilés jeudis et des PMI manufacturiers de vendredi matin pour la plupart des pays européens (et celui des Etats-Unis le même jour à 15h45). Quant à l’indice allemand, nous continuerons aujourd’hui de travailler avec nos clients au travers d’un point de confluence fixé sur les 10 005 points, via une nette préférence psychologique pour abattre nos opérations de Scalping à la baisse sous ce niveau.
A nouveau, il conviendra de surveiller que le prix demeure bien au sein de son range défini ces dernières semaines, entre 9 900 et 10 050 points. Tout en se reposant sur les trois niveaux techniques incontournables entre ces deux zones : 10 005 (confluent), 9 965 et 9 930. Pour l’heure, la volatilité demeure calme sur l’indice allemand, permettant de profiter pleinement de ce contexte dédié au Scalping. Le scénario technique reste donc globalement inchangé, signe que le range gagne en fiabilité. Cette information n’étonnera personne dans la mesure où elle continue d’indiquer une réelle hésitation de la part des investisseurs centraux pour orienter clairement le prix.
En ce qui concerne le S&P500, nous continuerons aujourd’hui de surveiller la possible rupture de la zone analysée ces derniers jours : les 2 035, avec pour résistance principale les 2 050 (23,6% de Retracement de Fibonacci) et pour support voisin les 2 014 (38,2%). Moins essentiel, mais tout de même intéressant dans ce contexte technique : nous ferons attention demain après-midi à la diffusion des chiffres harmonisés de l’inflation en Allemagne pour le mois de mars, un quart d’heure avant la publication du rapport ADP.
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15
Mar
Les marchés sont calmes en cette veille de conférence de presse de Yellen. Rappelons ici que nous tablons sur un parfait statu quo : aucune réelle annonce ne sera faite, de notre point de vue, demain à 19h30. Pour autant, nous appelons d’entrée de jeu à la méfiance entre 18h30 et 20h30 demain soir, comme à notre habitude. Et ce, de sorte à esquiver de possibles mouvements brusques tant le FOMC et Yellen ont l’habitude de cristalliser les attentions des opérateurs. Et ce, dans un contexte de faibles volumes boursiers injectés par les grandes mains. Décryptage.
Une volatilité partiellement bloquée par Yellen
Nous avons l’habitude de rappeler à nos clients en séances quotidiennes que les vecteurs économiques et géopolitiques à moyen et long terme restent clairement dans le rouge et influencent le marché à la baisse, avec ponctuellement des « espoirs » monétaires permettant au marché de respirer. De notre point de vue, nous sommes dans cette phase, à cheval entre les conférences de presse de Draghi et de Yellen. D’où l’orientation baissière de nos opérations de Trading placées hier en séances de Live Trading, sur le DAX30. Dans cette optique, nous conserverons d’ailleurs la même zone de confluence, hautement symbolique : 10 000 / 10 010 points.
En d’autres termes, nous continuerons aujourd’hui d’abattre nos opérations de Scalping à la baisse sous cette zone. Notre seule véritable attente concernant la Fed repose plutôt sur la volatilité. En effet, le marché est morne et particulièrement pauvre en termes de volumes. Nous estimons que les grandes mains devraient revenir globalement sur les marchés à l’issue de cette double conférence de presse. L’une étant derrière nous, l’autre à venir : sans rien attendre d’autre qu’un retour à la normale en termes de volumes. La prudence est donc de mise d’ici demain soir avec une préférence psychologique et technique légèrement baissière sur l’indice allemand sous le confluent évoqué précédemment.
Dans les faits, le marché table sur une probabilité de 4% quant à un nouveau relèvement des taux américains, pour la séance de demain. Et ce, via les contrats sur Fed Funds. Evoquons rapidement, toujours dans cette logiquement monétaire, un autre statu quo. Celui de la BoJ (la banque centrale japonaise) quant à ses achats d’actifs (80 000 milliards de yens, soit 635 milliards d’euros) et son principal taux directeur maintenu en territoire négatif à -0,1%. Mine de rien, les séances de Live Trading d’aujourd’hui et de demain sont propices à un Scalping nerveux sur les faibles amplitudes que devrait continuer à fournir l’indice allemand d’ici le déblocage attendu et fourni par Yellen.
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11
Fév
Inutile de revenir en détail sur les causes maintes fois soulevées ici de l’énorme claque baissière enregistrée depuis ce matin sur les indices. Hier, en Live Trading, nous insistions sur le fait que Yellen (à l’image de Draghi, voilà trois semaines) risquait de créer un peu de respiration, de consolidation, sur les marchés. Et ce, au sein d’une trame très nettement baissière et éclipsant rapidement ce type de propos ponctuels. De notre point de vue, seules les banques centrales semblent avoir encore un peu de pouvoir pour freiner ponctuellement la chute des indices. Tant mieux, il s’agit d’en profiter pour mieux se replacer. Décryptage.
Enième, énième, énième accélération de la trame baissière !
Tout le rebond enregistré hier sur les indices occidentaux s’est concentré en amont du discours de Yellen. C’est très net et très symbolique : autant ne pas tourner autour du pot, la patronne de la Fed n’a rien annoncé de transcendant. Mais nous commençons cependant à voir une tentative un peu désespérée de sa part, dans sa communication. En estimant publiquement qu’il n’est pas encore temps d’accélérer le resserrement de la politique monétaire américaine du fait d’un ralentissement mondial, Yellen joue un mauvais jeu. Les véritables causes de l’impossibilité de relever à nouveau les taux à court/moyen terme sont surtout américaines.
Les fondamentaux économiques des Etats-Unis sont mauvais. On le voit chaque mois et il va être de plus en plus tentant pour la Fed de pointer du doigt la Chine, dès lors coupable des tous les maux économiques américains, voire mondiaux. La Chine est clairement le bouc émissaire idéal pour justifier un statu quo américain. Certes, cette tentation est en partie légitime mais, en partie seulement. Après tout, qu’importe. Notre trame ne cesse de se renforcer et au moment de l’écriture de cette analyse, nous venons de casser un nouveau point bas sur le DAX renvoyant à octobre 2014. Un niveau absolument essentiel qui parlera clairement aux habitués du Live Trading.
En effet, les 100,0% de Retracement de Fibonacci de long terme (d’octobre 2014 à avril 2015 via une tendance primaire haussière tracée en D1) se situent à 8 585 points. Nous n’y sommes pas diront certains, c’est vrai (8 700 points à 10h25). Certes, mais le niveau n’a jamais été aussi proche et la tendance baissière des indices devient critique mais encore une fois parfaitement légitime : la bulle spéculative alimentée par les planches à billets se dégonfle, appuyée par de mauvais fondamentaux économiques. Ce n’est en rien catastrophique et nous n’aimons pas jouer aux Cassandre. C’est pourquoi, pour cette séance, nous continuerons bien évidemment de scalper à la baisse l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 8 920 points, tout en surveillant le comportement de la locomotive occidentale (S&P500) face à la zone 1 800 / 1 810. Un dernier mot : les fondamentaux économiques nous semblaient plus sains début 2013 (donc récemment), le DAX était alors à 7 700 points en janvier/février.
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17
Déc
Pour la première fois depuis 2006, la banque centrale américaine a donc relevé son principal taux directeur de 0,25% pour atteindre 0,50%. Au moment de l’écriture de cette analyse (autour de 10h00), notre appel à la prudence émis ces derniers jours est donc levé. En toute franchise, le « feu d’artifice » de volatilité fut tout de même assez faible. On ne va pas s’en plaindre, dans la mesure où cette annonce pouvait clairement déstabiliser les marchés pour plusieurs trimestres, si elle était mal maniée. Pour le moment, notre prévision est donc validée au travers de propos accommodants de la part de la papesse Yellen. Sur quelles conséquences faut-il tabler à court/moyen terme désormais ? Décryptage.
Inquiétudes légitimes pour les géants émergents
Pas trop de surprise en ce qui concerne le relèvement des taux, diffusé à 20h00 hier soir. Le pricing est très, très, très largement passé par là. Malgré une information qui aurait logiquement pu faire baisser les indices occidentaux, une forte validation haussière était réalisée depuis hier matin. Pricing sur lequel nous travaillions hier en analyse et en séances quotidiennes. Ce relèvement fut voté à l’unanimité des membres du FOMC (l’organe décisionnel de la Fed). Pour autant, la réelle poursuite du déclic haussier sur les indices occidentaux provient des propos de Yellen, comme prévu. Cette information peut laisser planer l’espoir de la réactivation du « fameux » rallye de fin d’année ; dans la mesure où la conférence de presse constituait le dernier élément provocateur envisageable pour cette fin d’année. Celui-ci étant évacué, les opérateurs risquent de respecter la « règle » statistique, d’autant que nous sommes dans la seconde moitié du mois (généralement considérée comme la pièce maitresse habituelle du calendrier du rallye, jusqu’au 2 janvier). En évoquant que les futurs relèvements se feraient de manière graduelle, « pendant un certain temps », le flou artistique a été entretenu.
Un flou totalement volontaire dans la mesure où le propos ne peut pas être parfaitement explicite de la part des responsables de la Fed. Comme évoqué ces derniers jours. Et pour cause, chaque vote est ajusté selon les dernières publications économiques trimestrielles. Autant dire que les prévisions de la Fed peuvent être émises, sans certitude par définition : en la matière, le FOMC se dit « raisonnablement confiant » quant à un retour de l’inflation autour de 2% en rythme annuel (l’objectif de la Fed) à moyen terme. De quoi laisser entendre deux choses aux opérateurs boursiers. Premièrement : oui, l’économie américaine sera en mesure d’encaisser de futures hausses (donc une circulation plus limitée des flux financiers, artificiellement soutenus jusqu’à présent pour relancer crédit et croissance). Second aspect : « moyen terme », pour une banque centrale, n’est pas une expression anodine.
Elle renvoie en effet à un propos particulièrement accommodant : oui, malgré ce premier relèvement, la politique monétaire de la Fed devrait rester très généreuse pendant plusieurs années. Au moins jusqu’à la fin 2017. De quoi, pour certains, laisser planer le doute quant à l’émergence de nouvelles bulles spéculatives (à l’image des subprimes), puisque le crédit resterait facilement accessible, malgré tout. Quitte à ce qu’il soit (comme aujourd’hui !) massivement transféré par les grands opérateurs vers l’immobilier et les marchés financiers. Le propos est en particulier défendu par Robert Shiller, prix Nobel d’économie en 2013. Pour d’autres, les secousses à moyen terme viendront des géants émergents s’étant massivement endettés en dollars ces dernières années (Turquie, Chine, Brésil, Russie…). En plus d’une facture plus salée, une fuite des capitaux vers les Etats-Unis s’opèrera logiquement dans les prochains trimestres. Ici, le verre à moitié plein, ou à moitié vide revient « simplement » à … déplacer le curseur d’instabilité mondiale. Toujours est-il que pour ce jeudi, nous travaillerons au travers d’un point de confluence fixé sur les 10 670 points, pour l’indice allemand DAX30. Notre préférence est évidemment haussière, pour nos opérations de Scalping sur ce sous-jacent. Ce dernier étant d’ailleurs favorablement soutenu par un IFO (diffusé ce matin à 10h00) plutôt bon, bien qu’en très légère baisse par rapport à novembre.
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16
Déc
La séance du jour sera, sans aucun doute, marquée par l’intervention de Janet Yellen. Cependant, d’ici à la conférence de presse, nous assisterons à une salve de statistiques économiques en Europe et aux États-Unis. En effet, nous aurons à partir de 10h30 les chiffres de l’emploi au Royaume-Uni. Ensuite, nous prendrons connaissance de l’indice des prix à la consommation en zone euro à 11h. Outre-Atlantique, la séance sera animée par les mises en chantier de logements au mois de novembre, la production industrielle et l’indice PMI manufacturier. Enfin, les opérateurs attendront de pied ferme le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers.
Une séance charnière pour 2016
Comme expliqué en introduction, les marchés auront les yeux rivés sur la conférence de Janet Yellen à 20h30 (heure de paris). Globalement, la présidente de la Réserve Fédérale devrait relever les taux pour la première fois depuis près de 10 ans. En effet, nous nous attendons à une hausse des taux US d’un quart de point à 0,50 %. Au-delà du relèvement, c’est le rythme de hausse des taux d’intérêt pour les mois et années à venir qui concentrera l’attention des investisseurs. Enfin, notons que l’indice des prix à la consommation (hors alimentation et énergie) est ressorti à 2 % en rythme annualisé.
Au chapitre des entreprises, le spécialiste de la grande distribution, Casino a annoncé un plan de désendettement de 2 milliards d’euros pour 2016. L’entreprise a indiqué qu’elle détenait en Thaïlande, à travers sa filiale Big C, près de 800 000 m2 de surfaces locatives dans ses centres commerciaux situés dans des zones de premier plan dans le pays. D’après le directeur financier de Casino, Antoine Giscard d’Estaing, les opérations de cessions d’actifs non stratégiques créeront de la valeur pour l’ensemble des actionnaires. En outre, la dette financière de la maison mère devrait être divisée par deux en 2016 à 3,8 milliards d’euros.
Du côté du pétrole, les prix sont lourdement pénalisés par les inquiétudes relatives à la croissance mondiale et l’affaiblissement de la demande. Pour preuve, d’après l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA), le taux d’occupation moyen des avions fret a touché un plus bas de 6 ans. La baisse de ce dernier s’explique par le ralentissement de la croissance en Chine, la baisse des prix des matières premières et le probable relèvement des taux directeurs américains. En effet, une hausse des taux de la Fed entraînera mécaniquement une appréciation du dollar et un renchérissement du pétrole pour les acheteurs étrangers.
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15
Déc
En cette veille de conférence de presse majeure de Janet Yellen, peu d’éléments du calendrier économique viendront franchement attirer notre attention. Citons surtout l’indice ZEW du moral des investisseurs allemands attendu en légère hausse par le consensus. L’indicateur sera diffusé à 11h mais ne sera qu’un levier relativement faible au sein de cette séance charnière. Et pour cause, nous retrouverons l’essentiel des grands vecteurs développés hier en analyse, et en séances quotidiennes. Décryptage.
Fébrilité haussière
Avant toute chose, rappelons que nous émettons un énorme appel à la prudence pour la séance de demain. Celui-ci court de 18h00 (mercredi) à 10h00 (jeudi matin). Et pour cause, les opérateurs boursiers seront quasi-exclusivement focalisés, comme vous le savez, sur la conférence de presse majeure de Janet Yellen. En complément d’informations, nous vous invitons à (re)lire notre analyse d’hier matin et à la garder de côté en guise de préparation (http://wp.me/p70iUG-a6). Toujours est-il que l’indice allemand DAX30 continue de fortement buter sur le précédent niveau de confluence sur lequel nous travaillions hier (10 340) au moment de l’écriture de cette analyse.
Nous conservons donc la trame définie hier matin et en séance de Live Trading. Pour autant, bien que notre préférence soit de légèrement scalper à la hausse l’indice au-dessus de cette « frontière » fixée à 10 340, rappelons qu’une très forte pression baissière s’exerce sous ce niveau-clé au profit de sujets contextuels très lourds : effondrement des valeurs pétrolières suite à la décision de l’OPEP, relèvement des taux de la Fed imminent et ralentissement économique en Chine. Un cocktail toujours aussi explosif et qui continue potentiellement de remettre en cause le « fameux » rallye de fin d’année auquel nous ne prêtons aucune attention particulière (dans la mesure où notre préférence est de scalper ce type de sous-jacents).
Statistiquement, le rallye démarre durant la seconde moitié du mois de décembre. Pour autant, le relèvement des taux américains (à partir de 20h00, demain) devrait largement remettre en cause cette « règle ». Rappelons également qu’une salve de publications US nous attend de 14h30 à 16h00, sans incidence particulière sur la décision attendue en ce qui concerne la Fed, à en croire les consensus diffusés.
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