Quand la montagne accouche d’une souris…

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Analyse marchés

Même si la messe est dite, les opérateurs attendront de pied ferme le communiqué et la conférence de presse de Janet Yellen. En Europe, nous prendrons connaissance de la balance commerciale en zone euro pour le mois de mai et des chiffres du chômage au Royaume-Uni. Aux États-Unis, la séance sera émaillée par une salve de statistique. En effet, nous assisterons à la publication de l’indice Empire State de la Fed de New York, de l’indice des prix à la production, la production industrielle et des stocks hebdomadaires de pétrole pour la semaine terminée au 10 juin. Enfin, les places asiatiques ont terminé la séance en territoire positif. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a clôturé en baisse de 0,38 % à 15 919,58 points grâce au rebond de la paire USDJPY et des rachats de découverts.

Les yeux rivés sur Washington

Inutile de le dire, une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) serait une catastrophique pour l’économie britannique. Pour l’heure, tous les voyants sont au rouge car les derniers sondages plaident en faveur d’un « Brexit ». De plus, d’après une enquête réalisée par ManpowerGroup, les créations d’emplois et les embauches ont nettement diminué sur les trois derniers mois. Pour le spécialiste du travail temporaire, une sortie du Royaume-Uni de l’UE « signifiera davantage de bureaucratie pour ceux qui viennent au Royaume-Uni et les salaires risquent d’être moins compétitifs, surtout si le sterling baisse comme beaucoup le redoutent, Banque d’Angleterre comprise. »

Aux États-Unis, le département du Commerce a fait état d’une progression de 0,5 % des ventes au détail. Comme évoqué en introduction, la session américaine sera rythmée par la conférence de presse de Janet Yellen. Certes, les opérateurs ont la conviction que le Federal Open Market Committee (FOMC) de la Fed optera pour un maintien de sa politique monétaire, mais ils suivront la conférence avec attention afin de connaître les intentions de l’institution pour les prochains mois. Sur le marché des changes, la paire EURUSD se neutralise autour de 1,1218 $ pour un euro. Pour l’heure, les prix sont portés par le support des 1,1193 $. Toutefois, ce dernier pourrait lâcher en cas de nouveau sondage en faveur du Brexit.

Au chapitre des matières premières, les craintes d’un « Brexit » continuent de peser sur les cours du pétrole. En effet, le contrat WTI a terminé hier en territoire négatif pour la quatrième séance consécutive. Par ailleurs, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et l’Agence internationale de l’énergie ont déclaré s’attendre à un rééquilibrage du marché du pétrolier en 2016. Du côté des stocks de pétrole, l’association API (American Petroleum Institute) a fait état d’une augmentation des stocks de pétrole de 1,52 million de barils pour la semaine terminée au 10 juin. Toutefois, cette donnée devra être confirmée aujourd’hui par le département de l’Energie américain. Pour conclure, nous conservons notre biais baissier sur le WTI et pensons que l’actif pourrait renouer avec le niveau de 47,19 $ le baril.

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