Showing posts tagged with: analyse macroéconomique
04
Mar
La séance du jour sera marquée par une salve de statistiques en Europe et aux Etats-Unis. En effet, sur le Vieux Continent, nous prendrons connaissance des indices PMI des services en zone euro et au Royaume-Uni. Aux US, la session sera émaillée par la publication des inscriptions hebdomadaires au chômage, l’indice ISM des services et les commandes d’usines. En Chine, l’indice Caixin-Markit a fait état d’une contraction de l’activité dans les services. Cependant, les indices asiatiques ont clôturé en territoire positif dans le sillage de de Wall Street, de la hausse des prix du pétrole et de la baisse du yen face au dollar.
Une activité économique en nette amélioration…
Contrairement à son homologue de la Réserve fédérale (Fed) de New York, John William, président de la Fed de San Francisco s’est dit confiant à l’égard de la santé de l’économie américaine. Pour lui, « La demande intérieure compense largement la faiblesse à l’international. ». En outre, il a indiqué la Fed devrait progressivement relever ses taux en 2016 car le ralentissement de la croissance chinoise n’a pas d’impact significatif sur les perspectives économiques américaines. Toutefois, d’après les Fed Funds, la probabilité que l’institution relève ses taux au mois de mars est de 2 %. En conséquence, nous pensons que l’institution optera pour un nouveau statu quo monétaire le 16 mars.
Selon le rapport ADP, l’économie américaine a enregistré la création de 214 000 emplois au mois de février. Cependant, le rapport indique que le secteur manufacturier a perdu 9 000 postes. Concernant le mois de janvier, le spécialiste de la gestion RH a révisé à la baisse ses chiffres à 193 000, contre 205 000 créations annoncé un mois auparavant. Bien sûr, ces données devront être confirmées vendredi par le département du travail avec la publication des Non-Farm Payroll (NFP) du mois de février. Pour l’heure, le consensus table sur la création de 190 000 emplois dans le secteur public et privé. Enfin, le taux de chômage est attendu stable à 4,9 % au mois de février.
Sur le front des matières premières, le contrat de WTI a terminé en hausse de 2,14 % à 34,73 $ le baril. Le département de l’énergie a fait état d’une progression des stocks de pétrole pour la semaine terminée au 26 février. En effet, les stocks hebdomadaires de pétrole sont ressortis supérieurs aux attentes à 10,4 millions de barils. En revanche, les stocks d’essence ont diminué de 1,5 million de barils et les réserves de produits distillés (fioul domestique) ont augmenté de 2,9 millions de barils. Pour l’heure, nous avons un biais baissier sur le WTI et pensons que l’actif devrait retrouver le niveau de 34,07 $ à court terme.
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01
Mar
Les indices américains ont terminé la séance de lundi en territoire négatif en raison du secteur de la santé. Du côté du calendrier économique, nous assisterons à la publication d’un cocktail d’enfer de statistiques en Europe et aux Etats-Unis. Sur le Vieux continent, nous prendrons connaissance des chiffres du chômage en Allemagne et de l’indice PMI manufacturier au Royaume-Uni. Au pays de l’oncle Sam, les investisseurs auront les yeux rivés sur la publication de l’indice ISM manufacturier à 16h. En Asie, les marchés ont clôturé en territoire positif. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 0,37 % à 16 085,51 points en raison du rebond des bourses chinoises.
Encore et toujours l’inflation…
Les indices américains ont terminé la séance de lundi en territoire négatif en raison du secteur de la santé. Du côté du calendrier économique, nous assisterons à la publication d’une salve de statistiques en Europe et aux Etats-Unis. Sur le Vieux continent, nous prendrons connaissance des chiffres du chômage en Allemagne et de l’indice PMI manufacturier au Royaume-Uni. Au pays de l’oncle Sam, les investisseurs auront les yeux rivés sur la publication de l’indice ISM manufacturier à 16h. En Asie, les marchés ont clôturé en territoire positif. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 0,37 % à 16 085,51 points en raison du rebond des bourses chinoises.
En zone euro, le taux inflation est retombé en territoire négatif. En effet, Eurostat a fait état d’une baisse de 0,2 % (en rythme annualisé) de l’indice des prix à la consommation au mois de février. Bien sûr, ce mauvais chiffre renforce l’hypothèse que la Banque Centrale Européenne (BCE) agira la semaine prochaine. D’après le consensus, la BCE abaissera de 10 points de base le taux de dépôt à – 0,40 % et élargira son programme de rachat d’actifs de plusieurs milliards d’euros. En outre, pour François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, la faiblesse des prix de l’énergie et la baisse de l’inflation de base (hors énergie et produits alimentaires) pourraient avoir des impacts négatifs à long terme dans la zone euro.
Du côté de la Fed, William Dudley, président de la Réserve fédérale de New York s’est dit « moins confiant » à l’égard de la santé de l’économie américaine. « En ce moment, je juge que l’équilibre des risques concernant mes prévisions de croissance et d’inflation pourrait commencer à pencher légèrement vers la baisse. » a indiqué William Dudley lors d’une conférence en Chine. Par ailleurs, la Banque Populaire de Chine (PBoC) a décidé d’abaisser le ratio de réserves obligatoires des banques de 50 points de base à 17%. Enfin, l’indice PMI Caixin-manufacturier est ressorti inférieur aux attentes à 48 points au mois de février.
Au chapitre des matières premières, la production totale des pays de l’OPEP a reculé de 280 000 barils au mois de février à 32,37 millions de barils produit par jour (bpj). Toutefois, cette baisse de la production ne serait due qu’à une série de pannes et d’opérations de maintenance sur des points de productions. Cependant, la toile de fond reste morose car l’Iran a augmenté sa production de 200 000 bpj depuis le mois de décembre et souhaite produire 4,7 millions de bpj de pétrole brut d’ici mi-mars. En conséquence, le contrat WTI a clôturé en hausse de 2,98 % à 33,89 $. Sur le plan technique, les prix évoluent en tendance haussière en H1. Enfin, nous avons un biais haussier sur l’actif et pensons qu’il devrait rallier le niveau de 34,66 $ le baril à court terme.
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29
Fév
Une fois de plus, la séance du jour sera marquée par l’économie et la baisse des indices. En Europe, nous prendrons connaissance de la première estimation de l’indice des prix à la consommation pour la zone euro au mois de février. Aux États-Unis, nous assisterons à la publication de l’indice PMI de Chicago pour le mois de février et des promesses de ventes de logements du mois de janvier. En Asie, les places boursières ont clôturé en territoire négatif. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en baisse de 1 % à 16 026,76 points en raison de la hausse du yen, du repli des bourses chinoises et d’un G20 décevant.
Un G20 désappointant…
Au chapitre de la macroéconomie, les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 se sont réunis ce week-end à Shanghai afin de s’accorder sur une augmentation des dépenses publiques pour relancer la croissance mondiale. Il n’en fut rien, d’après le communiqué de presse, « La reprise mondiale se poursuit mais elle reste inégale et loin de notre ambition qui est celle d’une croissance forte, durable et équilibrée. ». Toujours d’après ce même communiqué, « Les politiques monétaires continueront de soutenir l’activité économique et de garantir la stabilité des prix, mais la politique monétaire ne peut pas à elle seule conduire à une croissance équilibrée. ».
Aux États-Unis, le ministère du commerce a fait état d’une croissance 1% du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre en rythme annualisé. Pour le ministère, les exportations ont souffert de la vigueur du dollar, d’un affaiblissement de la demande mondiale et d’un effet de stocks. En effet, ces derniers ont considérablement augmenté au quatrième trimestre à 81,7 milliards de dollars. Toutefois, l’économie du pays reste soutenue par le marché du travail, le secteur de l’immobilier et les dépenses des ménages. Pour preuve, ces dernières ont augmenté de 0,5% au mois de janvier.
Sur le front des matières premières, le groupe parapétrolier Baker Hughes a indiqué vendredi que le nombre de puits ouvert a diminué pour la dixième semaine consécutive à 400 puits. Malgré cette information qui témoigne d’une baisse de la production, le contrat de WTI a terminé en baisse de 0,12 % à 32,97 $ le baril vendredi à New York. En outre, conformément à notre objectif de vendredi matin, le contrat WTI a bel et bien rallié le niveau de 32,96 $ le baril. Pour l’heure, nous conservons notre biais baissier sur l’actif et pensons qu’il pourrait retrouver le niveau de 32,24 $ le baril à court terme.
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18
Fév
Avant toute chose, précisons que les minutes (le compte-rendu) du FOMC n’ont rien apporté aux opérateurs. Il est toujours bon d’esquiver par précaution ce type de publication mais force est de constater que les marchés n’ont pas spécialement réagi. Ce n’est pas plus mal. Nous noterons simplement un petit effort de communication de la part du comité : il y a un véritable risque de discrédit sur la Fed qui globalement continue de tabler sur des projections nettement plus optimistes que le marché. Le tir a légèrement été rectifié hier soir. Pour autant, nous avons rendez-vous à 13h30 avec la publication équivalente de la BCE. Décryptage.
Triple niveau technique
D’entrée de jeu, nous appelons par habitude à la prudence entre 13h15 et 14h00. Là aussi afin d’esquiver les soubresauts induits par notre banque centrale. La BCE ne devrait pas révolutionner l’allure des tendances actuelles mais la méfiance est toujours préférable face à ce type de publications. Notons surtout que les indices occidentaux sont plus que jamais soutenus par les valeurs pétrolières. Ces derniers jours, nous traitions en séances quotidiennes du gel de production validé par certains mastodontes comme l’Arabie Saoudite, la Russie ou l’Irak. Cette information gonfle (artificiellement ?) le Brent et le WTI. De quoi soutenir les 5% de progression enregistrés par la locomotive occidentale (le S&P500) sur les trois dernières séances. Soit sa meilleure performance depuis août 2015.
Mais attention. Les fondamentaux économiques restent globalement les mêmes et bien que la trame pétrolière soit légèrement modifiée depuis le début de semaine, les acheteurs indiciels à moyen terme devront encore trouver de nouveaux arguments (solides, de préférence…) pour justifier un véritable retournement de tendance. Car pour le moment, nous ne parlerons que de rebond provisoire. Soit une consolidation permettant aux indices de respirer un peu. Et ce sera tout le sujet de ces prochaines heures et séances : les choses sérieuses commencent maintenant. Typiquement, le DAX30 est à la croisée des chemins via ses cotations actuelles (9 380 / 9 420 points au moment de l’écriture de cette analyse).
En effet, les 9 400 points constituent pour l’indice allemand un triple niveau technique. D’abord, une résistance psychologique évidente. Mais surtout, ce niveau représente de notre point de vue les 78,6% de Retracement de Fibonacci de long terme et le point de contact avec une résistance oblique majeure (celle du canal baissier dans lequel évolue l’indice depuis la fin décembre 2015). En somme, en cas de sortie de ce canal, donc de rupture nette et haussière des 9 400 points, nous ne parlerons plus de simple rebond au sein d’une trame baissière bien connue. Ce n’est clairement pas notre préférence psychologique compte tenu des fondamentaux sous-jacents mais c’est un niveau technique à souligner. Nous avons d’ailleurs créé une grosse architecture sur l’indice allemand avec les clients du Live Trading d’hier en cas de retour (souhaité et souhaitable) au sein de son canal baissier de moyen terme (voir TradeBeat). Toujours sur le DAX30, nous travaillerons aujourd’hui via un point de confluence fixé sur les 9 300 points.
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15
Fév
D’entrée jeu : immense appel à la prudence. En effet, les fondamentaux qui agitent à la hausse les indices mondiaux ce matin nous semblent extrêmement illégitimes et malsains. Et pour cause, les grands dossiers de fond ne sont en rien modifiés par les récentes publications asiatiques. Bien au contraire ! Rappelons tout de suite que le PIB japonais (troisième puissance économique mondiale) est en recul d’1,4% en rythme annuel (T4 2014 au T4 2015) selon les données dévoilées cette nuit. Dans la foulée, certains remarqueront que l’excédent commercial chinois est meilleur qu’attendu : c’est purement illusoire comme nous le développons souvent ici. Décryptage.
Immense appel à prudence
Ce dernier indicateur économique fait état d’un excédent de 63,3 milliards de dollars contre une attente fixée à 58,85 et un précédent mensuel à 60,10. Or, comme toujours, le diable se cache dans les détails. La Chine (deuxième puissance économique mondiale) voit ses importations reculer bien plus vite (comme souvent) que ses importations, justifiant une différence (cet excédent) nettement positive. Dans les faits, entre janvier 2015 et janvier 2016, le pays voit ses importations reculer de 18,8%. C’est colossal à l’échelle de ce pays dont l’économie est essentiellement orientée sur son industrie gourmande en matières premières qu’elle importe massivement. Il y a là, à nouveau, le marqueur très affirmé d’un violent ralentissement dans le pays.
Quant aux exportations, il est évident qu’un recul de 11,2% sur la période considérée n’est pas non plus de bon augure. Mais c’est précisément parce-que les importations reculent nettement plus vite que les exportations que l’excédent semble bon. Intuitivement, le recul des importations de ce jour se ressentira d’autant dans les exportations de demain. Le contexte asiatique demeure exécrable. Dès lors, d’où vient le petit rebond actuel ? De trois éléments de notre point de vue. Le yuan évolue actuellement sur ses plus hauts niveaux de l’année, éclipsant partiellement les données précédemment évoquées. Or, cette valeur du yuan risque d’être ponctuelle face à des éléments fondamentaux édifiants dans le temps. Le bluff ne peut pas durer longtemps. Attention à « la poudre aux yeux ».
Même son de cloche concernant le petit rebond des valeurs pétrolières soutenant également, et artificiellement en ce début de semaine, les indices. Certains opérateurs boursiers en profitent clairement pour acheter les indices sur les niveaux-clés et historiques de supports indiqués ces derniers jours ici, sur le DAX30 et le S&P500. La deuxième raison est donc technique. Et la troisième n’étonnera pas nos lecteurs les plus fidèles : les chiffres catastrophiques nippons encouragent les opérateurs à tabler sur … une nouvelle action de la banque centrale (BoJ). A nouveau, rappelons que ces fameuses banques centrales agitent souvent une trame nettement baissière sur les indices au travers de seuls espoirs. Toujours est-il que pour la séance de ce lundi, nous vous appelons à la prudence. Nous aurons l’occasion de travailler sur l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 115 points.
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11
Fév
Inutile de revenir en détail sur les causes maintes fois soulevées ici de l’énorme claque baissière enregistrée depuis ce matin sur les indices. Hier, en Live Trading, nous insistions sur le fait que Yellen (à l’image de Draghi, voilà trois semaines) risquait de créer un peu de respiration, de consolidation, sur les marchés. Et ce, au sein d’une trame très nettement baissière et éclipsant rapidement ce type de propos ponctuels. De notre point de vue, seules les banques centrales semblent avoir encore un peu de pouvoir pour freiner ponctuellement la chute des indices. Tant mieux, il s’agit d’en profiter pour mieux se replacer. Décryptage.
Enième, énième, énième accélération de la trame baissière !
Tout le rebond enregistré hier sur les indices occidentaux s’est concentré en amont du discours de Yellen. C’est très net et très symbolique : autant ne pas tourner autour du pot, la patronne de la Fed n’a rien annoncé de transcendant. Mais nous commençons cependant à voir une tentative un peu désespérée de sa part, dans sa communication. En estimant publiquement qu’il n’est pas encore temps d’accélérer le resserrement de la politique monétaire américaine du fait d’un ralentissement mondial, Yellen joue un mauvais jeu. Les véritables causes de l’impossibilité de relever à nouveau les taux à court/moyen terme sont surtout américaines.
Les fondamentaux économiques des Etats-Unis sont mauvais. On le voit chaque mois et il va être de plus en plus tentant pour la Fed de pointer du doigt la Chine, dès lors coupable des tous les maux économiques américains, voire mondiaux. La Chine est clairement le bouc émissaire idéal pour justifier un statu quo américain. Certes, cette tentation est en partie légitime mais, en partie seulement. Après tout, qu’importe. Notre trame ne cesse de se renforcer et au moment de l’écriture de cette analyse, nous venons de casser un nouveau point bas sur le DAX renvoyant à octobre 2014. Un niveau absolument essentiel qui parlera clairement aux habitués du Live Trading.
En effet, les 100,0% de Retracement de Fibonacci de long terme (d’octobre 2014 à avril 2015 via une tendance primaire haussière tracée en D1) se situent à 8 585 points. Nous n’y sommes pas diront certains, c’est vrai (8 700 points à 10h25). Certes, mais le niveau n’a jamais été aussi proche et la tendance baissière des indices devient critique mais encore une fois parfaitement légitime : la bulle spéculative alimentée par les planches à billets se dégonfle, appuyée par de mauvais fondamentaux économiques. Ce n’est en rien catastrophique et nous n’aimons pas jouer aux Cassandre. C’est pourquoi, pour cette séance, nous continuerons bien évidemment de scalper à la baisse l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 8 920 points, tout en surveillant le comportement de la locomotive occidentale (S&P500) face à la zone 1 800 / 1 810. Un dernier mot : les fondamentaux économiques nous semblaient plus sains début 2013 (donc récemment), le DAX était alors à 7 700 points en janvier/février.
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09
Fév
Avant toute chose, précisons que le calendrier économique de ce mardi est globalement vide. Autrement dit, les mêmes grands biais boursiers traités ici depuis plus de six semaines seront clairement à l’œuvre. Au-delà du contexte pétrolier et des tensions asiatiques, nous reviendrons surtout en séances aujourd’hui sur l’importance technique des niveaux (supports) qui sont en cours de rupture sur l’ensemble des grands indices habituellement traités. Et pour cause, la rupture de ces zones profite grandement à notre trame négative bien qu’il soit difficile de s’en réjouir tant les sujets inquiétants se multiplient. Décryptage.
« Éternel » renforcement de la trame
Cette nuit, les indices asiatiques sont clairement entrés dans une nouvelle accélération baissière. Citons par exemple le Nikkei 225 (principal indice japonais) qui a encaissé une baisse de 5,4%. La devise nippone n’est pas en reste avec un nouveau point haut de quinze mois, touché face au dollar américain. Côté chinois, rappelons que les fêtes du nouvel an lunaire paralysent l’activité. En Occident, notre attention se portera sur ce que nous appelons traditionnellement « la locomotive », à savoir le S&P500. Tout maintien sous les 1 850 points entretiendra clairement la pression baissière quotidienne sur les valeurs hautement corrélées comme le DAX30.
Précisément, sur l’indice allemand, nous travaillerons aujourd’hui au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 115 points. Les niveaux identifiés pour cette semaine et qui nous servirons de supports et de résistances sont particulièrement éloignés comme nous le verrons en séances quotidiennes. En effet, l’indice allemand a passé très peu de temps sur les cotations actuelles, dans son histoire boursière. Autrement dit, peu de chandeliers japonais ont pu s’accumuler sur les niveaux considérés. Il faudra donc, plus que jamais, s’adapter à ce contexte explosif au travers d’une très nette préférence baissière pour nos opérations de Scalping.
Côté Vix, suite au gros Take Profit touché hier (sur l’opération ouverte jeudi dernier), nous chercherons à nous replacer en respectant globalement les mêmes niveaux d’entrée, de Take Profit et de Stop Loss via une nette préférence haussière à moyen terme (compte tenu de notre approche baissière sur les indices occidentaux et en particulier sur le S&P500). Les secteurs bancaires européens seront à nouveau sous très haute pression, suite aux récents reculs enregistrés face aux déboires italiens que nous traitions en fin de semaine dernière. Côté DAX30, nous surveillerons en particulier Deutsche Bank : mastodonte bancaire européen ayant les « ratios capitalistiques les plus faibles de l’ensemble des grandes banques mondiales » comme le rappelle à juste titre ce matin John Wiburg d’Investir (Les Echos).
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05
Fév
La dernière séance boursière de la semaine sera marquée par la parution des Non Farm Payrolls (NFP) et les résultats d’entreprises. Du côté du calendrier économique, nous assisterons à la publication d’une salve de statistiques économiques en Amérique du Nord. Aux États-Unis, nous prendrons connaissance des chiffres de l’emploi à 14h30. D’après le consensus, le département du travail américain annoncera la création de 190 000 emplois en janvier et un taux de chômage stable à 5 %. Au Canada, nous aurons à 14h30 l’indice PMI Ivey du mois de janvier. En Asie, places boursières ont clôturé en ordre dispersé. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en baisse de 1,34 % à 16 819,56 points en raison de la hausse du yen.
William Dudley et Yves Mersh taclent le Fiber !
En Europe comme aux États-Unis, c’est l’inflation qui est au cœur des préoccupations. Yves Mersh, membre du directoire de la BCE a déclaré que « Nous regardons également l’inflation réelle et si nous sommes à des niveaux très bas, il ne reste quasiment aucune marge dans le cas où nous subirions un nouveau choc. De plus, nous constatons déjà actuellement qu’il y a des risques accrus que nous passions en territoire négatif sur l’inflation. ». Pour William Dudley, président de la Fed de New York, « Les conditions financières se sont nettement dégradées depuis le relèvement des taux ». Enfin, il n’a pas manqué d’ajouter que « Si ces conditions financières devaient rester les mêmes d’ici à notre réunion de mars, nous devrions prendre cela en considération en termes de décisions de politique monétaire ».
Au chapitre des entreprises, les résultats des compagnies pétrolières se succèdent et se ressemblent. En effet, Shell a fait état d’un bénéfice en baisse de 44% à 1,83 milliard de dollars au quatrième trimestre. Pour Ben Ven Beurden, directeur général du groupe, « Shell prendra à nouveau des décisions de poids pour traverser cette période de déclin des prix pétroliers, pour autant que cela s’impose ». En effet, Shell a décidé de réduire ses investissements de deux milliards de dollars pour 2016. En outre, le géant pétrolier prévoit de boucler sa fusion avec BG Group avant la mi-février. Pour rappel, l’opération devrait coûter au pétrolier anglo-néerlandais la modique somme de 49 milliards de dollars.
Sur le front des matières premières, l’absence de coordination entre les pays producteurs de pétrole (OPEP et Russie) et le scepticisme des investisseurs font replonger les cours. En effet, le contrat WTI a clôturé jeudi soir en baisse de 1,86% à 31,72 $ à la bourse de New York. Du côté des stocks, le département de l’énergie américain (EIA) a fait état d’une augmentation de 7,8 millions de barils pour la quatrième semaine de 2016. Sur le plan technique, le brut léger américain évolue toujours en tendance baissière. En unité de temps journalière, les cours restent capés par les moyennes mobiles à 7 et 21 périodes. Pour conclure, nous conservons notre biais baissier sur l’or noir et pensons qu’il pourrait retrouver le niveau de 29,66 $ à court terme.
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03
Fév
La séance du jour sera marquée par la une batterie de statistiques économiques et les inquiétudes relatives à l’or noir. Du côté du calendrier économique, nous assisterons à la publication d’une salve de statistiques économiques en Europe et aux Etats-Unis. Sur le vieux continent, nous prendrons connaissance de l’indice PMI des services au Royaume-Uni à 10h30 et des ventes au détail en zone euro à 11h00. Outre-Atlantique, nous aurons à 14h15 la publication du rapport ADP sur les créations d’emplois dans le secteur privé pour le mois de janvier. En outre, l’ISM non manufacturier sera publié à 16h. Enfin, la séance s’achèvera avec la publication des stocks hebdomadaires de pétrole.
La BCE met les points sur les i !
Sur le plan macroéconomique, ce sont les banques centrales qui restent à la manœuvre. En effet, Yves Mersch, membre du directoire de la BCE, a confirmé que la Banque Centrale Européenne n’a « aucune contrainte en ce qui concerne l’utilisation, la diversité ou le volume de notre boîte à outils telle que nous l’entendons. Je ne voudrais créer aucune attente dans un sens ou dans l’autre. ». Cependant, il a tenu à calmer l’enthousiasme de certains opérateurs en déclarant au Wall Street Journal que « Parfois je me dis que les gens sur les marchés financiers devraient rouvrir leurs cours d’anglais pour bien comprendre, lorsque nous disons que rien n’a encore été décidé pour mars ».
Sur le front des valeurs, c’est BP qui fait l’actualité. En effet, l’entreprise a annoncé mardi la plus importante perte de son histoire. La compagnie pétrolière a fait état d’un résultat déficitaire de 6,5 milliards de dollars en 2015. Bien sûr, la baisse des prix du pétrole est le principal facteur explicatif. Pour rappel, les cours accusent une baisse de 70% depuis juin 2014. Cependant, Bob Dudley, directeur général du groupe, reste optimiste. Celui-ci a indiqué dans un communiqué de presse que « Nous continuons d’évoluer rapidement pour adapter et rééquilibrer BP dans cet environnement en mouvement ». Outre le sujet des résultats, le groupe pétrolier prévoit de supprimer 3 000 postes d’ici 2017 et de réduire ses investissements à 17 milliards de dollars en 2016.
Au chapitre des matières premières, le brut léger américain a clôturé en baisse de 5,50 % à 29,88 $ le baril à New York. En outre, l’association professionnelle API (Americain Petroleum Institute) a fait état d’une baisse des stocks hebdomadaires de pétrole à 3,837 millions de barils pour la quatrième semaine de 2016. Bien sûr, cette information devra être confirmée aujourd’hui par l’EIA (Energy Information Administration). Enfin, malgré des atermoiements persistants, le marché attend toujours qu’un accord soit trouvé entre l’OPEP et la Russie pour réduire la production d’or noir.
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02
Fév
Hier soir, après la clôture de Wall Street, les résultats financiers de Google pour le quatrième trimestre 2015 ont été diffusés. Le chiffre d’affaires est en hausse de 18% à 21,3 milliards de dollars pour un bénéfice net de 4,9 milliards. Pendant un court laps de temps, la capitalisation d’Alphabet (l’entité boursière de Google) a même dépassé celle d’Apple : respectivement à 555 et 534 milliards de dollars. Pour autant, cette embellie a vite été balayée par les opérateurs boursiers. Pour des causes que l’on connait bien : le recul des valeurs pétrolières (Brent et WTI) et l’hésitation des marchés asiatiques. Décryptage.
Le DAX30 présente une figure chartiste majeure : ETE en H4
Avant toute chose, il convient de préciser que de nombreuses entreprises américaines, et européennes, vont à nouveau diffuser leurs résultats trimestriels aujourd’hui. Sans être exhaustif, évoquons Exxon Mobil, Pfizer, UBS, UPS (à ne pas confondre), BP, Yahoo … la séance promet donc d’être agitée par ces publications majeures, sur une trame contextuelle toujours aussi sombre économiquement parlant. Cependant, précisons d’entrée de jeu que les marchés chinois seront fermés pendant l’intégralité de la semaine prochaine, à cause des fêtes du nouvel an. De quoi potentiellement freiner un peu les ardeurs baissières des opérateurs, sans bien évidemment résoudre le moindre dossier de fond.
En ce qui concerne l’indice allemand, pour ce 2 février, nous travaillerons aujourd’hui au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 710 points mais évoquons à nouveau la zone d’accumulation centrale autour des 9 620. Cette dernière distingue globalement la ligne de cou de l’énorme épaule-tête-épaule que nous développions hier en séances. L’unité de temps retenue était alors le H4. En cas de rupture nette de ce niveau, nous ne ferions qu’accélérer notre trame baissière. Nous insistons insister lourdement sur le test de ce niveau car il nous semble essentiel pour les prochaines heures, et séances. Pour l’heure, il constitue une grosse zone de blocage et nous envisageons (idéalement !) soit de scalper à la baisse en Live Trading entre 9 710 et 9 620, soit directement de se retrouver en vive accélération sous cette valeur-clé. Immense appel à la prudence sur cette zone ! Nous serions notamment confortés par le nouveau recul des valeurs pétrolières, sous les 31$ le baril pour le WTI et sous les 34$ pour le brent. D’autant qu’un dossier est à mettre à jour : celui évoqué la semaine dernière entre la Russie et l’OPEP.
En effet, les marchés avaient rapidement été soulagés d’apprendre que la Russie souhaitait réguler l’offre mondiale, en collaboration avec l’OPEP. Des signaux anormalement rapides avaient été envoyés aux marchés. Seulement, le temps presse et passe … La probabilité d’un accord entre producteurs majeurs au niveau mondial s’affaiblit. De quoi pousser à la baisse le brent et le WTI, donc. L’agence de notation Standard & Poor’s a d’ailleurs passé sous surveillance négative les notes de Total et de BP. L’un des rares sujets « d’espoir », comme bien souvent, pourrait provenir des banques centrales : en particulier côté asiatique où la BPoC est attendue au tournant pour injecter une énième fois (et très certainement sans succès) de nouvelles liquidités dans les marchés locaux avant les fêtes du nouvel an.
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