Showing posts tagged with: analyse macroéconomique
29
Jan
La séance du jour sera marquée par la décision de la Banque du Japon. Pour la première fois de son histoire, l’institution a décidé d’adopter des taux d’intérêt négatifs. Concernant le calendrier économique, nous assisterons à la publication d’une salve de statistiques économiques en Europe et aux Etats-Unis. En effet, outre les données en provenance d’Espagne et de Norvège, nous prendrons connaissance à 11h de l’indice des prix à la consommation en zone euro. En Amérique du Nord, nous aurons à partir de 14h30 les PIB canadien et américain du quatrième trimestre. Enfin, la journée s’achèvera avec la publication de l’indice de confiance du consommateur américain calculé par l’université du Michigan. Décryptage.
Vendredi, c’est wasabi !
En Asie, l’ensemble des places boursières ont clôturé en territoire positif. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 2,80 % à 17 518,30 points dans le sillage des prix du pétrole et après la décision surprenante de la Banque du Japon (BoJ). En effet, l’institution a décidé d’adopter des taux d’intérêt négatifs afin d’endiguer les risques de déflation. À compter de ce jour, la BoJ prélèvera 0,1% sur les comptes courants que les institutions financières détiennent auprès d’elle. Haruhiko Kuroda, gouverneur de la Banque du Japon, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin car d’après le communiqué de presse, « La BoJ réduira ses taux d’intérêt un peu plus en territoire négatif si elle le juge nécessaire ».
Sur le front des valeurs, Caterpillar a publié des résultats trimestriels décevants. En effet, le chiffre d’affaires est ressorti en baisse de 23% à 11,03 milliards de dollars. Concernant le résultat net, le leader mondial des engins de terrassement a fait état d’un bénéfice de 87 millions de dollars, contre 757 millions de dollars un an auparavant. En revanche, les prévisions du groupe pour 2016 sont supérieures aux attentes du consensus. Enfin, pour Doug Oberhelman, directeur général du groupe, la situation de l’entreprise n’est pas catastrophique car « La gestion des coûts, les mesures de restructuration et l’exécution opérationnelle aident l’entreprise puisque les ventes et le chiffre d’affaires sont sous pression en raison du ralentissement de la croissance économique dans les pays en développement et de la faiblesse des prix des matières premières ».
Au chapitre des matières premières, le contrat WTI a clôturé en hausse de 2,85 % à 33,22$ le baril. Les prix ont été portés par les propos d’Alexandre Novak, ministre russe de l’Energie. En effet, ce dernier a indiqué que l’OPEP souhaite organiser des consultations avec d’autres producteurs afin d’endiguer la baisse des prix du pétrole. Il a déclaré que « Pour l’instant, il s’agit de consultations qui pourraient porter sur la situation du marché, sur la faiblesse des prix et sur les options permettant de coordonner la production ». Toujours d’après le ministre russe, l’Arabie Saoudite aurait proposé aux pays producteurs de pétrole de réduire la production de 5%. Cependant, cette dernière information a été démentie par un représentant de l’OPEP.
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28
Jan
Hier après-midi, nous émettions un appel à la prudence pour la tranche horaire 19h30/20h30, face à l’imminence de la publication du compte-rendu du FOMC (l’organe décisionnel de la banque centrale américaine). Sans la moindre surprise, les taux américains n’ont pas été relevés. Pour autant, le communiqué a clairement déçu les opérateurs boursiers dans un premier temps : entre divisions des membres essentiels du FOMC et propos trop peu accommodant. Les indices occidentaux ont rapidement plongé jusqu’à la clôture de Wall Street avant de retrouver peu à peu les cotations abandonnées en ce début de matinée. Pour autant, les leviers baissiers restent omniprésents à court/moyen terme. Décryptage.
La Russie et l’OPEP agitent les marchés
La Fed n’aura donc pas vraiment rassuré les opérateurs boursiers, au travers de la teneur de ce fameux communiqué. Les risques mondiaux sont au plus haut, ne serait-ce qu’en Chine : de quoi supposer un deuxième relèvement des taux US au second semestre, au mieux. Balayant de facto les attentes « raisonnablement confiantes » de la Fed en matière d’inflation et de croissance. Fort « heureusement », une annonce russe est venue relancer en parallèle les espoirs d’une petite hausse sur les valeurs pétrolières, contrebalançant les inquiétudes suscitées par la capacité de la Fed à soutenir l’économie américaine qui présente malgré tout de nombreux signaux de fragilité. En l’occurrence, la Russie a annoncé une probable collaboration avec le cartel de l’OPEP afin de réguler l’offre mondiale, largement excédentaire. Autrement dit, la Russie souhaite s’en prendre à l’un des trois piliers soutenant l’exceptionnelle pression baissière sur la valeur de l’or noir (offre, demande, valeur du dollar).
Puisque la demande ne peut pas facilement être relancée, compte tenu des difficultés des émergents, et que la Russie n’est clairement pas en mesure d’agir sur la valeur du dollar américain, autant s’en prendre à l’offre. D’autant que les recettes budgétaires du pays dépendent à plus de 50% de la valeur du baril. Et pour que celui-ci soit jugé viable, il doit au moins avoisiner les 100$ l’unité. Le compte n’y est pas et la population russe subit actuellement de plein fouet les conséquences d’une inflation galopante, d’une stagnation des salaires et de l’emploi, mais surtout d’une vague d’austérité provoquée par la fin des recettes générées par le pétrole. Les opérateurs tablent/spéculent sur l’issue d’une telle collaboration qui, de toute manière, prendrait un temps considérable pour aboutir. D’où le petit rebond autour des 33$ le baril ce matin, entrainant légèrement dans son sillage les indices occidentaux. Mais pour combien de temps ?
En effet, cette annonce ne va pas satisfaire les marchés bien longtemps. Ne serait-ce que ce matin, les indices européens encaissent clairement une tentation baissière. Nous travaillerions d’ailleurs en Live Trading sur l’indice allemand au travers d’un point de confluence fixé sur les 9 825 points. Et pour cause, la Deutsche Bank a dévoilé sa première perte trimestrielle depuis 2008 … Mais surtout, nous surveillerons de près les publications américaines à venir aujourd’hui : Ford et Caterpillar dévoileront leurs résultats pour le quatrième trimestre 2015. Enfin, Microsoft fermera le bal des publications majeures pour ce 28 janvier, après la clôture de Wall Street. D’ici là, nous surveillerons les 1 900 points sur le S&P500 et les 9 825 points sur le DAX30 : toute cotation inférieure nous servira clairement pour scalper à la baisse l’indice allemand avec nos clients, cet après-midi. La pression est de retour, tant mieux !
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27
Jan
La séance du jour sera une fois de plus marquée par la Fed. Certes, Janet Yellen n’organisera pas de conférence de presse, mais les opérateurs attendront de pied ferme la publication de son communiqué à 20h. Bien sûr, le consensus s’attend à ce que la Fed laisse sa politique monétaire inchangée. En outre, nous prendrons connaissance des ventes de logements neufs (aux États-Unis) à 16h00 et des stocks hebdomadaires de pétrole à 16h30. En Asie, les principales places boursières ont clôturé en ordre dispersé. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 2,72 % à 17 163,92 points dans le sillage des prix du pétrole et de Wall Street. Enfin, Facebook, Ebay, Texas Instruments et Boeing publieront leurs résultats trimestriels.
Comment lutter contre la baisse des prix du pétrole ?
En matière de macroéconomie, c’est la Fed qui fera l’actualité. En effet, comme évoqué en introduction, la Réserve fédérale américaine publiera sa décision de politique monétaire à 20h. Globalement, les investisseurs s’attendent à ce que les taux des Fed Funds restent dans la fourchette de 0,25 % à 0,50 %. Bien sûr, les analystes seront attentifs au communiqué de presse afin de se faire une idée du rythme auquel les taux seront relevés dans les prochains mois. Du côté des marchés, nous pensons que la prudence va dominer la majeure partie de la journée. Cependant, la publication des stocks hebdomadaires de pétrole est susceptible d’apporter un peu de volatilité sur les places européennes et américaines.
Au chapitre des entreprises, Procter & Gamble a fait état d’un bénéfice net de 3,21 milliards de dollars pour le 4eme trimestre, soit une hausse de 35% par rapport au même trimestre de l’année 2014. Concernant le bénéfice par action, celui-ci s’établit à 1,12 $. En revanche, le chiffre d’affaires ressort en baisse de 8,5 % à 16,92 milliards de dollars. Bien sûr, le numéro un mondial des produits de grande consommation a réduit ses coûts de manière significative pour améliorer ses résultats. En outre, le groupe a su se recentrer sur les business profitables en allégeant son portefeuille d’activités. Cependant, P&G reste pénalisé par la vigueur du dollar, puisque ce dernier devrait amputer le chiffre d’affaires annuel de 7% sur l’exercice 2016.
Sur le front des matières premières, les propos du ministre qatari de l’Energie ont aidé les cours à sortir de l’ornière. En effet, le brut léger américain a clôturé en hausse de 3,66 % à 31,45 $ le baril hier à la bourse de New-York. Mohammed al Sada, ministre qatari de l’Energie, a déclaré dans un communiqué que « Le prix actuel du pétrole n’est pas tenable et cela devrait conduire à des changements ». Cette déclaration confirme les rumeurs de discussion entre la Russie et l’OPEP. En effet, d’après la direction de l’entreprise Lukoil, » La Russie aurait intérêt à se joindre à l’Opep pour diminuer la production car l’industrie pétrolière russe est en état de survie et est même contrainte de diminuer l’activité de forage ».
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25
Jan
En fin de semaine dernière, nous insistions sur la fragilité de la consolidation provoquée par les propos accommodants de Draghi (et son rendez-vous donné aux opérateurs pour mars). Puisque le calendrier économique se montre extrêmement léger pour ce 25 janvier, à l’image de la plupart des lundis, nous maintenons notre préconisation de la fin de semaine : celle d’un retour aux fondamentaux sombres et négatifs développés ces quatre dernières semaines. La valeur du pétrole sera notamment au centre de nos attentions avant la diffusion des taux d’intérêts américains, mercredi à 20h00 (le statu quo devrait l’emporter). Décryptage.
Retour aux fondamentaux !
Mais dans l’immédiat, l’IFO allemand vient tout juste d’être diffusé (à 10h00). Un nouveau recul (à 107,3) laisse présager un impact renforcé quant au recul économique de la Chine et ses conséquences sur l’économie allemande. C’est un lien direct avec la trame orientée par la baisse des matières premières, par le risque déflationniste associé et par le ralentissement des émergents. Typiquement, sur l’indice allemand, nous opterons pour un retour de notre préférence baissière quant à nos opérations de Scalping pour ce lundi sous le point de confluence fixé à 9 785 points. Rappelons également que l’attention des opérateurs se focalise sur la BoJ depuis la fin de semaine dernière : la banque centrale japonaise serait tentée, selon certaines rumeurs, d’agir à nouveau au travers de nouvelles mesures ultra-accommodantes pour soutenir l’inflation au sein de l’archipel.
Rien de bien nouveau en somme : la trame reste globalement fixée sur les mêmes fondamentaux négatifs, partiellement contrebalancés par les attentes monétaires. Les premiers mouvements encaissés ce matin par les indices occidentaux témoignent de cette forte probabilité d’un retour de la trame négative. A l’image du canal ascendant sur le DAX30 (sur lequel nous travaillions vendredi, en M30) et qui est en train de céder sous la pression des Bears. Nous aurons l’occasion de mettre à jour notre contexte technique sur le DAX30 pour aujourd’hui via TradeBeat, en amont du
Good Morning Market. Qui plus est, le discours de Mario Draghi (à 19h00) n’aura clairement pas la même portée que la conférence de presse de jeudi dernier.
Attention, en parallèle, à la lecture de la balance commerciale nippone diffusée ce matin. Elle fait état de l’un des meilleurs excédents commerciaux du pays depuis 2011, mais au travers d’un recul plus violent que prévu des exportations. Et pour cause, la baisse est de 8,0% en rythme annuel, en sachant que les exports représentent l’un des axes les plus importants de l’économie du pays. On peut aisément associer ce recul à la baisse des voisins émergents, et en premier lieu de la Chine. In fine, de quoi renforcer la trame contextuelle autour du couple Chine/pétrole. Peu à peu, nous aurons l’occasion de voir d’autres pays frappés de plein fouet par cette même trame, à l’image de la Russie qui vient d’annoncer via des données provisoires un recul de 3,7% de son économie en 2015, suite à l’effondrement des cours pétroliers et gaziers.
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19
Jan
Nous maintenons notre appel à la prudence ce matin. Et pour cause, les chiffres chinois sont mauvais (mais pas catastrophiques pour autant) et semblent inciter les opérateurs asiatiques et européens à tabler sur de nouvelles mesures de soutien de la banque centrale chinoise (ou « PBoC »). Pour autant, ces attentes peuvent très rapidement s’essouffler car fragile, laissant la place à nouveau à un recul des indices occidentaux. D’autant que nous maintenons notre point de confluence fixé hier sur l’indice allemand (9 635) ; il se situe à seulement une quarantaine de points des cotations actuelles au moment de l’écriture de ce mémo. Décryptage.
Maintien de notre appel à la prudence
La Chine enregistre donc une croissance de 6,8% en glissement annuel : en phase avec le consensus. Pour autant, il s’agit concrètement du plus mauvais résultat enregistré par l’économie chinoise depuis 2009. Sur l’ensemble de 2015, le taux de croissance passe donc à 6,9%. Là aussi les chiffres parlent d’eux-mêmes puisqu’il s’agit du pire taux depuis 1990. Les ventes au détail, les investissements dans les zones urbaines et la production industrielle reculent également modestement. Globalement en phase, là aussi, avec le consensus. Des chiffres maussades en somme, mais plutôt attendus. Mais surtout, ces publications soulèvent pour une énième fois les attentes de mesures de soutien envers la PBoC de la part des opérateurs.
Or, la banque centrale chinoise n’a plus beaucoup de cartes à sa disposition pour soutenir le géant émergent, dans la mesure où elle est intervenue à plusieurs dizaines de reprises en l’espace de neuf mois pour ces mêmes visées. En parallèle du petit rebond des indices occidentaux (surtout acté par le gap d’ouverture et relativement peu par les mouvements enregistrés depuis 9h00), le pétrole (Brent & WTI) rebondit très légèrement. Méfiance avec cette petite hausse matinale qui semble bien fragile et relativement illégitime. D’autant que rien n’indique que les attentes du marché influenceront réellement la PBoC.
Nous ne reviendrons pas spécialement sur l’inflation allemande : globalement en phase avec le consensus, bien que dans ce cas aussi le résultat dévoilé ne fasse pas rêver les opérateurs quant à la « réussite » de la politique monétaire de la BCE. Pour autant, seuls le ZEW (à 11h00) et l’inflation de la zone euro (11h00 également) attireront notre attention avant les propos de Mark Carney (13h00). Les biais baissiers restent toujours aussi puissants : nous vous appelons donc à la prudence face à ce petit sursaut qui a encore tout à prouver pour convaincre les opérateurs quant à un possible rebond. Pour l’heure nous préfèrerons attendre le retour sous le confluent pour acter de nouvelles opérations de Scalping, à la baisse, sur l’indice allemand.
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15
Jan
Aux Etats-Unis, nous assisterons en début d’après-midi à l’annonce des ventes au détail et des prix à la production pour le mois de décembre. Toujours en début d’après-midi, nous prendrons connaissance de l’indice Empire State de la Fed de New York pour le mois de janvier. Ensuite, à 15h15, nous aurons les chiffres de la production industrielle. Enfin, la journée s’achèvera avec l’indice de confiance du consommateur de l’université du Michigan. Par ailleurs, l’ensemble des places asiatiques ont clôturé en territoire négatif ce matin. Décryptage.
Et ce n’est qu’un début…
Comme évoqué en introduction, la majeure partie des bourses asiatiques ont terminé dans le rouge. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en baisse de 0,54 % à 17 147,11 points dans le sillage des cours du pétrole. Même son de cloche en Chine, les bourses chinoises ont reculé en raison de la baisse des prêts bancaires. En effet, les banques chinoises ont accordé 597,8 milliards de yuans en nouveaux prêts au mois de décembre, contre 708 milliards de Yuans au mois de novembre, soit une baisse de 18,4 %. Cette chute met en exergue la faiblesse de la demande en investissement. Aux Etats-Unis, James Bullard, président de la Fed de St.Louis, a déclaré qu’il était préoccupé par les effets de la chute des cours pétroliers sur l’inflation.
Sur le front des valeurs, c’est le secteur automobile qui est au zénith de l’actualité. Alors que le constructeur automobile italo-américain, Fiat Chrysler Automobiles (FCA), est accusé d’avoir manipulé ses chiffres de ventes aux Etats-Unis, Renault aurait, lui aussi, fraudé aux tests d’émissions polluantes. D’après un responsable syndical de la CGT, des perquisitions de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ont eu lieu jeudi et vendredi dernier. Enfin, d’après Denis Baupin, vice-président écologiste de l’Assemblée Nationale, « l’anomalie est au moins d’un facteur de trois à cinq fois plus importante – que ce qui était attendu par rapport aux résultats des homologations ».
Au chapitre des matières premières, suite à la publication des stocks hebdomadaires de pétrole, les cours du WTI ont décroché pour retrouver le niveau de 30,48 $ le baril à la clôture du Nymex mercredi soir. Bien que les stocks de brut léger américain aient moins augmenté que prévu, les données de l’Energy Information Administration (EIA) ont mis en exergue une hausse significative des stocks d’essence et des produits distillés (diesel et fioul domestique). Quant à la séance de jeudi, celle-ci a été marquée par un léger rebond technique dû aux rachats positions à découvert et à l’expiration du contrat février sur le WTI. En conséquence, le contrat sur le brut léger américain a terminé en hausse de 2,36 % à 31,20 dollars.
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14
Jan
La trame baissière développée ces derniers jours ne cesse de se renforcer. Pour la première fois depuis début 2004, le Brent est tombé symboliquement sous la barre des 30 dollars le baril avant de se reprendre légèrement en ce début de matinée. Et ce, dans un contexte déjà fortement marqué par le ralentissement des émergents (en particulier de la Chine) et de risques déflationnistes au niveau mondial. Par ailleurs, la saison des résultats trimestriels US se poursuit aujourd’hui avec la publication de JPMorgan qui ouvrira le bal pour le secteur bancaire. Décryptage.
Mise à jour de la trame déjà développée ces derniers jours
Au moment de l’écriture de ce mémo, les marchés découvrent le PIB allemand pour 2015, diffusé par l’Office fédéral de la statistique : si le résultat est clairement meilleur que prévu (+1,7% contre une attente fixée à +1,6% et un précédent à +1,5%), la publication n’a pas le potentiel d’éclipser la trame traitée ces derniers jours et qui se renforce depuis hier après-midi. Et pour cause, les traditionnelles publications liées aux stocks de pétrole US ont largement accentué les craintes des opérateurs boursiers, au travers d’une envolée des réserves américaines.
Les stocks de la première puissance semblent pratiquement au plus haut, alors que l’offre est toujours très forte (suite à la fin des quotas imposée par le cartel de l’OPEP) et dans l’attente de l’arrivée de l’Iran sur le marché, du fait de la levée des sanctions internationales dans le courant du premier semestre 2016. Et bien sûr, la demande reste faible … avec le cas léthargique chinois. D’une manière générale, nous ne pensons pas que les publications économiques de ce 14 janvier (petite exception faite avec JPMorgan) puissent réellement influencer les opérateurs boursiers à un peu d’optimisme.
La trame est sombre et se renforce. C’est pourquoi nous observons la possible rupture de la zone 1 875 / 1 873 sur le S&P500 (comme évoqué hier soir sur TradeBeat) pour envisager un violent décrochage. Côté DAX30, le mouvement est d’autant plus évident : nous travaillerons avec un point de confluence fixé pour aujourd’hui à 9 825 points en optant évidemment pour une approche de Scalping fortement baissier et en respectant les supports tracés ces derniers jours à 9 825, 9 785, 9 710 et 9 635. De même, nous analyserons/renforcerons nos opérations longues sur le Vix et l’or, et short sur le café et le nickel.
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13
Jan
La séance du jour sera probablement marquée par les chiffres de la balance commerciale chinoise. En Asie, les places boursières ont clôturé en ordre dispersé. À Tokyo, l’indice NIKKEI225 a terminé en hausse de 2,88 % à 17 715,63 points grâce aux chiffres du commerce extérieur chinois supérieurs aux attentes. En Chine, les bourses ont de nouveau chuté malgré un Yuan stable. En effet, des doutes persistent sur la capacité des autorités à restaurer le calme sur les marchés et la confiance dans l’économie. En Europe, nous prendrons connaissance à 11h des chiffres de la production industrielle en zone euro pour le mois de novembre. Du côté des États-Unis, nous assisterons à 16h30 à la publication des stocks de pétrole et du Livre Beige de la Fed à 20h.
À consommer avec modération…
Comme évoqué en introduction, la balance commerciale chinoise a fait état d’un excédent de 7 milliards de dollars à 60,09 milliards de dollars. Cependant, d’après l’administration des douanes chinoises, les exportations ont diminué de 1,4 % par rapport au mois de décembre 2014. Concernant les importations, celles-ci ont aussi baissé de 7,6 % en décembre. Par ailleurs, la PBoC a relevé pour la quatrième fois (en quatre jours) le cours pivot du Yuan à 6,5630 pour un dollar. En Europe, la chute des cours du pétrole ont un impact significatif sur les objectifs de la BCE. En effet, Peter Praet, chef économiste de la BCE a indiqué que malgré les répercussions négatives de la chute des cours pétroliers sur l’inflation, « Il faut poursuivre notre objectif, surtout lorsque les temps sont durs ».
Sur le front des valeurs, à l’image des entreprises du secteur pétrolier, British Petroleum (BP) a annoncé un programme de restructuration de 3,5 milliards de dollars. En effet, le groupe pétrolier et gazier va supprimer 4 000 postes, soit 5% de ses effectifs dans la branche exploration et production pétrolière. Bien sûr, la situation actuelle contraint les géants du secteur à réduire leurs investissements et à se restructurer. Pour rappel, les cours du pétrole évoluent sur des plus bas de 12 ans, à environ 30$ le baril. Enfin, d’un point de vue technique, le titre a perdu 40% de sa valeur depuis juin 2014 et reste orienté à la baisse. Pour conclure, nous avons un biais baissier sur l’action et pensons que celle-ci pourrait retrouver son niveau de juin 2010 à 2,98 livres sterling.
Au chapitre des matières premières, malgré un contexte catastrophique pour les pays producteurs et exportateurs de pétrole. L’OPEP a décidé de ne pas convoquer de réunion d’urgence. Toutefois, les voix dissidentes se font de plus insistantes car Emmanuel Ibe Kachikwu, ministre nigérian de l’Énergie, a déclaré lors d’une conférence à Abou Dhabi que « Nous avions dit que si le prix atteignait 35 dollars le baril, nous commencerions à examiner la convocation d’une réunion extraordinaire ». Évidemment, pour le Nigeria il est primordial que le cartel intervienne malgré le fait que l’OPEP ne « représente que 30 à 35% de la réalité du marché pétrolier » d’après M.Kachikwu.
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12
Jan
Pour la séance du jour, nous nous mettrons à l’heure anglaise. En effet, nous assisterons à 10h30 aux publications des chiffres de la production industrielle et manufacturière pour le mois de novembre. En outre, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Mark Carney s’exprimera à 15h15 sur les perspectives de l’économie anglaise. Aux États-Unis, nous prendrons connaissance à 16h du rapport JOLTS (Job Openings and Labour Turnover Survey) sur les nouvelles offres d’emploi. À l’image de ses homologues, Jeffrey Lacker, président de la Fed de Richmond, s’exprimera, lui aussi, sur l’état et les perspectives de l’économie américaine.
Une hausse des taux en mars ?
Bien sûr, le rapport JOLTS sera sans aucun doute très attendu par la communauté des investisseurs. Celui-ci fournit des informations sur les principales raisons du taux de chômage ainsi que les problématiques du marché de l’emploi par régions et par industries. Outre le rapport sur l’emploi, Dennis Lockhart, président de la Réserve fédérale d’Atlanta, a indiqué que les prochains relèvements des taux devront être justifiés par la performance économique du pays. « Je m’attends à ce que la performance économique justifie de nouveaux relèvements des taux en 2016 », a déclaré le président de la Fed d’Atlanta.
Au chapitre des entreprises, c’est le secteur pharmaceutique qui fait l’actualité. En effet, Shire Pharmaceuticals a fait l’acquisition de Baxalta International pour 32 milliards de dollars. Cette opération devrait permettre de réaliser près de 500 millions de dollars de synergies (réduction de couts et avantages fiscaux). En effet, le nouvel ensemble sera enregistré à Dublin (Irlande) afin de bénéficier d’un taux d’imposition de 16 à 17 % d’ici 2017, contre 23% aujourd’hui pour Baxalta. Enfin, la fusion des deux laboratoires va permettre au groupe de réaliser un chiffre d’affaires de 20 milliards de dollars dans les prochaines années et une croissance à deux chiffres.
En ce qui concerne les matières premières, le contrat WTI a battu un nouveau record. Les cours du brut léger américain ont clôturé en repli de 5,28 % à 31,41 $ le baril sur la séance d’hier. Outre le sujet de la surabondance des stocks et de la production, c’est la Chine qui préoccupe les investisseurs. En effet, Les bourses chinoises ont terminé en net recul lundi en raison des chiffres de l’inflation et des doutes sur la capacité des autorités à restaurer le calme sur les marchés financiers. Cependant, d’après Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), « les prix du pétrole pourraient commencer à monter fin 2016 ou début 2017 ».
Analyse proposée par XTB
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11
Jan
La Chine reste clairement au centre des préoccupations en ce début de semaine. Les places chinoises ont nettement baissé dans le courant de la nuit (globalement -5% pour Shenzen et Shanghai), pour cette première séance de la semaine. Et ce, alors que les autorités chinoises ont décidé de relever le cours pivot de la devise nationale. Suite à la forte baisse encaissée par le yuan la semaine dernière, signe du ralentissement économique du pays, ce relèvement surprise tente de rassurer les opérateurs boursiers avant la diffusion de la balance commerciale nationale dans le courant de la nuit de mardi à mercredi. En vain, côté asiatique. Les Européens semblent en revanche fortement saluer cette décision. Décryptage.
L’action de la PBoC est saluée par les opérateurs européens
La tension est donc toujours aussi palpable sur les marchés alors que le Brent et le WTI frôlent globalement la rupture des 33$ le baril, constituant de facto LE second grand sujet à surveiller en ce début de semaine, faute d’actualités économiques majeures d’ici demain soir. En somme, la trame de fond reste globalement identique à celle développée la semaine dernière. Donc tout aussi explosive. C’est pourquoi nous continuerons de travailler sur l’indice allemand DAX30 au travers d’un point de confluence maintenu sur le niveau des 9 965 points.
Au moment de l’écriture de ce mémo, cette cotation est en cours de test. Et pour cause, les opérateurs européens semblent apprécier le nouveau geste de la Banque Populaire de Chine (ou « PBoC ») qui a donc relevé le cours pivot du yuan suite à ses mesures de soutien validées vendredi dernier. Mais au-delà de ces mesures, la saison des publications des entreprises américaines pour le quatrième trimestre 2015 débutera peu après la fermeture de Wall Street. Nous commencerons donc à les traiter à partir de demain, si des publications centrales venaient à orienter globalement les indices occidentaux, et notamment le DAX30.
D’ici là, et comme annoncé vendredi soir sur TradeBeat, plusieurs membres influents du FOMC s’exprimeront, à commencer par Dennis Lockhart (à 18h40). Nous appelons nos lecteurs à la prudence en ces temps … agités, face à un contexte de plus en plus sombre économiquement parlant. C’est pourquoi, tant que les zones de 9 965/10 000 points sur le DAX et de 1 935/1 945 sur le S&P500 ne cèdent pas, nous continuerons d’adopter une approche de Scalping baissier sur l’indice allemand
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