18
Déc
La séance du jour devrait être peu animée en matière de statistiques économiques. Toutefois, les places asiatiques et américaines ont de nouveau tiré la sonnette d’alarme. En effet, malgré le relèvement des taux de la Fed, les opérateurs restent préoccupés par la baisse des cours du pétrole. En conséquence, Wall Street et les bourses asiatiques ont clôturé en territoire négatif. En outre, nous noterons que la Banque Centrale du Japon a annoncé une extension de son QE. L’institution va désormais étendre ses achats d’actifs aux ETF et obligations d’État de maturité plus longue. Enfin, la dernière séance de la semaine sera marquée par l’expiration des contrats d’options et des futures.
Les choses sérieuses commencent maintenant !
Comme évoqué en introduction, les opérateurs se concentreront aujourd’hui sur les cours du pétrole, les valeurs du secteur de l’énergie et la séance des « 4 sorcières ». Pour explication, cette dernière marque l’arrivée à expiration des contrats d’options et des futures sur indices et actions. Traditionnellement, les cours sont perturbés par la volatilité et des mouvements inhabituels. En outre, la Banque du Japon a annoncé un renforcement de son programme d’assouplissement quantitatif. La banque centrale a indiqué qu’elle rachèterait des ETF (fonds indiciels reproduisant la performance d’un indice) et des obligations d’État de maturité 7-12 ans, contre 7-10 ans actuellement.
Sur le front des valeurs, c’est Orange qui fait l’actualité. En effet, l’autorité de la concurrence a infligé une amende de 350 millions d’euros à l’opérateur télécom pour avoir freiné le développement de la concurrence sur le marché des services fixes et mobiles de la clientèle entreprise. D’après le communiqué de l’institution, « Orange a choisi de coopérer avec l’Autorité de la concurrence : elle ne conteste pas les pratiques ni leur caractère anticoncurrentiel, ni enfin l’issue donnée à l’affaire, qu’il s’agisse de la sanction pécuniaire ou des injonctions destinées à rétablir immédiatement un fonctionnement concurrentiel du marché ».
Au chapitre des matières premières, le contrat WTI a clôturé sous 35 $ le baril à New York. En effet, la vigueur du dollar et la hausse des stocks font plonger les cours. Pour explication, les stocks hebdomadaires de pétroles sont ressortis supérieurs aux attentes la semaine dernière à 4,8 millions de barils. D’un point de vue technique, les cours évoluent en tendance baissière et sont capés par les moyennes mobiles à 7 et 21 périodes. Concernant le RSI, celui-ci est sous sa zone de neutralité. Enfin, nous avons un biais vendeur sur l’actif et pensons qu’il pourrait rallier 34,66 $ le baril à court terme.
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11
Déc
La séance du jour sera animée par une salve de statistique économique aux États-Unis. En effet, nous attendrons 14h30 pour prendre connaissance des ventes au détail et des prix à la production au mois de novembre. Un peu plus tard dans l’après-midi, nous aurons à partir de 16h la première estimation de l’indice de confiance des consommateurs américains. Pour rappel, l’indice de l’Université du Michigan sur le sentiment des consommateurs évalue le niveau relatif des conditions économiques actuelles et futures. En Europe, la Banque d’Angleterre a laissé sa politique monétaire inchangée en raison du ralentissement de la croissance des salaires et de la faiblesse des cours du pétrole.
À ne pas mettre entre toutes les mains…
Nous sommes désormais à moins d’une semaine de la réunion du conseil de politique monétaire de la Fed. Certes, nous assisterons aujourd’hui à une multitude de statistiques économiques relatives à la consommation et à la production, mais la communauté des investisseurs est désormais convaincue que la Réserve Fédérale relèvera ses taux. En outre, l’ensemble de valeurs américaines ont terminé en territoire positif, porté par des demandes initiales d’assurance-chômage qui sont ressorties supérieures aux attentes. En Asie, les marchés actions s’inscrivent en baisse en raison de la suspension de cotation du groupe Fosun, dont le président Guo Guangchang reste introuvable.
Au chapitre des entreprises, Glencore fait de nouveau les gros titres de la presse économique. En effet, à l’image de son concurrent Anglo American, le groupe spécialisé dans le négoce de matières premières a annoncé des mesures pour diminuer ses coûts. L’entreprise a indiqué vouloir réduire son endettement à 18 milliards de dollars, contre un objectif précèdent de 20 milliards de dollars. Le directeur général de l’entreprise, Ivan Glasenberg a déclaré qu’aujourd’hui nous montrons que nous sommes capables de tenir nos engagements (en matière de désendettement), avec 8,7 milliards de dollars réalisés à ce jour, et sommes en mesure d’augmenter notre objectif de réduction de la dette ». En outre, il n’a pas manqué de préciser que son groupe « est bien placé pour continuer à être en mesure de générer de la trésorerie dans l’environnement actuel ».
Concernant les matières premières, malgré la perspective de relèvement des taux et l’amélioration de la santé de l’économie américaine, le dernier rapport du Commitment of Traders (COT) nous indique que les investisseurs sont acheteurs d’or. En effet, malgré la publication de NFP supérieur aux attentes, les prix de l’or ont bien résisté aux attaques vendeuses. Certes, les investisseurs savent désormais que la Fed va relever ses taux directeurs, mais l’aspect progressif de la remontée des taux est perçu comme un signe de faiblesse par les opérateurs. Outre les États-Unis, d’après la People’s Bank of China (PBOC), l’empire du milieu a acheté 21 tonnes d’or au mois de novembre.
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