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Le point sur La Grèce : un énorme catalyseur de risque cette semaine pour l’euro
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Le dossier grec ne s’essouffle pas, les spéculations fusent dans tous les sens et les principaux acteurs économiques ne cessent d’y mettre leur grain de sel jour après jour. Qu’en est-il réellement ?
Les ministres des Finances des pays de la Zone-Euro se réuniront vendredi en Lettonie afin de poursuivre les négociations avec Athènes. L’ordre du jour consistera à trouver comment le gouvernement d’Alexis Tsipras pourra justifier les prochaines échéances du remboursement de la dette de son pays de façon à obtenir le versement des 7,2 milliards d’euros du plan d’aide suspendu depuis l’été 2014. A.Tsipras devra également justifier la solvabilité de son pays concernant le remboursement de près d’1 milliard d’euros au FMI prévu en 2 échéances au cours du mois prochain. Le FMI a été clair à ce sujet : « Aucun délai supplémentaire ne sera toléré », aucune flexibilité ne semble donc envisageable là-dessus, la Grèce va devoir payer en respectant le délai imposé. Jusqu’à aujourd’hui, le nouveau gouvernement grec n’est pas parvenu à présenter un plan de réformes conforme aux exigences de ses créanciers et il ne reste plus beaucoup de temps pour trouver une solution.
L’inquiétude d’assister à un désaccord entre les parties engendre des spéculations sur une potentielle sortie de la Grèce de la Zone-Euro et de nombreux acteurs économiques se sont prononcés sur le sujet : « Nous en avons vraiment besoin maintenant, il n’y a pas de temps à perdre, le gouvernement grec doit mettre en place les réformes que nous demandons. » (P.Moscovici). « Le gouvernement grec doit faire au plus vite pour proposer un plan d’action viable. » (C.Noyer). « La réponse se trouve entre les mains du gouvernement grec. Il faut désormais travailler beaucoup plus, et c’est urgent. » (M.Draghi). « Nous voulons tous que la Grèce réussisse. » (M.Draghi). « Les traités ne prévoient pas une expulsion légale d’un pays, un défaut de paiement n’est pas synonyme d’expulsion de la Zone-Euro. » (Constancio).
En contrepartie de ces déclarations encourageantes et optimistes nous relevons quelques indices en faveur d’un potentiel désaccord sur les négociations à venir ce vendredi en Lettonie. En effet, ce week-end nous avons appris que la Grèce pourrait signer aujourd’hui un accord gazier avec la Russie. A.Tsipras a récemment affirmé qu’il était favorable à une participation d’Athènes à un projet de gazoduc en charge de conduire le gaz russe en Europe en passant par la Grèce et la Turquie. Cet accord devrait permettre à la Grèce de toucher entre 3 et 5 milliards d’euros rapidement, on imagine la réaction impuissante de Bruxelles en apprenant la nouvelle …
De plus, un article du « NY Times » affirme que le ministre des finances grec aurait rencontré vendredi celui qui avait travaillé sur les restructurations de la dette grecque dans le secteur public, l’avocat Lee C. Buchheit. Selon le consensus, la Grèce pourrait alors préparer son propre plan d’action en toute autonomie. Quand on pense que les partenaires européens d’Athènes ont exclu l’éventualité de procéder à une nouvelle restructuration de la dette du pays, on se demande réellement dans quelle direction A.Tsipras est en train de s’orienter…
La Grèce restera donc l’actualité phare de cette semaine, les traders seront alors très attentifs au communiqué du président de l’Eurogroupe vendredi étant donné que ses propos pourraient engendrer de la volatilité sur les marchés.
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Avr
Les rumeurs de marché ne cessent de croître concernant un potentiel « Grexit », les anticipations de hausse des taux de la Fed seront au second plan cette semaine.
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L’actualité économique de cette semaine est conséquente étant donné que de nombreuses statistiques américaines et européennes sont attendues et que nous sommes en ce moment au sommet des spéculations concernant le dossier Grec et la potentielle hausse des taux de la Fed. Pour la Zone-Euro, les investisseurs seront attentifs à la publication des indices de confiance ZEW et IFO qui sont attendus respectivement mardi à 11h00 et vendredi à 10h00. Il est important de noter que le consensus table sur une hausse de ces 2 chiffres, le biais serait donc haussier sur l’EUR/USD si les chiffres respectent les anticipations des économistes. Mardi entre 9h00 et 10h00, nous attendrons activement la publication des indices PMI de la Zone-Euro qui sont également anticipés en hausse. Les données économiques de la Zone-Euro permettront de savoir si l’actuel correctif haussier de l’EUR/USD pourrait être amené à se poursuivre ou non. Notons que si les statistiques annoncées précédemment tombent bien en-dessous des anticipations, la tendance baissière de fond de l’EUR/USD pourrait reprendre de l’activité.
Au niveau des statistiques américaines, la donnée économique la plus influente de la semaine sera très certainement la publication des commandes de biens durables du mois de mars attendue vendredi à 14h30. Il sera également judicieux de prêter attention aux 2 statistiques immobilières US de cette semaine, les ventes de logements existants sont attendues mercredi à 16h00 et les ventes de logements neufs seront publiées jeudi à 16h00. Ici aussi, le consensus anticipe des chiffres positifs mais notons qu’il est probable qu’une potentielle hausse des commandes de biens durables ne soit pas suffisante pour combler le déficit constaté le mois précédent.
Concernant le dossier Grec, rappelons que celui-ci est désormais le principal catalyseur de risque pour la monnaie unique en Zone-Euro. Ce week-end, le président de la Banque de France « Christian Noyer » s’est exprimé à propos de ce sujet, voici quelques lignes révélatrices de ses convictions : « Une sortie de la Zone-Euro pour la Grèce n’est pas souhaitable », « Le gouvernement grec détient actuellement les clefs de la solution à mettre en place, nous avons perdu beaucoup de temps et les autorités grecques doivent désormais formuler une proposition complète de réformes susceptibles de leur permettre de retrouver un modèle économique viable ». En contrepartie de ces informations, une rumeur de marché circule depuis ce week-end. En effet, un article du « NY Times » affirme que le ministre des finances grec aurait rencontré vendredi celui qui avait travaillé sur les restructurations de la dette grecque dans le secteur public, l’avocat Lee C. Buchheit.
Selon les analystes, cette information est très contrariante étant donné que cela suggère le fait que la Grèce pourrait actuellement préparer son propre plan d’action en toute autonomie. Rappelons que les partenaires européens d’Athènes ont exclu l’éventualité de procéder à une nouvelle restructuration de la dette grecque… La Grèce serait-elle en train de se préparer au pire ? Les prochains jours seront déterminants, il sera nécessaire de surveiller attentivement ce dossier de façon à savoir si les négociations de cette semaine permettront à Athènes de trouver des fonds additionnels.
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Avr
Alors que notre couverture de risque s’est proprement terminée ce matin (voir l’historique habituel du Live Trading), nous attirons ce matin votre attention sur un ancien dossier … et pas des moindres ! Voilà plusieurs semaines que la crise ukrainienne, la guerre larvée dans l’Est du pays, n’avait pas véritablement attiré les yeux des observateurs internationaux. De manière à ce qu’implicitement beaucoup de Traders puissent imaginer que le cessez-le-feu fut parfaitement respecté. Il n’en est rien. Hier, les chefs des Affaires étrangères russe, ukrainien, allemand et français se sont entretenus à Berlin. Décryptage.
Suite à cet entretien, un texte commun a été diffusé au nom des quatre pays. La déclaration fait état de « vives inquiétudes » des chancelleries dites de « Normandie », en référence à ces quatre acteurs du dossier. Le texte détaille notamment selon l’AFP et France 24 : « Nous exprimons notre vive inquiétude au sujet des combats survenus ce week-end, notamment avec l’engagement d’armes lourdes près de Chirokiné et de l’aéroport de Donetsk. Nous appelons toutes les parties à cesser les combats ». Et pour cause ! Le cessez-le-feu validé à Minsk en février dernier, et que nous couvrions à l’époque comme un puissant vecteur boursier, est totalement violé.
Principalement ces derniers jours. Ainsi, la mission de l’OSCE (l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe » fait état de violents combats à proximité de la ville de Marioupol, toujours tenue par les forces loyales à Kiev. Près de 1 200 explosions auraient été enregistrées par l’OSCE depuis dimanche : qui d’artillerie lourde, qui de mortiers … La situation s’est également aggravée à Lougansk, l’un des deux grands fiefs de l’insurrection où l’intervention d’armes automatiques et de chars d’assaut serait à nouveau suspectée par l’organisation. Ce soir et demain, une nouvelle réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 doit se tenir en Allemagne. Ces derniers évènements y seront largement discutés.
D’un point de vue strictement boursier, cet énième relent des tensions dans l’Est ukrainien n’agite pas, du moins pour l’heure, les marchés. Néanmoins, et comme nous le couvrions hier : l’actualité et les données économiques se veulent particulièrement calmes et rares en ce début de semaine. Nous vous invitons donc à surveiller, plus que jamais, les déclarations sur Traders Talk (via xStation) en cas de nouvel embrasement en Ukraine. Rappelons ici que ce dossier avait monopolisé notre trame boursière pendant plus de cinq mois, essentiellement sur le DAX30 : l’indice allemand. Même si les opérateurs boursiers ne se saisissent pas du dossier pour le moment, il est toujours bon de rappeler qu’il peut surgir à nouveau.
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Avr
La séance de ce mercredi promet d’être agitée mais en respect avec notre trame haussière sur les indices occidentaux (le Take Profit DAX d’hier ayant été touché à 12 350 points à 10h06). Trois éléments attirent notre attention pour cette analyse. Malgré des chiffres chinois en léger recul par rapport au consensus, nous attirons votre attention sur la réunion de la BCE (14h30) et le traditionnel Livre Beige de la Fed. Nous insisterons ici, surtout, sur la conférence de presse de Draghi : un rendez-vous habituel pour notre trame boursière et qui maintient nos attentes haussières sur l’indice allemand, jusqu’à notre troisième objectif annuel (12 500 points pour les prochaines séances). Décryptage.
Draghi, comme d’habitude, devra rassurer quant à l’impact de la planche à billets européenne sur les projections d’inflation au sein du Vieux Continent. Il est vrai que la conjoncture semble s’améliorer quant à ces anticipations. Pas de quoi parler honnêtement de sortie de crise, mais un léger mieux se dessine. Et il était temps. Draghi sera également attendu autour du dossier grec. Le Financial Times évoque ce matin une rumeur mainte fois soulevée et dangereuse pour la stabilité haussière des indices aujourd’hui : Athènes se « préparerait » à un défaut sur sa dette en cas d’échec des négociations avec les autres partenaires européens. Et ce, d’ici la fin du mois. Bien entendu, le gouvernement Tsipras dément cette accusation. Pour autant, Athènes n’a pas dû attendre le Financial Times du jour pour envisager cette option … Comment provoquer une pure parfaitement inutile tant le soupçon est évident.
En somme : méfiance avec les rumeurs soulevées, une énième fois, faute de sujet plus intéressant à développer pour la presse économique. Le marché n’a pas tremblé face à ce risque mais il est toujours bon de rappeler l’importance de l’onglet « Traders Talk » sur xStation. Par ailleurs, l’après-midi sera également riche en publications américaines. Au-delà de la production industrielle US pour le mois de mars qui sera dévoilée à 15h15, nous insisterons surtout sur le Livre Beige, présenté à 20h00. Publication mensuelle habituelle, traditionnelle, et pour laquelle nous souhaitons attirer votre attention tant le Forward Guidance américain est décrypté dans ses moindres détails, face aux prochains relèvements des taux. La publication présentera comme d’habitude un résumé qualitatif de la conjoncture économique américaine.
La période analysée porte de mi-février à début avril : zone complexe pour les Etats-Unis face à un dollar qui n’a cessé de s’enrichir. Sans évoquer le prétexte des mauvaises conditions météorologiques. En somme : les opérateurs chercheront à distinguer en cas de projections particulièrement positives un relèvement des taux pour la fin du second, voire du troisième trimestre 2015. Comme nous le couvrions la semaine dernière, certains membres du FOMC tablent sur 2016. A l’inverse, pour garder ce biais intuitif, des projections abaissées (en lien avec celles dévoilées hier par le FMI suite aux mauvais chiffres NFP et de ventes au détail) feront tabler les opérateurs sur une politique monétaire toujours aussi accommodante jusqu’à la fin de l’année, et pendant les premiers mois de 2016.
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Avr
Alors que l’actualité se veut plutôt calme en ce début de semaine, quelques rares éléments contextuels ont retenu notre attention. Citons surtout Standard & Poor’s qui a confirmé la note à long terme « AA » de la France, associée à une perspective négative. En d’autres termes, l’agence de notation juge comme maussades les perspectives de croissance économique en France pour les prochains mois. Pour autant, cet élément ne justifie clairement pas à lui seul le plein retour au sein de notre trame de parité absolue pour 2015 de la parité EURUSD. Décryptage.
En effet, et comme nous le couvrions déjà tout au long de la fin de semaine dernière, la parité reine revient clairement au sein de notre trame largement baissière pour 2015, en respectant le scénario dévoilé en début de mois. Notamment via la mise à jour des objectifs baissiers présentés dans la partie « Zoom sur EURUSD » de nos analyses matinales. Après une pause relativement prudente, en guise de bouchée d’oxygène consolidatrice du 16 au 6 avril, semblable à celle du 26 janvier au 25 février, nous revenons à proximité des plus bas historiques sur la parité. Nous martelions ces dernières semaines, pendant la consolidation, que les fondamentaux restaient les mêmes des deux côtés de l’Atlantique et qu’ils n’ont pas vocation à rapidement changer. Autrement dit : des Etats-Unis qui semblent globalement aller mieux économiquement parlant (hausse d’USD) tandis-que l’Europe peine à convaincre et dévalue sa monnaie (baisse d’EUR).
En somme : rien de nouveau sous le soleil, mais il est toujours bon de rappeler que ces fondamentaux-là n’ont pas vocation à changer du jour au lendemain, quand bien même certains chiffres US peuvent ponctuellement laisser perplexes (comme le dernier NFP), ou au contraire, quelques bonnes surprises européennes peuvent se distinguer au niveau du calendrier (notamment les récents PMI des services). A ce sujet, nous vous rappelons que notre dernière vidéo de formation (dédiée au Trading via le calendrier économique) a été dévoilée en fin de semaine dernière sur notre chaine YouTube. Cette baisse d’EURUSD nous a encouragé lors des deux séances quotidiennes de vendredi dernier à insister sur un suivi de tendance baissier sous 1,0600 et jusqu’à 1,0550 voire 1,0510 pour ce début de semaine. En respect, donc, avec notre « Zoom sur EURUSD ». De quoi finir en grande partie le travail de la couverture de risque présentée ces derniers jours sur le DAX30, mais nous y reviendrons aujourd’hui (au moment de l’écriture de cette analyse : nous cotons 1,0595, à 9h30).
Pour autant, une tendance n’est jamais une ligne droite. Ainsi, nous ne présenterons pour aujourd’hui qu’un objectif « ultime » à 1,0480, proche des plus bas historiques sur la parité. Objectif pouvant couvrir les deux prochaines séances, évidemment. Avant celui-ci, plusieurs zones intermédiaires de notre « Zoom sur EURUSD » restent à casser. Nous appelons donc à la prudence à mesure que la parité se rapproche de ses plus bas. Elle a déjà massivement retracé à la baisse ces derniers jours et elle va mériter une consolidation, une petite pause haussière. Sans plus de précision. En somme : un suivi de tendance baissier jusqu’aux plus bas historiques oui, mais prudence à l’approche de ces niveaux relativement inconnus. Le tout, en se rappelant que nous visons pour 2015, dans un premier temps, une parité absolue sur EURUSD (1 pour 1) avant d’aller plus loin en évoquant une parité inférieure.
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Avr
Hier, en séance de Live Trading, nous avons évoqué avec nos clients une information passée relativement inaperçue au sein des relais médiatiques. Pourtant, elle peut témoigner des tensions et des pressions qu’exercent réciproquement entre eux la Grèce, et le reste de l’Eurogroupe. Ainsi, Alexis Tsipras était hier en visite officielle à Moscou où il a notamment rencontré Vladimir Poutine. Façon implicite de montrer à l’Union Européenne qu’Athènes a d’autres solutions que de s’accrocher au Vieux Continent en cas de Grexit. Pour autant, cette visite semblait plus être un coup de poker qu’une véritable démonstration de force. Décryptage.
L’information n’a pas encore de quoi faire trembler les marchés mais elle étoffe néanmoins notre trame de fond quant au dossier grec, alors que le reste des vecteurs d’actualités et de publications économiques se veulent relativement calmes. Notamment le compte-rendu du FOMC dévoilé hier soir à 20h00 qui n’aura rien permis d’incroyable, si ce n’est de confirmer que les membres de la Fed sont partagés quant au calendrier de relèvement des taux américains. Certains membres du FOMC évoquent notamment un relèvement en 2016. Qu’importe, pour l’heure. Tsipras, donc, a rencontré Poutine. L’occasion pour Athènes de tacler un peu (et c’est de bonne guerre) l’UE, en réclamant notamment « l’abandon du cercle vicieux des sanctions ».
Tsipras renvoie bien évidemment aux sanctions occidentales contre la Russie, décidées suite à l’implication du Kremlin dans les tensions de l’Est ukrainien que nous couvrions ces neuf derniers mois. Il a précisément évoqué selon l’AFP et France 24 : « Pour résoudre cette crise profonde, il faut abandonner le cercle vicieux des sanctions, qui ne contribuent pas à la défense du droit international ». Mais le rapprochement entre les deux dirigeants s’est globalement arrêté là. Aucune aide financière n’a été demandée par Athènes à Moscou. Officiellement en tous cas. Après qu’un de ses ministres ait affirmé plus tôt dans la journée que le Kremlin lèverait son embargo sur les produits alimentaires grecs (la Russie a imposé cet embargo à toute l’Europe en réponse aux sanctions de l’UE), Poutine a rectifié le tir. Aucune exemption ne sera validée.
Le chef du Kremlin a néanmoins confirmé que la Russie pourrait allouer plus de fonds pour certains projets communs, notamment autour d’un dossier titanesque de gazoduc associant également la Turquie. En somme : rien d’incroyable, rien de bien concret, rien de bien efficace. Mais le symbole est bel et bien là alors que les négociations se poursuivent toujours au sein de l’Eurogroupe quant au financement de la Grèce à court et moyen terme. Cette rencontre se veut avant tout symbolique et aura marqué les esprits des observateurs internationaux. Pour autant, et plus que jamais, les marges de manœuvre de Tsipras sont extrêmement limitées : tant sur le plan national qu’international. Enfin, et tout au long de la séance, nous vous invitons à la prudence sur les marchés, tant les signaux de fragilité se multiplient depuis plusieurs heures sur les indices européens.
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Avr
Athènes salue depuis hier la « souplesse » dont fait actuellement preuve le FMI. Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances, a ainsi qualifié l’attitude de l’institution face aux propositions économiques que présente le gouvernement Tsipras depuis la semaine dernière à ses partenaires et créanciers. Cette réaction de Varoufakis intervient à la suite d’une rencontre avec Christine Lagarde, directrice générale du FMI, sur un contexte de plus en plus tendu entre Athènes et Berlin. Pour rappel, il ne reste plus que quelques heures avant l’échéance fixée entre partenaires européens pour trouver un accord destiné à financer à très court terme Athènes. Décryptage.
Varoufakis a notamment commenté sous la forme d’un communiqué de presse : « Mme Lagarde a souligné que, dans le cas de la Grèce, le Fonds est disposé à montrer la plus grande souplesse dans la manière dont les réformes et propositions budgétaires du gouvernement seront évaluées ». Faut-il y voir un signe d’apaisement et favorable à un accord imminent ? Rien n’est moins sûr : de notre point de vue, seule l’urgence de la situation rend l’accord fortement probable. Malgré tout, le FMI est précisément le créancier immédiat d’Athènes quant à l’échéance de paiement fixée demain soir. Autre signal assez intéressant dans ce dossier, et faute de nouveauté majeure depuis hier matin, les responsables du Trésor américain ont également reçu Varoufakis.
Suite à cette seconde rencontre, Washington s’est dit prête à jouer les rôles de médiateur et d’intermédiaire entre Athènes et ses créanciers, et ce, dans les plus brefs délais. Une petite avancée supplémentaire dans cet épineux dossier qui ne cesse d’alimenter la volatilité sur les actifs que nous surveillons quotidiennement (et en particulier le DAX30 : l’indice boursier allemand). Dernier signe de détente, toujours en lien avec ces négociations, Washington a assuré que la Grèce « a l’intention d’honorer toutes ses obligations vis-à-vis de ses créanciers ». Rien de bien incroyable, mais ce type de petites phrases a tendance à être suivi assez rapidement sur les marchés. D’autant que nous sommes globalement sur des points hauts historiques en ce qui concerne la plupart des indices boursiers occidentaux. La nervosité devient donc très fortement palpable.
D’un point de vue strictement boursier, nous abaisserons légèrement aujourd’hui notre pivot sur le DAX30, comme nous le verrons en séances. Et d’une manière plus générale, les marchés promettent d’être nettement plus explosifs et sous tension aujourd’hui, qu’ils ne l’ont été hier. Le contexte de ces dernières heures se veut d’ailleurs à nouveau agité par les réparations de guerre (estimées depuis hier à 279 milliards d’euros par Athènes) que devrait payer l’Allemagne à la Grèce. Simple provocation ou débat de fond ? En tous cas, le ministre allemand de l’économie et vice-chancelier Sigmar Gabriel, a qualifié de « stupide » la demande d’Athènes. Vaste débat. Si l’information peut paraitre anecdotique, elle témoigne en tous cas de la tension et des tacles diplomatiques qui surgissent quasi-quotidiennement au sein de ce dossier. En un mot : prudence donc, avant l’annonce officielle, tout en respectant la trame que nous rappellerons en séances.
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Avr
Deux éléments retiennent notre attention ce matin. Les chiffres catastrophiques de l’emploi américain (les plus mauvais depuis décembre 2013), dévoilés lors de la demi-séance de vendredi, semblent en partie digérés. L’essentiel de la réaction est derrière nous ; reste à découvrir la réponse de Wall Street dès cet après-midi, entre espoirs du maintien d’une politique monétaire accommodante par la Fed et craintes autour des créations de postes. Mais au-delà de ce tacle, les opérateurs boursiers guetteront dans les prochaines heures le dossier grec, alors que la date fatidique de jeudi approche à grands pas. Décryptage.
Ce jeudi, et comme nous le couvrions la semaine dernière, Athènes doit rembourser une partie de ses engagements envers le FMI. Or, le pays négocie actuellement avec ses partenaires européens pour éviter son défaut de paiement : faute de fonds lui permettant d’honorer ses dettes immédiates. Sans même considérer la dette abyssale et constante du pays. Désormais, les craintes d’un tel défaut de paiement ont largement pris le dessus sur les espoirs suscités par l’équipe d’Alexis Tsipras quant à une possible sortie de crise. Plus que jamais, le Premier ministre grec a d’énormes difficultés à convaincre : à jamais tiraillé entre promesses électorales et pressions diplomatiques. Mais ces pressions entre dirigeants européens semblent néanmoins apaisées, partiellement, par les nombreux tête-à-tête qu’a obtenu Tsipras avec ses homologues ces derniers jours, réclamant un « compromis honnête ».
Mais le mal est fait. Les dissonances se font de plus en plus nombreuses au sein de son propre camp : Syriza. Tsipras dispose en effet d’une très faible marge de manœuvre, tant dans son propre pays, qu’à l’international. Les deux sujets se réunissant évidemment autour de la gestion des finances publiques, ou, dit autrement : de la manière dont son gouvernement honorera ses engagements (ses dettes) sans trop renier sur ses promesses populaires. Parmi ces dissonances, Panagiotis Lafazanis (proche allié de Tsipras et ministre de l’Energie) a averti ce week-end, selon Les Echos : « Le gouvernement défendra avec fermeté ses engagements face au vil chantage et aux dilemmes dérangeants, pas seulement sous la pression du parti mais parce qu’une telle retraite équivaudrait à un véritable « Waterloo » pour le gouvernement ». Sur les 149 députés que compte le parti, toujours selon la même source, une trentaine aurait déjà affiché ses craintes sur l’obtention d’un accord au sein de l’Eurogroupe, à l’occasion d’une réunion à huis-clos.
En ce qui nous concerne, nous vous invitons d’ores et déjà à suivre de près ce dossier dans la mesure où la moindre petite annonce, la moindre petite déclaration, pourrait faire brusquement varier la valeur de l’euro et des indices européens. A l’instar de ces dernières séances, où la rumeur (d’abord démentie puis finalement confirmée par l’équipe Tsipras…) de Der Spiegel autour d’un possible défaut de paiement avait alors fortement secoué les indices européens. Il s’agit ici d’insister sur LE sujet de cette semaine. Pour l’heure, les marchés semblent tabler sur un accord au sein de l’Eurogroupe. Accord qui serait naturellement salué par une hausse des valeurs européennes. Nous insistions la semaine dernière, et le faisons à nouveau ce matin, sur le fait qu’aucun partenaire européen n’a intérêt à ce qu’un « Grexit » surgisse faute d’accord. Certes, il ne s’agirait en rien de résoudre les problèmes de fond, mais ce « pansement provisoire » devrait tout de même constituer un vecteur positif.
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Mar
Il ne reste, littéralement, plus que quelques heures avant l’heure fatidique. Occidentaux et Iraniens ont jusqu’à minuit pour trouver un accord autour du programme nucléaire de Téhéran. L’incertitude commence donc à grandir ; Washington insiste sur le fait que les chances d’aboutir à un accord ne sont « que » de 50%. Les négociations sont toujours en cours, ce matin à Lausanne, entre les différents chefs des diplomaties des puissances engagées. Qu’il soit conclu, ou pas, ce levier agitera les marchés dans les prochaines heures. Décryptage.
Le dossier du nucléaire iranien est l’un des éléments centraux qui cristallisent les tensions géopolitiques au niveau mondial depuis bientôt douze années. Si le dossier semble inextricable, il promet tout de même un énorme espoir au Moyen-Orient en cas de réussite des négociations. Au-delà de l’aspect strictement boursier qui nous intéresse via ce vecteur, une véritable page de l’Histoire peut s’écrire aujourd’hui. Pour rappel, ces négociations ont pour but de s’assurer que Téhéran ne développera pas d’arme nucléaire. Comme le rappellent conjointement l’AFP et France 24, la levée des sanctions occidentales, asphyxiant l’économie iranienne depuis une dizaine d’années, est la contrepartie à cet engagement.
Les différentes chancelleries commencent à montrer depuis ce matin quelques signes d’agacement. Nous ne chercherons pas à les extrapoler et nous préfèrerons citer ici des propos iraniens, rassurants : « La volonté qui existe, la présence des ministres qui sont restés, le sérieux dont chacun fait preuve est le signe que tout le monde veut trouver des solutions […] Tout le monde est concentré pour trouver les solutions d’ici ce soir ». Pour autant, si les négociations n’aboutissent pas d’ici minuit, elles ne seront pas définitivement enterrées. Une telle situation ne signerait pas l’arrête de mort du projet diplomatique. Comme le soulignent certains experts, un échec partiel, aujourd’hui, renforcerait le crédit des détracteurs à une telle solution pacifique. A savoir : les Républicains aux Etats-Unis, les tenants d’une ligne dure en Iran, et la majeure partie de la classe politique en Israël.
D’un point de vue strictement boursier, le biais est intuitif. Ainsi, en cas d’annonce d’ici minuit d’un véritable accord politique pouvant déboucher sur un second volet technique d’ici le 30 juin, les indices occidentaux profiteront d’un sérieux vecteur haussier. A l’inverse, et vous l’aurez compris, un échec partiel de ces négociations ne pourrait que provoquer l’inquiétude des opérateurs boursiers. Mais au-delà des indices financiers, nous insisterons aujourd’hui, surtout, sur le Vix (ou « VOLX » sur xStation et MT4) dans la mesure où cet actif traduira le mieux les différentes attentes, espoirs et craintes autour de ce levier majeur et … historique.
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Mar
Retour, ce matin, sur les trois dossiers centraux qui agitent et vont agiter jusqu’à au 1er avril les cotations des actifs centraux. Nous dédions ce matin notre analyse aux vecteurs qui peuvent être cause de forte volatilité. En témoigne le compte de Live Trading (voir l’historique habituel) qui a encaissé un stop sur Dax remettant en cause quelques séances. Rien d’anormal mais il est toujours bon de rappeler par souci de transparence le côté risqué du Trading, abaissant autour de 8% le rendement du mois. Précisons avant toute chose que nous ne reviendrons pas sur les élections départementales françaises : elles n’ont pas vocation à susciter un intérêt particulier de la part des opérateurs boursiers. Décryptage.
Premier axe, l’accord autour du dossier iranien se profile comme vous le savez, et comme nous le rappelions. Un accord essentiellement négocié entre Américains et Iraniens en Suisse. Bien que très fortement critiqué par les Républicains aux Etats-Unis (l’équivalent de l’UMP sur l’échiquier politique local) et par Israël, un tel accord est néanmoins attendu par la communauté internationale. Il viendrait signer la fin des sanctions occidentales qui s’abattent sur l’Iran depuis une dizaine d’années et soulagerait sans nul doute le Moyen-Orient, d’un point de vue géopolitique. En ce qui concerne les actifs que nous surveillons, un tel accord serait salué comme un levier positif (haussier pour les indices occidentaux) sur les marchés.
Deuxième levier : dans la foulée, respectant ces mêmes échéances, nous devrions être confrontés à un accord au sein de l’Eurogroupe autour du dossier grec. Bien entendu, et nous pouvons même écrire « comme d’habitude », il ne s’agit ici que d’un pansement provisoire. Ce n’est en rien un accord de fond permettant d’éradiquer le problème de la dette ou de la croissance en Grèce. Nous vous invitons à reprendre nos analyses de la semaine dernière face à ce dossier. En quelques mots, il s’agit surtout d’épauler le financement grec pour les prochaines semaines. Côté impact : même son de cloche que pour le dossier iranien. Nous nous attendons donc clairement à un début de semaine haussier sur les indices européens, dont le DAX30 (pour reprendre l’actif central des séances de Live Trading).
Plus anecdotique, le troisième levier nous renvoie à un calendrier économique assez chargé pour ce début de semaine. Contrairement à la semaine dernière où nous pouvions regretter des séances inconsistantes de ce point de vue. Premier temps important : l’inflation allemande sera dévoilée à 14h00, pour le mois de mars. Second temps à considérer : la salve des PMI manufacturiers européens mercredi matin, mais nous aurons l’occasion de revenir sur cet aspect d’ici là. Enfin, comme vous le savez, nous sommes passés à l’heure d’été ce week-end. Cette information n’a rien d’anecdotique : contrairement aux trois dernières semaines, il faudra à nouveau considérer que Wall Street ouvre (de notre point de vue) à 15h30 et clôture à 22h00.
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