Brexit : La BCE prend les devants

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Analyse marchés

Pour ce mercredi 11 mai, le calendrier économique du jour sera peu fourni en statistiques et résultats d’entreprises. Au Royaume-Uni, nous prendrons connaissance des chiffres de la production industrielle au mois de mars. Aux États-Unis, nous assisterons à la publication des stocks hebdomadaires de pétrole pour la semaine terminée au 6 mai. Du côté des entreprises, Macy’s, Compass Group, Alstom et Vivendi publieront leurs résultats. En Asie, les places asiatiques ont terminé la séance en ordre dispersé pour la troisième fois de la semaine. À Tokyo, l’indice NIKKEI 225 a clôturé en hausse de 0,08 % à 16 579,01 points dans le sillage des prix du pétrole et grâce au repli du yen.

Un scénario Armageddon qui se profile

En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) s’inquiète de la potentielle sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Et pour cause, l’institution de Francfort a demandé aux banques de la zone euro de lui indiquer les dispositions qu’elles prendraient en cas de « Brexit ». Ce n’est un secret pour personne, une sortie du Royaume-Uni de l’UE aurait des conséquences significatives sur le business modèle des bancaires européennes. Pour Laurent Mignon, directeur général de Natixis, « Le marché a horreur de l’incertitude, si jamais l’on rentrait dans un scénario de Brexit, c’est forcément un élément d’incertitude et cela aura forcément un impact sur la volatilité des marchés, cela touchera l’ensemble du secteur financier.».

Toujours en Europe, Vitor Constancio, vice-président de la BCE, a indiqué que son institution n’envisageait pas la mise en place de nouvelles mesures dans l’immédiat. En effet, le vice-président de la BCE a déclaré que « Nous avons pris ce paquet de mesures très récemment et donc, à moins de bouleversements majeurs pour l’économie mondiale, nous n’envisageons rien de plus un mois après avoir pris ces décisions majeures ». Aux États-Unis, le rapport des JOLTS a fait état de 5,8 millions de créations de postes au mois d’avril. Pour rappel, ce rapport fournit des informations sur les principales raisons du chômage ainsi que les problématiques du marché de l’emploi par régions et par industries.

Sur le front du pétrole, le WTI a terminé en hausse de 2,98 % à 44,53 $ le baril. Hélas, les prix ont été soutenus par les incendies dans la région pétrolière de l’Alberta et la réduction de la production de pétrole au Canada. Par ailleurs, d’après le dernier rapport de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), la demande de pétrole aux États-Unis devrait progresser à 20 millions de bpj. En outre, l’association API (American Petroleum Institute) a fait état d’une augmentation des stocks de pétrole de 3,45 millions de barils pour la semaine terminée au 6 mai. Cependant, cette information devra être confirmée aujourd’hui par le département de l’Energie US.

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